Ces dernières semaines sont décidément synonymes de sorties de clips pour Odezenne.

Après différentes collaborations avec Jérôme Clément-Wilz ( Novembre et Matin ) et Arthur Muller (Chimpanzé) pour un travail sur le documentaire ou encore Romain Winkler pour le très psyché Boubouche, c’est cette fois-ci à Marine Dricot que les bordelais s’associent pour mettre des images et une réelle mise en scène sur l’intrigant Cabriolet, nouvel extrait de l’album Dolziger Str. 2.

La démarche artistique globale d’Odezenne n’obéit à aucune règle si ce n’est à leur volonté de créer, de diffuser leur parole, leurs messages, leurs idées, en images comme en musique et quand bon leur semble. En témoignent les nombreuses vidéos apparues sur la toile dernièrement.

De l’histoire d’amour au trip sous acides en passant par la beauté d’images tragiques et révoltées reprenant l’actualité chaude, on ne peut leur reprocher de diversifier les mises en forme et en images de leur univers musical, si vaste et pourtant si cohérent. Pour la vidéo de Cabriolet ils font appel à la vidéaste Marine Dicot, dont le travail derrière la caméra est remarquable sur cette vidéo.

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Cabriolet est un court-métrage de fiction traitant d’un sujet touchant au réel avec une lumière et des attitudes (de la part des deux personnages) qui peuvent sembler emprunter au surréalisme, à l’allégorie, à la métaphore. Une histoire d’amour somme toute banale entre un homme et une femme et à laquelle l’un des protagonistes semble plus accroché que l’autre. Est-ce à la personne elle-même ou bien à l’histoire, à ce que représente l’amour que l’on s’attache ? S’oblige-t-on à aimer par défaut, par amour de l’amour-même ? Le clip de Cabriolet raconte une histoire entre deux êtres, une histoire qui se termine de façon aussi vaine qu’elle s’est sans doute déroulée. Un seul membre du « couple » semble souffrir dans ce décor factice, elle est aussi perdue dans son histoire que nous le sommes dans ce paysage. La personne qui lui fait face reste impassible contrairement à sa réaction à elle, totalement démesurée au point d’en devenir tragi-comique.

Cabriolet prend du temps, nécessite sans doute plusieurs visionnages et une interprétation que chacun fera comme il l’entend.

Alix, membre d’Odezenne et toujours impliqué dans la démarche artistique des clips s’explique :

« Je trouve qu’on se familiarise avec ce clip au fil des visionnages, petit à petit. Au premier regard, on accueille d’abord son univers de manière étrange pour y trouver en seconde lecture le caractère onirique et le « deuxième-premier » degré. On s’approprie les décors, puis les personnages, et enfin l’histoire. Tout comme j’aime découvrir des sens ou des mélodies cachées dans un morceau après 1000 écoutes, j’aime qu’un clip ne me dise pas tout tout de suite ! « 

Note du rédac’ chef : N’oubliez pas que vous pouvez toujours participer à notre concours et remporter l’une des places mises en jeu pour découvrir ou redécouvrir Odezenne, au Bikini (Toulouse) le Jeudi 24 Novembre.

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