La RNT c’est comme la fin de la carrière de Johnny : tu crois que ça y est, cette fois c’est la bonne et en fait non, c’est repoussé, c’est demain, c’est l’an prochain, c’est « plus tard ».

Mais au fait, c’est quoi la RNT ?

La RNT, c’est avoir radio Nova dans le Berry, c’est réécouter le live de R-Wan sur radio Né,o mais c’est surtout, surtout, permettre de diversifier l’offre sur les «ondes ».

Exemple : Si avez décidé de plaquer votre boulot de trader pour aller élever des chèvres dans le Larzac, vous pouvez non seulement dire adieu à la 3G de votre I-pad-pod-phone, mais vous pouvez aussi vous mettre à la diète des programmations éclectiques et dynamiques qui accompagnaient votre café du matin.
Plus simplement, combien d’entre nous ont passé leur enfance sous perfusion de pop mielleuse, de rap édulcoré et de rock aseptisé faute de stations de radio digne de ce nom ?

Bon, c’est vrai la RNT, ça fait peur. Si on permet à de nouveaux acteurs d’entrer sur un marché soi-disant saturé, on ébranle la position de force des Europe 1, NRJ, et autres RTL qui s’y opposent aujourd’hui avec une grande énergie. Des actions si efficaces que même le CSA a fini par considérer : «inadmissible qu’un groupe de pression privé bloque un chantier industriel et audiovisuel par peur de concurrences supplémentaires». (Libération du 10 mai 2012)

Alors, comme souvent, ce sont les « petites mains », qui se sont mises au boulot et c’est au niveau local qu’on va retrouver les premiers pas de la RNT (à Lyon ou à Marseille, par exemple).

D’un autre côté, on peut à juste titre se demander si cette technologie n’est pas déjà un peu dépassé face à la radio par internet ou aux podcasts qui permettent déjà d’élargir l’offre. Mais bon,  tout le monde n’a pas un I(truc), et un récepteur RNT d’entrée de gamme coûte moins de 50€ (soit un seul petit mois d’abonnement de tout smartphone qui se respecte). Enfin, d’ici à ce qu’on ait changé l’ensemble des postes de radio de France et de Navarre on peut espérer que Johnny, lui, sera bien à la retraite !

Le problème du coût, lui, est bien réel pour la mise en place des émetteurs, et pour la transformations des installations dans les studios (surtout pour les petites radios associatives).

Libre à chacun de peser le pour et le contre.

Finalement on peut simplement espérer que la RNT soit un peu plus ambitieuse que sa grande sœur la TNT et qu’on ait pas droit à une simple resucée du paysage radiophonique existant.  Reste à régler le problème de la transition…

Déjà que mamie avait eu du mal avec le récepteur TNT, alors si on lui refait le coup avec la radio, elle risque l’attaque cardiaque !

Anto.

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