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La Toulouse Skanking Foundation (TSF) sort son deuxième album, BOILIN’ HOT. Pour fêter cela, ils ont joué au Connexion, rue Gabriel Péri, mardi 10 novembre dernier.

ITMM y était.

Missionné par la rédac’ pour rencontrer nos amis de la TSF, je m’en vais tirer un portrait A3 d’après nature du combo ska toulousain. Je rejoins Damien, Bastien, David, Luc et Charlotte en terrasse du CONNEXION à la fin des balances.

MAIS QUI SONT-ILS ?

Eh bien chers amis, la TSF, ce n’est ni la Télévision Sans Frontières (chaîne de télé catalane), ni la Télégraphie Sans Fil, mais c’est d’abord 42 intermittents du spectacle qui se relaient depuis 2007 afin de propager la longueur d’onde du combo musical toulousain au fil des années. Ça fait du monde. Bel orchestre.

On obtient un son syncopé, énergique et authentique.

Damien, lui, habite à Lille ( personne n’est parfait ). C’est la contrebasse du collectif, qui a spécialement fait le déplacement depuis son Nord résidentiel et qui a été mon interlocuteur principal. Je lui demande quelles sont les inspirations de la TSF.

Il me dit en détail :

« Ben on a accompagné Roy Ellis par exemple, qui même s’il est né en Jamaïque, a passé une bonne partie de sa vie en Angleterre où il a était un fer de lance du early reggae, skinhead reggae, ska anglais. Des albums comme Skinhead Moonstomp (des Symarips – avec Roy Ellis donc) restent des références pour nous.

Après, dans un autre registre il y a Madness, The Specials, etc.. On aime aussi ce style mais peut-être un peu moins puisque naturellement dans nos compositions ce n’est pas la première chose que tu entends.

La facette ska de notre musique est peut être effectivement plus comparable au côté jamaïcain de ce style, je pense à Prince Buster, Alton Ellis parfois, les Skatalites évidemment, avec notre petite touche à nous bien sûr. »

En bref, la TSF c’est la Jamaïque des années 50, respect.

À l’époque les noirs n’ont pas encore le droit de vote (tutelle britannique), du coup ils jouent de la trompette, du clavier, de la guitare … Ils essaient de se faire entendre, inspirés par les jazzmen noirs américains diffusés sur les ondes de Wins, seule radio américaine de Miami qui arrive jusqu’aux transistors Jamaïcains. L’espoir renaît et les Jamaïcains vont jouer dans les parcs de Kingston, puis créent les premiers sound systems à l’apparition du 45 tours et des premières sonos.

David lui vient de Lanta dans le Lauragais, il a des étoiles dans les yeux, tout comme Charlotte, l’impresario, qui ne cesse de rigoler alors que je croque ses poulains.

Luc lui est un des pères fondateurs du combo toulousain, il en a vu défiler des zicos.

Enfin Bastien au clavier est le dernier venu, il joue aussi pour un groupe de Cumbia.

Comme d’habitude, la TSF a assuré. La mayonnaise a pris comme à chaque fois depuis 8 ans, les gars sont prêts à conquérir la Belgique (oui leur tournée va les amener hors du Lauragais). Le public est ravi. Nos amis belges sûrement très impatients.

En définitive, la TSF a la classe en 2015 avec un son des années 50, c’est top !! Ça swing, les toulousains sont conquis. Et en plus ils sont adorables. Écoutez plutôt leur dernier clip , ça vous donnera sûrement envie d’aller acheter l’album qui à vu le jour grâce au financement participatif.

 

 

Texte et dessin par OoB.

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