Qui a dit que le punk rock c’était pour les ados avec des planches à roulettes ? Une belle bande d’hypocrites ! A en voir ce que j’ai vu hier soir, cette face du rock’n roll est loin d’être enterrée et elle est surtout transgénérationnelle. Une fois de plus, Uncommonmenfrommars a fait une prestation à la hauteur de son image, et bien plus…

Il y a environ 10 ans, j’assistais à mon premier concert de punk rock. C’est la première image qui m’a traversée la tronche hier soir à la Dynamo quand j’ai vu UMFM. Uncommonmenfrommars c’est un peu comme un grand oncle que l’on voit pour les bonnes occasions : il vient te glisser des obscénités qui ne plaisent pas à tes darons, c’est toujours cool !!!

En première partie de soirée, il y avait la jeune garde à roulette toulousaine avec un bon set de Bias notamment. Il m’est difficile d’en parler en détail car le sanctuaire de la vierge regorge de coins sombres où il est facile de se perdre. En tout cas le spot est parfait pour ce type de soirée, haute en niveau de testostérone. Oui, c’est vrai, la gente féminine était minoritaire. Bon, en même temps c’est du punk…

Et le concert de UMFM dans tout ça ?

A vrai dire il faut toujours s’attendre à des sets très énergiques de la part des ardéchois. C’est une marque de fabrique qu’ils cultivent depuis 10 ans. Bon c’est vrai qu’ils ont moins de cheveux sur le casque, la couleur verte a laissé place au ton grisonnant mais putain quelle efficacité ! Ces quasi papi 😉 du punk rock en ont encore sous le pied.  J’ai même entendu dire dans la fosse : « tu as vu comme il est à fond, c’est sûr il se drogue… » Monsieur X en parlant de Big Jim.

Côté son, je suis les Unco depuis le début. Je suis un irréductible de Vote For me. A priori, je n’étais pas le seul car j’entendais crier des Cocunuts Islands, Pizza Man et autres antiquités qui n’ont pas pris une ride. Ceci n’enlève rien au fait que le dernier album « Easy Cure » sonne bien. Un vrai petit régal qui est alimenté par les alternances de morceaux à 280 bpm et d’autres plus mélodiques, plus pop. Le quatuor n’a plus rien à prouver mais il donne tout. Les petits jeunes qui pogottaient devant ont dû prendre une sacrée claque. Comme nous en 2002. J’ai essayé de me joindre à eux un instant mais ce fut un véritable échec. Trop vieux pour ce genre de truc avec mes presque 26 ans:). Toi qui lit cet article je ne vais pas te dresser le portrait des héros de mon adolescence. Si tu ne les as pas vu en live, c’est que tu n’aimes pas le punk rock.

Quand tu vois Unco comme les 300 personnes qui étaient présentes à la Dynamo, tu te poses la question suivante, qu’est-ce qui fait que tous ces gens reviennent encore et encore depuis 10 ans ? La recette est simple : une musique efficace mais aussi une sociabilité sans faille. C’est plutôt cool que les quatre types soient accessibles avant et après les concerts. Le public leur renvoie bien l’ascenseur !!!! La preuve, c’était blindé  et on s’est bien délectés.

« Easy Cure » est en écoute libre :

Gali

 


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