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Santigold vient de dévoiler le clip de son titre « Girls », titre phare de la série Girls qui a été sacrée au Golden Globe Awards dans la catégorie « série comique ». C’est une occasion pour nous de parler de cette artiste qui n’en n’est pas à son coup d’essai.

Santi White aka Santigold est au centre de la nouvelle constellation indie urbaine avec d’autres artistes comme Azealia Banks, ou Mia. Difficile de ranger sa musique dans une case en particulier. Symptomatique de notre génération, elle se définit comme un savant métissage de musiques electro, pop, rock, musique africaine et tribale. A vrai dire, si on jette un œil sur ses antécédents, il est facile de retrouver les ingrédients qui font son succès actuel.

L.E.S Artistes (2008)

A la base, Santi débute une carrière de responsable artistique chez Epic. Tiens donc, mais cette jeune femme sait tout faire ! Frustrante la meuf, non ? Elle a aussi prêté sa voix au groupe de post-punk de philadelphie : Stiffed. Le patron du label Lizard King Record la repère et la fait signer en solo. Elle enregistre un premier album L.E.S Artistes en 2008. A cette époque, difficile de savoir de quel côté penche le cœur de l’artiste, elle doit autant ses influences aux Smith, qu’à Aretha Franklin, ou encore au mouvement Dub et New Wave. Un concept hybride, à la croisée des chemins, mais qui fonctionne. L’album est ancré dan un style plutôt post punk, new wave.

L.E.S Artistes, à écouter : ICI

Aujourd’hui, je m’intéresse plus particulièrement à son dernier album qui est sorti il y a déjà un an mais qui est loin d’être obsolète. En écoutant Master of My Make-Believe je conçois que l’artiste ait connu un évolution dans son travail de composition. Bon, tout les morceaux ne sont pas excellents mais il y a des perles comme GO! enregistrée en featuring avec Karen 0. chanteuse des Yeah Yeah Yeahs. Mais aussi Disparate Youth, The Riot’s Gone ou God from the Machine. Vous me direz, avec des grands noms comme Dave Sitek (Tv On The Radio), Q-Tip, Diplo et Nick Zinner à la production, difficile de pondre quelque chose de médiocre. Ceci étant, il est important de souligner le voyage spirituel de la chanteuse. Comme elle le dit :

« Après 2 ans de tournée, J’ai donc ressenti le besoin de prendre du temps pour moi avant d’attaquer un nouveau projet. La première chose que j’ai fait après la tournée a été l’ascension du Kilimandjaro. J’ai aussi visité l’Éthiopie. J’avais vraiment besoin de couper avec la musique ».

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Album master of my make believe (2012)

Il est vrai qu’à l’écoute de l’album, on se rend compte des sonorités africaines notamment avec le morceau Fame qui se rapproche d’un rythme aux allures « Booty Shake » plutôt tribal. Je ne suis pas particulièrement fan de ce morceau. Autre bémol, Freak Like Me a un côté mainstream qui me dérange. Ce n’est pas mauvais en soit mais il n’y a pas la même profondeur que sur les autres morceaux. Après c’est un patchwork métissé qu’on pourrait être identifier à la musique de Mia. On retrouve la même ambiance survitaminé avec une collision sonore entre ragga, world music, rock, reggae, dub, musique electronique, hip hop, new wave, pop et j’en passe. Ouais ça fait beaucoup de sonorité mais on les ressent vraiment.

Vous imaginez bien que au-delà de sa musique, cette dame n’est une petite vierge naïve. Femme indépendante, engagée avec les paroles The Riot’s Gone, elle transmet un état de belligérance. Attention mec, j’ai une belle gueule et un bon booty mais ce n’est pas pour ça que je n’ai pas d’opinion, je sais me défendre seule. Autant d’arguments qui font que l’on a envie d’aller jusqu’au bout de l’écoute de l’album.

Master of My Make-Believe, à écouter : ICI

Romain.

Disparate Youth – video clip

Girls-video clip


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