Du sale, du local & de l’international. La liste d’invités est longue, nous ne pouvions manquer à l’appel. D’ailleurs, je vais être direct, impossible d’y aller par quatre- chemins quand tu croises des chiens à 3 pattes et que tu n’as que de 2 de tension, bien…Inpensable de vivre 1 jour comme un lion mais 100 comme un chien.

/// BASTARD PROD

Seul truc à dire, obligé de le partager directement, c’était d’une puissance digne de la vendetta de la ‘ndrangheta. Rien que ça. Même si nous ne sommes pas à notre premier tour de chauffe, oui on a de la bouteille, pour l’avoir suivi plusieurs fois de Polychrome 7 à Inglorious Bastards, c’est récurrent, ça le fait tout le temps…si, si, je te jure. À chaque fois c’est viscéral, ça s’immisce à l’intérieur de toi à tel point que les poils se hérissent. L’humeur est noire dans une ambiance sombre intègre, patate sonore d’instrumentales avec de grosses basses bien profondes sur un sound system lourd de notre salle locale préférée. Les textes nous parlent et les refrains nous emportent loin, on divague sur les flots du Pirate Barbarossa. Et l’équipe complète composée de Sendo, Abrasif, 10vers qui apporte un sacré renfort, et tout ça sur des prods de malade de Toxine.

Les Bastard te plongent dans une noirceur cinématographique bien plus crade. Impossible de t’en défaire, la magie opère et te rentre dans les pores et tu le transpires. Ce serait mentir que de dire que cela ne m’atteint pas à la base mais ici, c’est épidermique, les poils se hérissent, (je le redis car c’est vrai) putain de coup de tazer avec grosse décharge électrique.

Alors imagine l’effet quand tu vois que tout le monde fait les backs car le public connaît les chansons par coeur à côté de toi. Oui, les chiens à 3 pattes ont une meute de chiens très fidèles. Encore plus de frissons. Fais gaffe, c’est contagieux. Tournée de frissons.

Si tu ne l’as jamais fais, il faut tester l’expérience.

En fait non, oublie. C’est le pire des conseils que je puisse te donner.

Beaucoup n’en sont pas revenus. pire que le chant des sirènes hommes saouls qui t’entraînent dans les abysses.

Pour finir, un bel avant-goût de l’album qui vient de sortir, 100 comme un chien.

100 jours comme 1 chien, Sans Dieu, ni laisse, ni maître.

T’es dans la basse cour, respire.

BASTARD !!!!

BASTARD !!!!

/// DROOGZ BRIGADE

Après les chants de Droogies qui font le match à grands renforts de Moloko (même si on attends toujours la tournée de Staff censait nous réveiller)… On garde les paupières écarquillées complètement happé sur ce « Projet Ludovico« . Leurs chants si délurés oscillant entre hooligans et punks excités sont obligés de t’emporter plus que toutes nos tournées de pintes qui n’arrivent toujours pas à nous désaltérer.

Dans ce match, ils violentent le micro, le rap français peut aller porter plainte au comico. Le cinéma agit totalement encore une fois, et digne du grand Kubrick. Les références s’amassent, les lyrics fusent, les phrasés s’allongent, les ambiances se tissent, et les pogots valsent sur les détonantes instrumentales du chef d’orchestre Al’tarba.

L’atmosphère obscure se répand. Et pour finir en chantant à l’unisson  quand le nuit tombera sur la ville, les droogiez chanteront « Lolololololoooooooo »

Cet album, Projet Ludovico, est définitivement une tuerie, pas eu l’occasion de trop l’écouter avant mais j’ai pu le découvrir uniquement en live. Et il est évident que dès le premier abord, même en live, bien il est clairement conçu pour t’envoyer de grosses bastos en direct… en alternant entre textes profonds, intimes à partager ou du joyeux bordel t’obligeant à pogoter avec ton nodz.

Le EP Dissection était le hors d’oeuvre, ils ont laissé bonnifier le skeud, c’est du 7 ans d’âge !

Bravo, dorénavant il n’arrête pas de tourner en boucle.
(et j’aimerais encore plus avec le beau coffret vinyle produit)

///CONCLUSION

Bel event réussi, avec de l’authentique et de l’émotion, des prestances scéniques très fortes, envoûtantes et frissonnantes donc content de voir les Droogz et de manger de la Bastard Prod. Il a fallu des semaines pour s’en remettre. On a pu même croisé 2 équipes fidèles qui venaient de loin (Bordeaux et Montpellier). A tel point c’est physique, content également de pouvoir pogoter de nouveau sur les mêmes tracks où je m’étais fais un claquage (personne ne me croit mais c’est vrai).

Bravo à Cous & Crack Family qu’on oublie pas mais obnubilé par d’autres préférences.

BEMOL

Prix hardcore pour du rap hardcore, qui ne permet pas d’en profiter en masse. Ou du moins à ce prix là, on a envie d’acheter les sons ou les 2 en repartant avec un skeud.

Propos recueillis par Nelson.

Crédits photos : Miss Jena & Virginie Rouault

Les photos utilisées sont réalisées par Miss Jena & Viriginie Rouault et ne sauraient être utilisées sans son autorisation préalable.

 

En conclusion, une dernière pour la sortie de l’album de Bastard Prod et son introduction. Quelle introduction !

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