Moog, PPG, Oberheim et ARP ne vous disent rien ? Il s’agit pourtant de marques d’instruments de musique que vous entendez régulièrement. Mais pour les membres de Node c’est bien plus que ça, c’est une religion.

roomIls sont quatre. Quatre personnes reconnues pour leur amour des synthétiseurs, des filtres et autres bruits blancs que vous entendez dans la musique. Sauf qu’ils sont également des maîtres en matière de production, composition et arrangement. Node est ce qu’on appelle outre-Manche un supergroup, c’est à dire la réunion de personnes possédant une renommée dans leurs milieux respectifs.

En effet, le groupe est composé de Mark Ellis, a.k.a. Flood (Depeche Mode, Nine Inch Nails, Goldfrapp…), Ed Buller (Suede, Pulp, White Lies…), Dave Bessell (possédant un doctorat en musique et enseignant à l’Universitée de Plymouth) et enfin du nouveau venu Mel Wesson (compositeur et sound designer pour des films comme The Dark Knight) qui remplace  Gary Stout.

Car Node n’en est pas à son coup d’essai. Un album éponyme avait effectivement vu le jour en 1995, suivi d’un concert à Paddington Station (Londres). Il aura donc fallu attendre 19 ans pour que le groupe ressorte une nouvelle galette. C’est en janvier 2011 que les trois membres habitant toujours Londres se réunissent (Stout étant parti au Japon) pour évoquer un nouvel album. Et c’est seulement à la fin de cette même année qu’ils se retrouvent en studio, rejoints par Mel Wesson, pour deux jours d’enregistrements. Leurs emplois du temps respectifs étant chargés, il est difficile de trouver un moment libre où chacun puisse être présent. Car la particularité de Node est que tout est improvisé et enregistré live sur une simple piste stéréo. C’est finalement durant 5 jours au milieu du mois d’octobre 2012 que l’album va voir le jour.

SONY DSCUn album de 73 minutes et 31 secondes, c’est à dire la durée maximale d’un album sur CD, à 29 secondes près. Neuf chansons oscillants entre 5 et 11 minutes d’une musique dont on a peu l’habitude d’entendre parler. Aucune voix, seuls des synthétiseurs, séquenceurs et claviers forment ces enregistrements, épaulés de ci de là par quelques guitares de Dave Bessell. Un album qui s’écoute d’un bloc, sans s’arrêter. Une musique variant entre le psychédélique de l’électronique, l’ambiance des blockbusters du cinéma, et l’imagination pervertie par les séquenceurs de quatre Anglais fans de la Berlin School (Tangerine Dream, Klaus Schulze…). Voilà comment on pourrait décrire cette fantastique aventure sobrement intitulée Node 2.

Limité pour l’instant à 1000 exemplaires en CD et à une sortie digitale, un vinyle étant en réflexion, il ne sera pas facile de mettre la main sur ce disque qui sort le 18 février chez DiN44. Dommage car ce n’est pas souvent qu’il nous est donné l’occasion d’écouter quelque chose d’aussi unique. Prenez le temps de vous asseoir devant votre stéréo, ou d’enfiler votre casque, et laissez-vous guider dans cet univers de sons.

Par PEL

ALBUMTracklist :

  1. Shinkansen East
  2. The Traveller
  3. Becoming
  4. Doppler
  5. Marche Mécanique
  6. Dark Beneath the Earth
  7. Shinkansen West
  8. No Signal
  9. Thin Air

Page Facebook : https://www.facebook.com/nodesynth

Page du Label : http://www.din.org.uk/din/node/477

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