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Hubert-Félix Thiéfaine, en plus d’avoir un nom particulièrement remarquable est une anomalie dans la chanson française. Plus de 25 ans de carrière avec une présence médiatique quasi-nulle. Et pourtant, des disques d’or à la pelle et un public de fidèles prêts a le voir a chacune de ses tournées. On est allé au Zénith se rendre compte par nous-même du phénomène.

« Chef, Chef! Je veux aller voir Thiéfaine au Zénith! – Bah pourquoi?! – Parce que je l’aiiiiime! -Ok mais tu me ramènes pas un report de groupie… »

C’est par cette conversation téléphonique que ça a commencé. Enfin j’allais voir Hubert-Félix sur scène. Mon petit coeur d’adolescent en était tout retourné. Je me rappelle avoir pensé que pour le report’ de groupie c’était pas gagné mais je m’en foutais un peu, j’allais voir Thiéfaine.

Le truc avec Thiéfaine c’est que tout le monde connait son nom, parfois « La fille du coupeur de joints » parce qu’on l’a tous chantée bourrés, mais que souvent ça s’arrête là. Et pourtant  on croise de temps à autres des fans absolus du monsieur, de ceux qui l’ont vu 10 fois, en redemandent et connaissent la plupart du répertoire par coeur. Moi c’est venu assez tard, passé 25 ans, mais quand je l’ai découvert…putain de révélation! Une énergie rock et des textes d’une poésie rare, on était fait pour s’aimer. J’ai tout écouté, saigné la discographie jusqu’à la dernière goutte mais je ne l’avais jamais vu sur scène.

J’ai dégoté un pote aussi fan que moi et on est partis au Zénith avec un grand sourire. Sur place on a retrouvé un copain qui s’était mis la route depuis Albi pour pas rater ça, parce qu’à 68 ans Hubert Félix risque fort de pas faire 50 tournées de plus que celle-là.

Sur les 3 premiers morceaux je suis devant les barrières avec mon appareil. Et même si je commence à être expérimenté en photo de concert je dois bien reconnaître que je suis peu stressé sur ce coup. J’ai du mal à pas danser quand il attaque « Confession d’un never-been » mais globalement ça se passe super bien. Trop rapide mais super bien.

Je retrouve mon pote assez vite et c’est parti pour un show de deux heures qui lui aussi nous paraîtra beaucoup trop court. Entre les morceaux de son dernier album et ses chansons les plus connues, Thiéfaine envoie du lourd. Tout comme ses musiciens dont un certain Lucas Thiéfaine ,excellent guitariste et réalisateur du dernier album.

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« Alligator 427 », « Les dingues et les paumés », « 113ème cigarette sans dormir »… Il y en a trop pour que je vous les raconte toutes une par une. Je vais me contenter de parler de « Je t’en remets au vent » parce que je l’avais pas écoutée depuis super longtemps, et qu’avec Hubert Félix seul sur scène avec sa guitare ça m’a foutu des frissons.

Déjà c’est « La fille du coupeur de joint » et la fin du concert. Un concert d’excellente qualité qui permet de comprendre pourquoi autant de gens vont le voir à chaque fois qu’ils en ont l’occasion. Tout simplement parce que c’est une putain de tuerie, et qu’au final on s’en fout qu’il ne passe pas ou peu en radio et qu’on l’oublie parfois quand on évoque les grands de la chanson française. Nous ça fait longtemps qu’on sait la pépite qu’il est. Merci monsieur Hubert-Félix Thiéfaine.

Pour voir toutes les photos du concert c’est dans la galerie juste en dessous. Et pour les plus curieux d’entre vous une des rares (et bonne) interview de Thiéfaine pour comprendre un peu mieux le personnage (oui c’est sur KTO, j’y suis pour rien).

 Texte et Photo par Pierre. 

 

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