Dès l’annonce du concert sur les réseaux sociaux, le microcosme reggae toulousain a commencé à vibrer. Comme une rumeur qui se répand doucement mais sûrement. Une légende jamaïcaine déboule au Bikini, un des concerts que personne n’a envie de rater: Fredericks « Toots » Hibert et les Maytals sont à Toulouse.

Toot & the Maytals c’est un des derniers groupes légendaires du reggae toujours en activité. Des pionniers de cette musique dont le premier album date de 1964. Ils peuvent même en revendiquer la paternité puisque c’est avec leur titre « Do the reggae » que la locution apparaît pour la première fois.

Alors quand les Productions du Possible annoncent la venue de Toots au Bikini c’est une bonne moitié de la rédac’ d’ITMM qui se met en branle. Tout le monde veut aller écouter sur scène les morceaux qui ont accompagné bon nombre de soirées et après-midis d’été.

On se met un bon gros apéro des familles accompagné de quelques joints histoire d’être direct dans l’ambiance, on récupère l’ami Chouf, lui aussi motivé par ce concert et direction le Bikini pour ce qui s’annonce comme une bonne soirée. On à rarement vu autant de copains dans la fosse, tout le monde a le sourire et sur scène les toulousains d’Ugo Shake and The Gogo’s lancent idéalement cette soirée.

 Après une petite pause sur la terrasse histoire de prendre un peu le frais et de sécher une pinte, arrive le gros morceau de la soirée. La terrasse se vide en quelque secondes, tout le monde se rue dans la salle pour ne pas manquer celui qu’on est tous venu voir, Toots.

Ce sont pourtant les Maytals seuls qui arrivent sur scène pour un morceau instrumental en guise d’introduction. On se doute bien que la formation a changé depuis 1964 mais quand même ça fait quelque chose se retrouver en face de ces monstres sacrés. Un bon petit morceau instrumental donc, histoire de chauffer tout le monde pour accueillir comme il se doit la star de la soirée.

Toots déboule sur scène sans prendre personne en traître, il envoie direct du bon gros classique, un de ces morceaux que nous sommes tous venus écouter. La salle réagit bien et tout le monde commence à onduler avec un grand sourire aux lèvres. Pourtant à y regarder de plus prêt il semble y avoir quelques petits problèmes de retours à en juger par le nombre de coups d’oeils et de gestes que le chanteur lance à son ingé’ en bord de scène.

Tout ça ne casse pas pour autant l’ambiance et le concert avance tranquillement. Peut-être un peu trop… Les classiques s’enchaînent sans grande surprise avec une structure qui ne varie jamais d’un morceau a l’autre: une première partie reggae, proche des enregistrements que l’on connait tous, avant un break de batterie à la moitié pour embrayer sur une deuxième partie ska qui fait sautiller toute la salle. L’idée n’est pas mauvaise, mais sur tout un concert ça finit par être un peu lassant.

Un concert agréable au final, avec tous les morceaux que nous voulions entendre mais sans véritable originalité, ni dans la setlist, ni dans l’interprétation. Le public est content mais on reste quand même un petit peu sur notre faim.

Texte: Pierre

Photos: PNC Photographies


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