Samedi dernier, on a couvert le concert des Strange Boys au Sonic, à Lyon. Autant vous dire qu’on a pris beaucoup de plaisir durant cette soirée !!!! Si tu veux un aperçu de ce que peuvent produire les Texans, tu prends un mixeur et tu y mets les grands classiques du blues, un peu des Rolling Stones, du Velvet Underground, de Dylan et du King.

21h, départ de l’appart’ vers la salle après quelques petites mousses. Nous rejoignons Nowis qui a émergé vers 19heures, le foie dans les baskets et le cerveau en cendre. On l’a récupéré alors qu’il n’avait pas la moindre envie de sortir du lit. Il était sur le point de vomir ses tripes, suite à une soirée sans fin, conclue à 13 heures de l’après midi.

Bref, arrivée tardive au Sonic… On ne voit pas la première partie locale. Nos esprits sont déjà focalisés sur la prestation à venir du groupe phare de la scène blues’n’roll Texane, j’ai nommé « The Strange Boys ». Directement arrivés des USA (Austin & LA), tranquillent dans leur baskets, les boys ne sont pas partisans du « champagne talking ». Ces gars n’ont pas la grosse tête, il faut le souligner.

La scène oscille entre respiration et transpiration blues, c’est vraiment quelque chose de puissant. L’énergie qui se dégage de ces quatres quakers n’est pas si strange que ça. C’est même carrément en place tout en gardant le côté « dirty ».  On ressent assurément la touche country « sudistes ». Mais en fait c’est plus que ça !! A travers les Strange Boys, c’est Dylan et Casablancas qui se retrouvent réunis autour d’un rythme & blues qui prend aux tripes ! Ryan, jeune premier de 24 ans, porte le groupe avec sa voix groovy et rocailleuse.

C’est une vraie claque et un plaisir pour les oreilles. Ces garçons récitent un rock efficace tout en nous donnant une véritable leçon de nonchalance. Désinvolte, la barbe naissante, les cheveux en bataille, autant de détails qui pourraient être clichés mais ici on l’accepte !!! Ça colle bien !!! Les morceaux s’enchaînent, on est tombé dans une faille spatio-temporelles qui nous ramènent dans les 60’s. Le temps s’est arrêté. Si on ferme les yeux, on pourrait presque voir apparaître des clichés vintages immortalisés par un vieil argentique.

Les riffs sont simples, propres et le charley est gras.  La rythmique résonne. Ces mecs font un rock sans artifices, il est brut de décoffrage. Que ce soit sur des ballades comme « Walking two by two » ou sur des morceaux plus groovy comme le tubesque « Be Brave », les SB ont une facilité déconcertante pour canaliser le public. Le guitare sont crades, le chanteur dégage un sex appeal débordant. Un vrai concert de rock !!

Un petit twister sorti de nulle part monte sur scène et se déhanche devant le groupe. Le tout est accompagné d’un head banging à l’ancienne et bam, on se régale. Les pintes s’enchainent et font presque oublier les déboires de la veille à Nowis. On transpire mais on s’en fou, le Sonic nous offre un bonbon amer qui font sereinement sous la langue.

L’intensité scénique n’est pas moins intense quand Ryan prend le piano. C’est incroyable comme les compositions sont sincères et matures, je pense notamment à « You take everythings for Granite when you’re stone ». Les 2 frères mènent la danse, la troupe suit et ça repart avec « Night Might » une  locomotive sur les rails de la pureté musicale. Après c’est « Doue », un morceau qui pourrait enchanté les nénettes américaines au bal de fin d’année.

En tournée depuis sa formation, le groupe écume les salles. Pour vous donner une idée, leur tournée 2012, c’est 46 dates en 50 jours à travers toutes l’Europe et les Etats-Unis.

On comprend mieux pourquoi ils captent facilement l’attention du public à travers une blague, une histoire, voire une confidence épicée. Ce n’est pas un hasard si avec ces gars on ne s’ennuie pas. C’est vrai que rien ne les a poussé à partir en tournée, mais d’après ce qu’ils nous ont dit, c’était difficile début, mais après on se plait dans cette vie de saltimbanque. On se fait une raison. Voyager devient vital et l’envie de rencontrer le public une motivation louable. Et un peu mon neveu !!!

On les a rencontré à la suite du GIG. Cela a été tout simplement naturel. Descente de scène et bain de foule, facile !!! « Pour trois dollar, j’aimerais une pinte bien mousseuse additionner d’un hot dog aux oignons », c’est ce que Mike, le bassiste, souhaite en sorti de scène. A la cool, ouvert et posé, on discute de tout et on se fiche du conventionnel. On rigole, on s’amuse. les mecs rangent leurs matos eux-mêmes, ça c’est rock !! Cette rencontre aurait pu ne pas exister car arriver au concert sans un sous en poche, rien ne nous aurait laisser prédire une telle alchimie. Ce n’est pas de la musique de chambre qu’ils nous ont servi, c’est un véritable full-time job sur un plat chaud, et ça se sent. On finit par une petit photo de famille avant qu’il décolle pour Barcelone !

Merci les gars, see you in Austin!

GALI et NOWIS BELUSHI

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