Depuis l’émergence du rock’n roll, bon nombre de groupes (parfois à raison d’un seul tube planétaire pour certains d’entre eux) ont sorti des pépites musicales.
Ami(e)s lecteurs et lectrices, je tenais à vous présenter  ces morceaux et surtout  ces groupes qui ont marqué l’histoire du rock pendant un laps de temps en posant cette simple question : mais que sont-ils devenus ?

Jerry Lee Lewis – « Great balls of fire »

1956, Jerry Lee Lewis, surnommé « the killer » pour le grand nombre de fois où il mit le feu à son piano durant ses prestations scéniques, sortit le grand jeu avec le titre « great balls of fire », un savant mélange de country, boogie et rock’n roll. Sa démence sur scène vola pendant quelques années la vedette à des artistes reconnus tels que Chuck Berry ou Elvis Presley. Alignant les changements de maison de disque et les drames familiaux, Jerry continue tout de même à jouer aux 4 coins du monde.

Status Quo – « In the army now »

Crée en 1962 par 4 jeunes lycées londoniens, Status Quo a réussi grâce à un savant mélange de boogie, blues et rock’n roll à user plus d’un jukebox et faire danser plusieurs générations avec son titre planétaire « In the army now », qui fut massacré par Les Enfoirés en 2009 dans une reprise que je qualifierais de médiocre. Ok c’est pour la bonne cause, mais même pour une œuvre de charité personne n’a le droit de détruire un morceau de cette envergure. Après 25 ans de séparation, émaillés de disputes et de procès, le groupe se retrouva avec sa formation originelle pour un dernier concert qui eu lieu le 21 décembre 2012 à l’O2 Arena de Londres pour le plus grand bonheur des fans.

Creedence Clearwater Revival – « Fortunate Son »

Du bon rock’n roll aux influences blues et country, voilà ce que Creedence Clearwater Revival a su concocter pendant de nombreuses années. On retiendra notamment un titre : « Fortunate Son » en 1969 ; musicalement parlant c’est simple et tu l’as tellement entendu, que ce soit sur les compils des meilleurs morceaux rock de l’histoire ou dans des films de guerre que dès les premières notes c’est le genre de morceau reconnaissable entre mille. Une pure merveille qui amena le groupe très haut. Malgré leur séparation en 1972, CCR a marqué l’histoire du rock et a largement mérité son inscription au Rock’n Roll Hall of Fame en 1993.

Steppenwolf – « Born to be wild »

Le groupe de Rock canadien Steppenwolf, formé en 1967, a composé le célèbre morceau que tout bon gratteux doit faire tourner en boucle dans sa playlist : Born to be wild, et qui a été officiellement utilisé comme étant l’hymne rebelle des Hell’s Angels. Après 3 séparations, seul le leader John Kay a tenté une carrière solo qui ne remporta pas un franc succès auprès du public américain. Composé de 5 musiciens au total, Steppenwolf a effectué 17 changements au cours de sa carrière. Forcément le rêve américain n’est pas éternel.

Jefferson Airplane – « Volunteers »

L’un des précurseurs du rock psychédélique Jefferson Airplane s’illustra à travers de nombreux albums à succès. Pour ma part, le morceau phare de ce groupe n’est nul autre que « Volunteers », composé en 1969 qui a un fort engagement politique dans une période mêlant d’un coté la tendance hippie aux États-Unis et de l’autre la guerre du Vietnam. Début 1980 les conflits  et les différents personnels rongeaient la cohabitation du groupe qui mit un terme à son histoire en 1990.

Schocking Blue – « Venus »

Les néerlandais Schocking Blue, rendus célèbres grâce à un seul titre, que l’on peut encore entendre partiellement dans les publicités d’une grande marque de rasoirs, sont entrés sur le marché du disque avec un son innovant en 1970 baptisé « Venus ». Cette chanson occupa durant un certains temps la première place des ventes et ce, dans plusieurs pays : Belgique, France, Italie, USA …  Cependant le bonheur ne dure qu’un temps et Robbie van Leeuwen se montra de plus en plus frustré par les performances du groupe dans les classements de ventes. Le groupe fut dissous en 1974.

Sex Pistols – « God Save the Queen »

Menés par Johnny Rotten et répondant au doux nom de Sex Pistols, ce quatuor londonien donna naissance en 1977 à ce qui fut perçu comme une attaque envers la monarchie et le nationalisme britannique, je parle bien entendu du tube « God Save the Queen » qui les propulsa au plus haut des charts et causa bon nombre de débordements et de violences lors de leurs concerts. Janvier 1978, après une tournée mouvementée au États Unis, Johnny Rotten quitta le groupe, annonçant ainsi la dissolution de ce dernier. Un an plus tard, Sid Vicious, bassiste du groupe, fut retrouvé mort à New York après avoir succombé à une overdose.

Ram Jam – « Black Betty »

Les Californiens Ram Jam ont été propulsés en tête des ventes dès leur formation en 1977 avec une  reprise de la ballade folk écrite par Huddie Leadbelly, l’incontournable « Black Betty ».  Ils retombèrent dans l’anonymat le plus total l’année suivante.  Un échec de refonte du groupe en 1994 balaya tout espoir de succès.

Spin Doctors – « Two princes »

Les New Yorkais Spin Doctors formés en 1989 sortent leur tube planétaire « two princes » en 1991 ; un bon riff entrainant qui a fait danser les foules pendant de nombreuses années. Bref, le groupe se sépara 3 ans plus tard suite aux problèmes de voix récurrents du chanteur. Ils marquèrent une pause indéterminée qui se poursuit encore.


Et la liste est encore bien longue pour tous les citer…
Heureusement la plupart des groupes ayant illustré l’histoire du rock ne se sont pas séparés ou ne sont pas morts dans des circonstances peu catholiques ; et ils continuent à produire des albums de qualité et à arpenter les salles de concerts et stades du monde entier et cela, chers lecteurs, pour notre plus grand bonheur.

Par François


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