Salut les fachos ! Vous ne lirez sûrement pas ce billet puisque mon entourage est essentiellement composé de « gauchiasses » utopistes sans aucune connaissance des principes économiques nécessaires à la viabilité des finances publiques. Cette gauche trop bête pour voter pour le principal représentant du gouvernement sortant, gouvernement qui avait fait la joie des Français pendant cinq ans.

Ce qui me sidère c’est que vous êtes plus nombreux qu’eux. Qui êtes vous ? Quel âge avez-vous ? Quelle putain vous a mis au monde ?

Alors quand il y a un attentat, on exhorte les arabes, filles et fils d’immigrés à prendre parti. NOT IN MY NAME. Et qui ne dit mot consent. Puis quand on se prend 21% de haine, personne ne s’excuse. Pas une manif. Pas un « Je ne suis pas Marine » avec des Marianne en pleurs. Rien.

Je ne pensais pas afficher mes idées politiques sur ce blog au départ. Finalement, je me suis dit que ce serait un peu lâche de faire de l’humour sur des sujets légers quand tout se casse la gueule.

« Not in my name » donc. Parce que s’il y a quatre connards qui se font péter à l’année, on vit à côté de millions de fascistes, tous les jours. Ils n’ont pas de bombe à proprement parler, pas encore. Mais ils ont une putain de grenade aux cheveux jaunes prête à exploser, qu’ils veulent nous foutre à l’Elysée. Quand est-ce qu’on s’excuse pour ça ? Comment explique-t-on à nos amis issus de l’immigration que nous n’avons rien à voir avec eux ? Si tous les « beurs » se sentent dévisagés, dans le métro ou tout autre lieu public, assimilés à des terroristes islamistes à cause de leur couleur de peau ou de leur croyance, ce genre de sensation me parle aussi.

Me regarde pas comme ça toi. Je te jure, je n’ai rien à voir avec ça. J’ai jamais aimé le bleu marine toute façon. Wallah c’est pas moi ! 

L’espoir était pourtant au rendez-vous en ce dimanche 23 avril. Le soleil brille, des airs de swing envahissent la place Saint-Pierre et les manteaux sont restés au placard. Attablés à la terrasse d’un café, ça trinque à la VIe République, ça fait des sourires, et ça se demande avec excitation où on va passer la soirée électorale. Quand soudain…

« Macron – Le Pen au second tour, c’est fini.

– Quoi ? Mais de quoi tu parles Etienne, il est 19h, les résultats ne sont pas encore tombés.

– Ouais, mais en Belgique ils n’ont pas la même législation… »

Sans préambule, comme ça. Le mec nous casse l’ambiance sans nous y avoir préparés. Il nous restait pourtant une petite heure d’espoir, une petite heure d’amour pour le genre humain. J’ai envie de lui péter la gueule. Il n’y est pour rien, mais j’ai besoin d’une victime. Et puis, on annonce pas ça comme ça, faut pas déconner. Un peu de tact, merde.

Non mais c’est pas officiel ! On continue d’y croire ! Allez là !

La petite troupe fait semblant d’avoir encore un peu d’espoir. Puis arrive 20h, et les deux tronches de culs qui s’affichent à l’écran. Heureusement qu’il y a cette brioche de Raffarin sur France 2, avec son bronzage tropical, pour nous remonter le moral.

Et pourtant, comme le dit ce cher Ruffin, on ne peut que se réjouir du score de la gauche. La France insoumise se construit, elle pose ses fondations, pour ne pas gagner simplement le gouvernement mais opérer un changement dans les mentalités.

Mais nous devons aujourd’hui choisir entre la haine, le racisme, les faux-débats sur le halal à la cantine et un candidat qui ne fera que creuser encore les inégalités, nous menant vers toujours plus de haine, de racisme et de bleu marine.

Not in my name.

Lola – https://tribulationstoulousaines.com

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