Cette semaine, nous avons rencontré deux gangsta rockers qui débarquent sur la scène toulousaine.  Shoot The Ambulance déploient une culbute sonore qui oscille entre electro, hip hop et rock’n roll. Les hipsters n’ont qu’à bien se tenir et serrer les fesses. Ces mecs là ne font pas de manière.

Retour sur notre entretien

ITMM : Shoot the ambulance pourquoi ce nom, c’est plutôt agressif non ?

C’est une traduction délibérément approximative de l’expression française « tirer sur l’ambulance ». On aimait bien la sonorité du nom. C’est vrai que ça sonne de suite plus agressif en Anglais, mais ça nous plait. C’est un peu rentre-dedans, second degré et ça vient d’une expression populaire, ça résume bien l’état d’esprit du groupe.

ITMM : Qui fait quoi dans le groupe, quels sont vos influences ?

Yoghan est en charge des synthés et des arrangements, Sam du chant et des paroles. Si on doit citer quelques groupes on peut dire Prodigy, Hadouken, Kasabian et les Beastie Boys. En gros des trucs qui bougent bien et font danser les gens. Ensuite on est aussi très influencé par la culture populaire en général, notamment le cinéma comme on peut le voir dans Travis Bickle’s Driving My Cab. Mais aussi le sport, on est de gros fans de foot et de NBA, ça revient aussi dans les textes à travers quelques références.

ITMM : Comment ça se passe au niveau des compos ? qui fait quoi ?

En général Yoghan compose une instru, Sam pose un air de chant dessus et écrit un texte, puis on organise le morceau en rajoutant ou modifiant certains passages. On se laisse beaucoup de liberté pour essayer des choses et faire évoluer nos morceaux, c’est toujours plus facile de tomber d’accord quand on est que deux.
A côté de ça on attache aussi beaucoup d’importance au visuel. On a la chance grâce à Bad Kidow Company, collectif de réalisateurs fondé par Yoghan, de pouvoir choisir la direction artistique qui nous tient à coeur.

ITMM : Quand on regarde vos visuels, vos clips et votre son on sent que vous voulez cultiver une image de bad boys. Vous pouvez m’en dire un peu plus ?

C’est vrai qu’on a des poils et des regards de tueur, mais ça on y peut rien, on fait avec. On cherche pas particulièrement à passer pour des bad boys parce qu’on serait relativement peu crédibles mais c’est sans doute un truc qui nous fait marrer. Si on était des acteurs on rêverait de jouer des gangsters ou des mafieux dans chaque film. Pour les photos on voulait surtout quelque-chose d’urbain, qui puisse autant parler aux fans d’électro que de hip-hop. Ensuite on se prend vite au jeu et c’est difficile de pas avoir une gueule de bad boy quand tu commences à poser. On a gardé les meilleures photos mais y’en a un paquet où on fait les cons. Ensuite le clip reprend un peu l’image des gangsters mais ça reste gentil. Le méchant dans l’histoire c’est Travis, pas nous. Et puis au fond on est des mecs sympas: on file notre premier EP gratuitement.

ITMM : On connaissait bien les Shaking Heads et leur rock garage, pourquoi ce virage pour toi Sam ?

Les Shaking Heads continuent mais en parallèle j’avais envie d’explorer autre chose. J’écoute très peu d’électro en fait mais pas mal de rap, et mes textes ainsi que mon phrasé dans STA sont du coup plus proche du hip-hop que du rock. C’était pour moi l’occasion d’essayer de nouvelles choses, une nouvelle façon d’écrire et de chanter, d’autres thèmes aussi. Ensuite c’est un peu le fruit du hasard: Yoghan m’a fait écouter ses différentes compos, j’ai trouvé ça énorme donc je lui ai dit « et si on s’y mettait sérieusement ? ». Ça n’a pas grand chose à voir avec le rock garage, qui reste ma musique préférée, mais c’est justement le fait de faire un virage musical à 180 degrés qui est assez jouissif, et de pouvoir passer de l’un à l’autre.

ITMM : Qu’est ce tu dirais à une personne qui ne connait pas ta musique pour qu’elle vienne te voir en live ?

On fait de la musique pour faire danser les gens et on fait des blagues, on fait pas semblant d’être des hipsters dépressifs contrairement à la mode actuelle.

ITMM : Vos projet pour les 6 mois à venir ?

Bosser le live et attaquer sérieusement la scène, sortir un deuxième clip et un deuxième EP,  .

On va rentrer dans votre un peu intimité…
ITMM : Est-ce que vous croyez en vous ?

Plus que jamais.

ITMM : Selon vous, L’amour est-il compatible avec la musique ?

Faire l’amour est tout à fait compatible avec la musique en tout cas, c’est même conseillé, surtout en écoutant STA. Mais plus sérieusement oui, l’amour est compatible avec à peu près tout s’il est suffisamment fort.

ITMM : Pensez-vous qu’on peut tout faire quand on est un rocker ?

Bien entendu, c’est là tout l’intérêt d’être un rocker.

ITMM : Le quotidien avec Shoot the Ambulance c’est plutôt camion-boulot-dodo ou Sex drugs and rock’nroll ?

Pour le moment c’est surtout boulot-fifa 2013-dodo. Et on se drogue pas.

ITMM : Le 21 décembre, c’est la fin du monde, si vous deviez sauver un artiste ce serait lequel ?

Sam: Jack Wilshere.
Yoghan: Adam Yauch AKA MCA

ITMM : Tu fais quoi IN THE MORNING ?Sam: Je mange des Chocapic en lisant du Nietzsche.
Yoghan: Je bois un café en écoutant un vinyle comme on peut le voir dans notre premier clip.

ITMM : Merci les gars !

 

This Is Our First EP en écoute :

 

Shoot the Ambulance : « Travis Bickle’s driving my cab »


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