champi atomique

A trop écouter les sirènes Mayas qui nous prédisaient la fin du monde en décembre dernier (en fait, ça va, ça s’est plutôt bien passé, et pour tout dire, je m’en suis à peine rendu compte), on en oublierait presque que c’est de la main de nos chers dirigeants que nous avons le plus de chances de passer l’arme à gauche.

A ce titre, et dans un souci de prévention bien légitime,  car vous, chers lecteurs, êtes très chers à nos yeux, nous avons décidé de vous livrer les tips qui vous permettront de survivre à une guerre prochaine, et même de vous dire quoi écouter pendant l’hiver nucléaire s’en suivant, histoire de tromper un peu l’ennui. Ne nous remerciez pas, c’est tout naturel.

5. Se réfugier dans un pays neutre.

pampaC’est un peu la solution de facilité, c’est vrai, mais ça a fait ses preuves. De tous temps, les incompris de tous les pays ont su trouver dans ces contrées la paix et la tranquillité qu’on leur refusait dans leurs pays d’origines. Souvent sous de fallacieux prétextes, comme le crime de guerre ou autre génocide.

L’endroit à privilégier:

L’Argentine reste le « must go » des pays neutres, même si l’Amérique du sud en général à très bonne réputation. Après, on a aussi la Suisse, mais ça fait un peu nouveau dictateur.

Avantage :

L’entourage: entre anciens nazis, khmers rouges, apartheidistes de tout poils et autres gens bien, on est sûr de passer de belles soirées au coin du feu.

Inconvénient :

En cas de conflit généralisé, l’hiver nucléaire n’épargnera pas ces riantes contrées. Too bad.

L’album à emporter :

« Deutschland über alles » par les chœurs de la Wehrmarcht, un album quasiment introuvable de nos jours, une petite merveille très recherchée des amateurs du genre.

4. Partir en Antarctique.

pingsParsemée ci et là de stations scientifiques faiblement habitées, l’antarctique (continent gigantesque et quasi-vide  entourant le pôle sud) est l’endroit idéal pour une retraite au calme en attendant que Mahmoud Ahmadinedjad rende son bol de Chocapic à Ariel Sharon et que cesse enfin les querelles d’enfants à coup de fusées intercontinentales.

L’endroit à privilégier :

Aucun en particulier, ce n’est pas la place qui manque.

Avantage :

Pouvoir enfin dresser l’armée de pingouins dont vous avez toujours rêvé (depuis Madagascar).

Inconvénient :

Une armée de pingouins, ca ne tient pas dix secondes contre une bande de pillards à la Mad Max. Ils manquent de courage et de loyauté, c’est bien connu.

L’album à emporter :

Le « white album » des Beatles, évidemment. Attention toutefois à ne pas l’égarer sur la banquise.

3. Se construire un Bunker.

bunkerClassique parmi les classiques, le bunker est LA solution de base pour une survie efficace et cosy. Prévoir de larges quantités de vivres et de cigarettes tout de même, parce que une fois le bordel scellé pour un an… Autre avertissement, ne pas oublier d’installer des WC chimiques, pour une évidente question d’hygiène.

L’endroit à privilégier :

L’intérêt du bunker est qu’il se glisse partout. A la forêt comme à la ville, à la montagne comme à la plage, il est le compagnon idéal pour une survie à une guerre nucléaire réussie.

L’avantage :

Une protection efficace, à priori, si tant est qu’on ne se soit pas fait enfiler par un entrepreneur véreux ayant profité de notre évidente naïveté. Car oui, se faire construire un bunker dans le jardin dénote quand même d’une tendance certaine à se faire avoir par des maîtres d’oeuvre ayant un sens de l’éthique à géométrie variable.

L’inconvénient :

Bien vérifier qu’il y ait bien eu attaque nucléaire avant de s’enfermer, au risque de se retrouver comme un con à la réouverture du truc un an après. Il est en effet compliqué d’expliquer la chose à son patron, sa famille ou ses amis sans passer pour une grosse truite.

L’album à emporter :

La B.O. d’ « Underground » de Kusturica, par Goran Bregovic. Comme un symbole.

2. Devenir astronaute.

ISS2Classy as fuck, se réfugier dans l’espace, c’est la solution hipster par excellence. Bon évidemment, ce n’est pas donné à tout le monde, et les 27 ans d’études nécessaires vont probablement en rebuter plus d’un, mais on a rien sans rien comme disait le Maréchal Goering à qui l’on reprochait l’envahissement de la Pologne.

L’endroit à privilégier :

La Station Spatiale Internationale, bien sûr. Assez grande pour accueillir les potes et la famille, c’est sans aucun doute le spot le plus sympa si l’on opte pour cette solution.

L’avantage :

La vue. On ne peut être mieux placé pour assister à la destruction totale de notre bonne vieille planète.

L’inconvénient :

Une fois les derniers paquets de pruneaux aux curry épuisés, la survie s’annoncera rude. Se retrouver à bouffer ses parents entre deux cosmonautes russes, ça crée certes des liens très fort, mais ça peut aussi causer quelques désagréments d’un point de vue strictement psychologique.

L’album à emporter :

Au choix, « Space Oddity » ou « The rise and fall of Ziggy Stardust », tous deux de David Bowie, qui s’adapteront tout à fait à la situation.

1 .Tenter la tactique « old school » à l’américaine.

mutant-sponge_c_1056055Technique prônée par les scientifique US pour protéger la population lors des essais nucléaires dans les îles bikini (entre 1946 et1958) et qui consiste à se mettre en boule et à placer ses mains au dessus de la tête pour éviter les radiations.

L’endroit à privilégier :

Point positif, cette technique est applicable n’importe où.

Avantage :

Cela protège extrêmement bien des radiations. C’est presque miraculeux, ils sont forts ces amerloques.

Inconvénient :

Si la technique est aussi efficace, c’est aussi parce qu’il n’y a plus rien à irradier.

L’album à emporter :

Le single « Dust in the wind » de Kansas, dont la douce ironie ne vous échappera pas.

Par Matt H.

Ndla: le lecteur tatillon relèvera qu’il n’a pas de pingouins en antarctique. Soit, remplaçons-les par des Manchots Empereurs, mais c’est moins classe.


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