Petite vidéo du « Village » trouvée sur Facebook, merci à Brice !!

 

Une première soirée à Mix’art Myrys réussie !!

Fraîchement débarquée de Lyon et même avec quelques soirées toulousaines à mon actif, c’était là ma première fois dans ce lieu atypique. Un lieu qui se veut à la fois ouvert et engagé. Pour preuve la participation demandée à l’entrée et l’aménagement de plusieurs espaces dédiés à la création artistique à l’intérieur même du bâtiment. Enfin, pour la plupart, vous connaissez déjà donc inutile que je m’attarde sur le sujet.

 

Pour en revenir à Kalakuta Productions et à son Afro Tropical Party #2, je dois dire que le déplacement en valait largement la peine – et les usagers Tisseo savent de quoi je parle. Après une bonne marche dans un quartier quasiment désert, je me retrouve devant Mix’art Myrys et je l’avoue : je ne suis pas déçue du voyage. Tout juste ai-je franchi la barrière de sécurité que je suis accueillie par le Kobe Boy du Crew Indélébile, sorte de pantin articulé peint sur une grande boîte en bois, pouvant être actionné depuis l’intérieur de ladite boite.

En fait, un garçon de bois qui me sourit lorsque je me glisse dans l’entrepôt.

Une fois dans le hall d’entrée, je sens les parfums épicés des plats exotiques emplir l’atmosphère d’une chaleur plus que bienvenue. Il est là le spot pour déguster les spécialités préparées par Le Bol Rouge et Philippe Catering. C’est un dôme transparent sous lequel sont installés un bar, des tables et des chaises. L’endroit parfait pour faire une petite pause et recharger les batteries. En ce qui me concerne, il me reste encore de la charge, alors je continue plus avant mon exploration. J’en profite pour m’imprégner de la décoration aux allures de guinguette tropicale et je finis ma course devant le Pick-Up du même Indélébile Crew. Ici les Djs locaux tentent d’ambiancer le dancefloor mais, match de rugby oblige, le public se fait légèrement désirer. En plus, quand on sait la volée qu’a pris la France face aux All Blacks, on se dit qu’on aurait mieux fait de venir plus tôt. Alors je sais « on » est un con et puis, si ça s’trouve, c’est juste moi qui ne suis pas encore véritablement passée à l’heure toulousaine.

Guinguette tropicaleDécoration junglesque

Qu’à cela ne tienne, pour ma part j’ai décidé de me la jouer studieuse – enfin presque. Un premier arrêt au bar pour commander une caïpirinha et direction la salle de projection où la conférence de Renaud BABALIAH vient de commencer. En faisant un rapide tour d’horizon de l’auditoire j’aperçois quelques membres du groupe qui doit se produire juste après. Ils sont assis parmi les spectateurs et suivent l’exposé dans un silence quasi religieux. L’assistance est concentrée et écoute se succéder les explications sur les racines du Grand Atlantique Noir, cette entité culturelle née sur fond de luttes indépendantistes, et les morceaux choisis de la collection personnelle de notre ami BABALIAH. À l’écran les cartes défilent suivies de pochettes d’album et de photos des figures de proue des mouvements antiraciste et anticolonialiste. Une « confécoute » où se mêlent récits historiques et pépites bien senties, conclue bien trop vite, en nous invitant à rejoindre la grande salle pour le concert.

Mais là « Oh surprise ! » la salle est bondée. Le public est arrivé en masse et il me faut jouer des coudes pour me frayer un chemin jusque devant les musiciens. Ils sont tous là Les Frères Smith et ils ont commencé à jouer.

Phratrie SmithLes Frères Smith

Tout en sirotant mon cocktail – le deuxième de la soirée en réalité – je vois s’entasser sur le devant de la scène les vestes, pulls et autres blousons des gens autour de moi. C’est qu’effectivement il commence à faire chaud !!

Est-ce l’effet euphorisant de l’alcool, la proximité d’une foule survoltée ou tout simplement la musicalité d’un show surchauffé ? Qui sait ? Toujours est-il que j’ôte moi aussi mon blouson, que je pose mon verre et que je me mets à danser.

Il n’y a pas de pauses entre les premiers morceaux comme pour nous pousser toujours plus loin, au bord de l’exultation. Les sourires sont sur tous les visages et je me laisse aller aux rythmes d’une musique au groove explosif. Le beat est percutant, les cuivres enivrants et le trio synthé-basse-guitare très disco-funk des 70’s. Rajouté à ça, une voix, celle de la Princesse Smith et de ses mélopées teintées d’exotisme, et la glace dans mon verre a définitivement fondu. C’est alors au tour des cuivres de tomber la veste et la chaleur monte encore d’un cran. La connexion entre la phratrie sur scène et le public juste devant se fait de plus en plus profonde. Nous communions dans une espèce de cérémonie tribale, voyageant dans des contrés si lointaines que, lorsque le concert se termine, la foule se disperse, les courants d’air recommencent à se faire sentir et je suis brusquement rappelée à la réalité.

Heureusement une sensation de courte durée, puisque je retrouve un dancefloor déchaîné devant le Pick-Up. Le mapping projeté sur le pare-brise de la Jeep allié au reste de la déco, me transporte rapidement au beau milieu d’un safari musical. Je savoure quelque peu ce moment avant de me souvenir que Renaud BABALIAH, encore lui, devait mixer juste après le concert. Je me rends alors dans la grande salle et je le vois effectivement sur scène. Il a été rejoint par le reste du PALWINE Crew et ils se livrent ensemble à un ping-pong infernal. Les pas de danse se suivent mais ne se ressemblent pas. On traverse les époques et les continents avec comme seul mot d’ordre : déhanché-collé-serré. On danse à s’en faire tourner la tête en se délectant de la richesse musicale des bacs à vinyles.

Palmwine CrewPALMWINE CREW & Renaud BABALIAH (à droite de la photo)

Mais bientôt la fête touche à sa fin et je décide de finir la soirée en compagnie des Djs toulousains. De retour sur le dancefloor, je reconnais quelques membres de Kalakuta ainsi que quelques musiciens des Frères Smith. Tout le monde autour s’abandonne à cette irrésistible envie de remuer. Ça danse, ça guinche, ça gigue et parfois même ça ne ressemble à rien… et c’est ça qui est épatant !!! Selecta DeSha et SaSso sont aux commandes et enchaînent les galettes Afro, Disco, Soul et autres styles que seul les vrais connaissent. Les festivités s’achèvent alors dans une euphorie collective contagieuse ; et je repars les oreilles réchauffées, les jambes fourmillantes et le cœur regonflé à bloc.

Selecta DeSha et SaSsoSelecta DeSha et SaSso

Merci à Kalakuta et à tous leurs acolytes, on espère à l’année prochaine. En attendant, on vous retrouve sur Campus FM le mardi de 19h à 20h pour le «Kalakuta Show» et sûrement dans quelques soirées toulousaines à venir.

 

 

 

Par Miss Priss

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