Par Julie

Tout commence sur l’eau, les terres Marseillaises s’éloignent à mesure que les bières se vident sur la navette qui nous amène sur l’île du Frioul, lieu du Mimi festival depuis 2003.

Abordage sans encombre, le petit groupe des festivaliers se disperse ; à la découverte des trésors de l’île pour certains, à l’assaut du kilomètre qui les séparent encore des ruines de l’hôpital Caroline pour les plus pressés.

Mais à mi-chemin, la plupart succombent à l’appel de la plage qui abrite encore une eau de mer plus que « boonne » ! Enfin après environ 40 min de marche le but est atteint, au beau milieu de ruines antiques, se dresse une grande scène où scintillent encore quelques balances.

Précipitation générale vers le petit, mais accueillant bar décoré de lampions déguisés en ananas et pastèques.

Ambiance de début de soirée timorée sans même un dj set d’ambiance, il faut se contenter de divers jeux vidéos « vintage » comme  Super Mario ou Sonic, ce qui ne manque pas d’en fasciner certains nostalgiques de leur  tendre adolescence pré pubère.Enfin, une première partie s’annonce sur les coups de 22h, les Atonors nous font un show sonore bien ficelé, passant d’un jeu de balles de ping-pong à celui de samples synchronisés avec le maniement de téléphones 70’s. Drôle et percutant.

Puis, on est priés de passer dans les gradins face à la grande scène pour écouter religieusement le « Quadrat : sch Extended » avec en invitée spéciale débarquée de New York, la grande harpiste Zeena Parkins. Belle performance mais qui manque cruellement de rebondissements. Et, au bout d’une bonne heure, beaucoup s’impatientent et s’orientent discrètement vers le bar malgré sa fermeture pendant le concert par « respect des musiciens », mais au mépris des festivaliers gentils et patients faut pas pousser non plus… Une petite rébellion s’organise donc afin de forcer l’ouverture du bar, avant la fin de l’interminable concert, avec succès !

Finalement le supplice prend fin et les plus patients se ruent de nouveau vers la source avec soulagement. L’ambiance un peu plombée, il faut bien le dire, reprend un peu de vigueur grâce aux breuvages réconfortants et à la fraîcheur des nouveaux arrivants qui continuent d’affluer. Annonce de la suite, sensée réveiller les foules cette fois… Les gradins désertés se remplissent à nouveau.

Une bande de quatre aux looks improbables, entre le disco et le hippy style des 70’s et néo-hippy des années 2000, débarquent aux sons de synthés et percussions.

Les pieds commencent à remuer, puis les têtes, le ridicule espace de deux mètres qui sépare la scène des gradins se remplit petit à petit de danseurs encore timides. Au bout d’un morceau, les gradins se sont à moitié vidés au profit de la fosse ou se dandinent gaiement nos festivaliers en manque de rythmiques énervées !

Nos sauveurs se nomment « Orchestra of Spheres » et nous viennent de Nouvelle-Zélande ; deux jolies dames aux looks décalés ultra colorés s’occupent des synthés et basses numériques, puis viennent les males, un vaillant batteur toujours le bouquet de fleurs en plastique aux lèvres, et pour finir un beau chanteur-gourou roux multi-instrumentiste qui passe d’une sorte de cithare électrique (qui a certainement un nom plus scientifique mais qui m’est malheureusement inconnu), à la guitare à deux manches, aux percussions numériques, etc…

Ambiance post-70’s planante parsemée de beats plus 80’s et de chants manifestement inspirés des traditions de leurs terre natale pour finir par des morceaux carrément folkloriques.

Les danseurs entrent en transe, kif total, opération des Sphères réussie.

Dernier verre consigné pour la route, et on peut rejoindre nos côtes continentales sereins et vidés.

Longue vie au Mimi !

Crédit photo : Julie Rochereau
www.julierochereau.com

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