Mercredi dernier, l’équipe s’est déplacée à la Release Party de Terre Neuve Collective, projet que l’on suit et dont on vous a parlé ces derniers temps. On vous dira également ce que nous avons pensé de I ME MINE, nouveau fer de lance du rock toulousain.

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Mercredi dernier, 20h30, nous avons diagnostiqué les I ME MINE comme victime du syndrome de Dr Jekyll. Le trio souffre d’un dédoublement de la personnalité et de pulsions incontrôlables. Autrement dit, ils arrivent à faire le pont entre pop faussement hédoniste estampillée 60’s et passages cinglants et bruts de décoffrage comme l’on retrouve sur Life is very Strange. D’un point de vue scénique et sonore, ils évoluent dans une atmosphère minimaliste qui est la clé de voûte de leur efficacité.

Pour moi, un bon batteur est un mec qui peut le plus avec le moins. Pour le coup, j’ai été servi : une grosse caisse, une caisse claire, un charley et une cloche; un bonhomme qui construit ses lignes comme Ringo et qui frappe comme un bûcheron canadien. La combinaison basse/guitare est tout aussi efficace, un processus de créativité ancré dans des grilles simples mais terriblement mélodieuses. A noter également la justesse et l’harmonie des trois voix qui se confondent pour créer un rendu qui tient grave la route. Un concert bien maîtrisé qui laisse paraître le potentiel du groupe. Bref, on a beaucoup aimé !

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Si nous étions à la Dynamo, c’est en partie parce que c’était la Release Party de Terre Neuve Collective qui proposait donc une version live de son premier album « The Child From Silence ». Emmené par Matthieu Miegeville, notamment connu pour avoir écumé les scènes avec Psykup et My Own Private Alsaka, Terre Neuve Neuve Collective s’inscrit dans un registre définitivement folk. Nous avons dégusté un set de 45 min qui flirte avec les grands espaces où s’amoncellent des ondes sensibles et positives.

Les compositions sont travaillées de manière très mélodique et planante apportant un aspect paisible et un bel échappatoire à cette prestation; que l’on apprécie. Comme le précisait Matthieu au cours du concert : » nous ne faisons pas du zouk ». Oui, c’est sûr. Mais nous n’aimons pas le zouk non plus, quoi que… Le leader et songwriter parle à son public et diffuse des messages matures avec charisme et modestie et ça fait du bien ! L’univers du groupe est singulier mais il n’est pas sans nous rappeler l’époque folk d’un certain Bowie. Le live est rondement mené avec des musiciens qui maîtrisent leur sujet, alors que pour certains, c’est le premier concert avec cette formation. A suivre !


Merci à toute l’équipe des Jeudis du rock pour l’accueil !

 


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