Sans titre

Des dinosaures encore en vie, ça existe. Et pour faire encore mieux que Jurassic Park, quoi de mieux qu’un groupe de rock pour démontrer que même si on vient de la préhistoire on peut encore être sur pied et envoyer du lourd – AC/DC, ce sont nos dinosaures. Contrairement à l’ensemble des groupes rock des années 70, AC/DC est encore debout, sort des albums, reste de la dynamite et – surtout – ne se sépare pas tous les trois jours pour satisfaire les égo de chacun. C’est stable et ça reste en place, toutes les conditions d’une bonne installations électrique.

Rock éléphantesque bourré à l’energy drink, AC/DC, c’est d’abord une formule qui marche : des riffs de guitare explosifs, une batterie frénétique et une voix haut perchée et criarde digne de Satan lui-même. On combine le tout, on le met à toutes les sauces et la potion magique marche à tout les coups, une vraie machine à tubes !

La Formation :

Pour la formule, prendre de l’Australien, deux frères de préférence, les Young ; mettre un batteur, un bassiste, et un chanteur plein de poils qui aime montrer son sex-appeal. Habiller le tout en tenue vestimentaire scolaire et mélanger. Attendre environ 10 minutes, préparer un stade de foot, y mettre une scène monumentale, une énorme cloche de cathédrale ou carrément une locomotive à vapeur (pourquoi pas), remplir de fans de rock bien à bloc, attendre la nuit et lancer les hostilités. Voila c’est prêt, vous pouvez déguster AC/DC comme il se doit.

Angus Young (Guitare/solo), le disjoncteur du groupe. Né en Écosse il arrive à l’âge de 8 ans dans le pays de Crocodile Dundee avec sa famille. Il commence la guitare avec une acoustique Gibson (marque dont il deviendra un des ambassadeurs plus tard). A 18 ans il décide de monter un groupe de rock avec son frère Malcom : AC/DC. Guitariste de génie, les riffs à la Speedy Gonzales et les solos incroyablement efficaces, c’est lui. Toujours affublé d’un uniforme d’écolier anglo-saxon, c’est le porte étendard du groupe. Angus est devenu une référence pour tous les guitaristes de hard rock et son influence est perceptible dans beaucoup de groupes plus récents. Sur scène c’est un électron libre, il saute, il vole, il remue dans tous les sens.

Malcolm Young (Guitare/rythmique), la protection électrique du groupe. Frère aîné de Angus, il assure la bonne tenue des guitares : la rythmique, c’est lui, et ses médiators en subissent les conséquences. Très proche de son frère, à qui il offrira sa première guitare acoustique, il lui donnera le rôle de soliste du groupe, s’inclinant devant son talent.

Les deux frères ont grandi dans une famille de musiciens et ont très vite arrêté l’école. Ils sont tous les deux de grands passionnés du blues des années 50 et 60 ; on peut entendre très nettement cette influence dans le premier album et dans les riffs de certaines chansons. Ils ont composé et écrit la quasi-totalité des chansons du groupe.

Bon Scott (Chant), la prise électrique du groupe. C’est par là que tout sort, une voix perchée et un sex-appeal qui fait vibrer les foules. Satan n’est jamais très loin dans ses chants, ça gueule et c’est langoureux. Il est de loin, avec Robert Plant, l’un des chanteurs les plus emblématique du hard rock. Ça sent l’alcool à plein nez dans sa voix ; grand amateur de picole il en fera voir de toutes les couleurs au groupe avant d’en subir la pire des conséquences : il meurt en février 1980 dans son propre vomi. Il est remplacé par Brian Johnson à partir de l’album Back in black. Avec Brian, AC/DC garde la formule qui marche : on retrouve une voix haut perchée et langoureuse, la bobine et le sexe en moins.

Phil Rubb (Batterie), le câble électrique. Il amène le rythme à tous pour que chacun puisse se caler dessus. Phil est connu pour être un batteur précis à la frappe forte. Je me demande comment il n’est pas encore mort d’une crise cardiaque vu le rythme effréné des morceaux. Il remporte donc la palme du plus sportif. Il est remplacé en 1983, son entente avec Malcolm s’étant détériorée, l’alcool s’étant invité au rendez-vous et la mort de Bon Scott l’ayant bien écorché. Il réintègre le groupe en 1994.

Cliff Williams (Basse), le tableau électrique. Surdoué de la « guitare qui est grave » il commence d’abord sa carrière de musicien avec le groupe Home, ils assureront la première partie de Led Zeppelin à Wembley en 1971. Il rejoint AC/DC en 1977, pour l’album Powerage. Mark Evans fut le premier bassiste avant de quitter groupe en 1977.

Les Albums :

Avec 15 albums, AC/DC a distillé sa formule qui marche. Un rythme de batterie identique, des riffs qui varient un peu, et hop un album. Mais ça fonctionne terriblement bien et tous les albums sont de vrais bijoux. Mais s’il ne fallait retenir trois albums :

High Voltage (1976) : Plus rock que hard rock, on commence leur discographie par un album blues qui se déguste avec la voix de Bon Scott superbement portée et les premiers riffs et solos très blues des frères Young. La machine est déjà bien rodée.

Highway To Hell (1979) : Un signal que le titre de cet album, puisque Bon Scott meurt l’année suivante. Il est directement parti en enfer pour des showcases exceptionnels avec le diable. Mais il a laissé là un album au sommet, le meilleur du groupe pour un hard rock pur sang.

Back in Black (1980) : Bon Scott est mort et Brian Johnson le remplace. Album hommage à l’ancien chanteur, il avait été décrit à l’époque comme très sombre par le groupe. C’est en fait un machine à tube qui fait des ravages aux rotules à chaque écoute… ravageur !

Les titres phares:

TNT (1976) :

La formule AC/DC à la base est décrite dans cette chanson, ensuite on construit tous les autres morceaux sur ce modèle.

Highway to hell (1979) :

L’autoroute pour l’enfer, mais c’est surtout le plus gros morceau du hard rock. Angus et son solo y sont principalement pour quelque chose.

Hells Bells (1980) :

Des cloches, dimanche, et pourtant on ne va pas à la messe mais bien au stade pour aller voir le tube planétaire du groupe.

Je pense aussi à « The Jack », « Let there be rock », « Big balls », « Girls got rythm », « Back in black », « Who made who »; enfin bref. Avec AC/DC c’est toute la discographie qu’il faut citer.

La petite anecdote pour clore les débats :

Le soir de sa mort, Bon Scott qui venait de prendre une énorme cuite dans un club londonien, s’endort dans sa voiture. Un certain Alistair Kinnear décide alors de la ramener chez lui. En arrivant celui-ci n’arrive pas à faire descendre Bon de la voiture. Il va alors lui chercher une couverture et le laisse dans la caisse. Le lendemain, il retrouve Bon au même endroit, à la même place. Bon est mort durant la nuit dans son vomi…

Autre anecdote, l’album Back in Black s’est vendu à 50 millions d’exemplaires, ce qui en fait le 2ème album le plus vendu après Thriller de M. Jackson.

Par Popol


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