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Axel est le chanteur d’El Gato Negro, qui vient de sortir un nouvel album. L’occasion pour InTheMorning d’aller à la rencontre du chat noir.

Rendez vous est pris dans les locaux de la radio toulousaine FMR avant une émission qu’il doit enregistrer. Axel est venu défendre l’album « Cumbia libre » du Gato Negro, le groupe toulousain qui monte. Avant ça il s’installe sans broncher dans un canapé pour discuter un peu. Le look (savamment travaillé?) est celui du routard qu’il revendique être resté. C’est d’ailleurs comme ça qu’il se présente, voyageur avant d’être musicien. Formé à l’ancienne, dans la rue, les parcs, chez les copains. Comme un de ces potes de lycée qui ne lâchait pas sa gratte et qui aurait persévéré. Jusqu’à avoir un album aujourd’hui vendu dans toutes les FNAC.

Il répond aux questions avec l’enthousiasme de celui qui n’est pas encore gonflé par la promo. Simplement content de parler de sa musique et de son parcours.

« C’est tout nouveau pour nous, du coup pour l’instant c’est neuf, rigolo, on rencontre des gens nouveaux. Pas dit que ça m’amuse toujours autant dans cinq ans. »

Pour l’instant il prend ça avec le sourire, surtout quand il évoque le passage du groupe sur France 3, dans l’émission de Dave. Oui oui, le Dave de « Vanina ». C’est l’occasion pour Axel d’un éclat de rire, il seront nombreux tout au long de la rencontre.

« On sait pourquoi on y va, on prend ça vraiment à la rigolade, le but c’est de faire connaitre notre musique et remplir nos salles de concerts »

Au moment où une vague Cumbia submerge la France, El Gato Negro se révèle un surfeur habile, tout en restant conscient que les modes passent. Cela ne semble pas inquiéter particulièrement Axel, comme les gens qui font la musique qu’ils aiment, sans se soucier du reste.

De plus, ça rend les choses plus faciles au moment d’aborder la question de Sony Music, qui distribue leur album, et donc d’une commercialisation réelle ou supposée de la musique d’El Gato Negro.

« L’association avec des gens dont c’est le métier de faire une promo, de vendre des disques, d’organiser des tournées c’est quelque chose qu’on a recherché et qu’on assume pleinement. »

L’impression d’être arrivé au bout du « tout faire tout seul » pour El Gato Negro qui jusque là s’occupait d’absolument tout, enregistrements, tournées… Sans aucune aide extérieure. Sans pour autant vendre son âme à la grande multinationale puisque qu’Axel assure que le groupe garde la main sur tout le coté artistique. Et quand on évoque le morceau « Tout le monde bouge », seule chanson en français de l’album et que l’on imagine destiné aux passages radios c’est là aussi évacué dans un sourire.

« Bonne question, mais c’est une chanson qu’on a depuis longtemps et qu’on s’éclate vraiment à faire sur scène pour faire danser le public. De toute façon ce n’est même pas celle que les radios diffusent le plus. »

On l’attendait plus virulent sur la question, comme ces artistes qui se défendent becs et ongles à l’heure de la médiatisation et des débuts du sucées. Revendiquer à tout prix l’underground, ne pas être commercial, ne pas se vendre… Axel assume en bloc de vouloir vivre de sa musique, de toucher un public large, de vendre des albums, le tout avec le sourire et surtout un bon disque à défendre, la seule chose qui importe vraiment au final.

S’associer à un gros label c’est aussi l’occasion de jouer sur de nouvelles scènes , plus grosses, plus loin de Toulouse aussi. La vraie vocation d’El Gato Negro, qu’Axel définit comme un groupe de scène, beaucoup plus que de studio.  Voir du pays et rencontrer des gens, la musique devient alors un moyen de continuer à voyager. Même si la transition n’a pas forcément été super facile.

« On s’est pris quelques bonnes gifles, cet été .Jouer devant 13000 personnes on avait beau avoir l’impression d’avoir fait des grosses scènes on était clairement pas prêts »

Mais El Gato Negro continue de kiffer la scène, une vraie drogue à écouter Axel dont les yeux s’allument quand il parle de faire danser le public, cent, mille ou dix mille personnes. Le plaisir reste le même et El Gato Negro souhaite continuer à grandir et à participer à des événements de plus en plus gros. Faire ses preuves en France avant, bien sur, de repartir en voyage…

« On était au Mexique l’année dernière pour une tournée, et on y retourne cette année. J’espère que ça sera comme ça tous les ans. »

Texte et photo par Pierre.

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