Dope DOD

Une soirée au Bikini… Une très grosse soirée au Bikini… Cela faisait quelques mois que l’on attendait d’en vivre une nouvelle. On a pris notre temps, on a fait nos sélections, les différents rédacteurs ont hésité et Dope D.O.D a été annoncé. Quand ont été ajoutés Ivy Lab, Sam Binga, Diggerz, Hertz Hyene et Fukuchinwa, plusieurs personnes dans l’équipe ont voulu participer à cet événement et c’est finalement ma petite personne qui a pu y aller. Une attente personnelle après avoir raté le groupe hollandais à de nombreuses reprises (notamment au Bikini mais également à l’occasion des Eurockéennes de Belfort). Une grosse attente comblée par une soirée au cours de laquelle on aura aussi (surtout?) eu l’occasion de découvrir Ivy Lab en live…

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Dope D.O.D est annoncé à 1h du matin. Un horaire pour le moins précoce si l’on considère le groupe de hip-hop/dubstep comme étant la tête d’affiche de la nuit. Un horaire qui explique également que la salle ne soit pas totalement pleine à l’arrivée des deux mc et du dj sur scène. Oui, depuis maintenant plusieurs mois le groupe n’est plus composé que de deux chanteurs. Une légère frustration tant le membre manquant, Dopey Rotten apportait un autre style de flow, moins gras, que ses deux comparses. Cependant, Wikipedia parle de « problèmes de santé » et on ne peut que lui souhaiter un prompt rétablissement en espérant le revoir sur scène un jour, seul ou accompagné. On l’attendra d’ailleurs à Toulouse, le groupe étant en train de se créer une véritable histoire avec le public de la ville rose et avec celui du Bikini en particulier. On peut les comprendre tant ils semblent attendus et heureux d’être ici à leur entrée sur scène. Toujours cette sono bien puissante pour accompagner une énergie indiscutable mais difficilement concevable tant les mecs enchaînent gros bédos et alcool fort sur scène. Ces à-côtés font partie du show et l’habitude peut aider mais, encore une fois, la performance est notable. On sera simplement légèrement déçus (et encore…) pour ceux qui n’ont pas eu l’info et devaient se dire, assez logiquement, que ce concert ne commencerait qu’à 2h au plus tôt. On oublie malgré tout bien vite les absents tant le spectacle est immersif et puissant. Les voix sont parfaites, calées, le son est fat, comme on l’attendait et les tubes qu’on voulait pouvoir gueuler dans les oreilles de nos voisins sont évidemment joués. Pas de surprise donc. Pas de surprise donc pas réellement d’improvisation, de folie. On réalise bien un mosh pit et quelques pogos relativement violents mais il manque quelque chose de compliqué à définir. Les mecs sur scène ont presque l’air fatigués et le fait qu’ils soient actuellement en tournée se ressent, un peu. Peut-être l’attente était-elle trop forte, peut-être également que le fait de vouloir les voir en live depuis maintenant presque quatre ans à créé dans nos têtes une idée qui s’éloignait de la réalité.

Dope2

Peut-être aussi que l’univers totalement fous de certains de leurs clips nous a laissé croire que la scénographie serait un peu plus poussée… Enfin et surtout, peut-être s’attendait-on à plus de 50 minutes de show ! Alors oui, évidemment qu’il est compliqué de tenir sur scène au rythme qui est le leur et c’est pour cette raison que je ne leur en tiens pas trop rigueur mais il est possible, je dis bien « possible » qu’à trois sur scène pour le chant ils se relayaient plus facilement et pouvaient faire leurs « pauses weed » sans que ça n’influe ni sur la qualité ni sur la durée du show. Nous ne retiendrons de leur passage que le positif et l’énergie ressentie à travers toute la salle, qu’elle vienne du public ou de Dope D.O.D. On leur dit à bientôt, on sait qu’ils reviendront dans le coin quoi qu’il arrive.

Ce qu’on ne savait pas (même si l’on pouvait s’y attendre avec un peu de recul) c’est qu’Ivy Lab allait nous offrir un set en tous points parfait. Connaissant un peu le son du trio mais ne l’ayant jamais vu en live, il était légitime de se poser des questions.

Ivy Lab

Questions balayées d’un revers de main(s) sur des platines envoyant un son tantôt trap tantôt drum’n’bass. Le tout avec une maestria digne des meilleurs lives electro de manière générale. On entendra ça et là certains mécontents se plaindre du « manque de rythme » du concert mais on peut imaginer qu’il ne s’agît que de personnes n’ayant pas pris la peine de se pencher sur ce qu’elles allaient voir. Un moment planant, parfois gras lui aussi, mais toujours dans la gestion et la technicité.

Ivy Lab2

Quoi qu’il en soit, les basses ont été ressenties par ceux dont la sensibilité n’a pas été atrophié par un manque de recul ou d’intérêt pour la soirée et ce qu’elle avait à proposer. Un set qualitatif et varié mais difficilement définissable à l’écrit (comment ça, ça se voit ?). Peut-être n’a t-on pas entendu les grosses grosses prods d’n’b que l’on connait chez Ivy Lab (et encore) mais tout était cohérent et un live de cet acabit, bien rodé, ne peut que produire un effet positif sur qui a fréquenté les soirées à tendances électroniques depuis un moment. Ivy Lab, vous revenez quand vous voulez, vous aussi.

Le reste de la soirée aura été à la hauteur du Bikini et de ce qui s’y passe arrivée une certaines heure : Des images légèrement flous, des gens sympas, un son totalement fou qui nous tient sur la piste jusqu’à 5h30 ( là je parle de ma personne, les autres membres de la rédac’ ayant préféré quitter les lieux légèrement plus tôt. Sans doute dans le but de faire un footing, d’aller au marché ou de bruncher) et l’envie de revenir le plus vite possible.

Hertz Hyene

Mention spéciale à Hertz’Hyene, duo qui aura joué des tracks « inshazamables » mais tellement lourdes et de bon aloi en fin de soirée. Partagés entre l’impression d’avoir passé un moment parfait et l’envie que ça ne s’arrête pas, ou alors à midi.

 

 

 

Je tiens par avance à présenter mes excuses aux artistes dont je n’ai pas vu les sets mais sachez bien que j’en suis le premier désolé. Les soirées au Bikini ont leur raison que la raison ne connait pas (ou un truc comme ça).

 

Les photos utilisées pour l’article sont l’oeuvre de Louis Derigon. Avec l’aimable autorisation de Regarts Asso.

 

 

 

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