Midnight in Toulouse: XXL Edition c’était vendredi dernier. Et c’était plutôt pas mal. Récit d’une soirée aux sons divers et puissants…

Il est 13h30, nous sommes le vendredi 5 Avril, et c’est seulement maintenant que je reçois (enfin que j’ouvre) le mail qui confirme ma présence à cette soirée que j’attends depuis quelques temps déjà. Depuis la divulgation de son line-up pour être plus précis. Cependant, ce qui me tracasse, c’est que dans un laps de temps aussi court il va être compliqué de trouver un (ou plusieurs) wingman digne de ce nom.

Mais je suis prêt à tout, y compris y aller seul. Prendre une navette à minuit et me rendre dans un lieu que je ne connais que très peu (l’Inox, pas forcément une salle que j’affectionne particulièrement), découvrir quelques performances live et prendre des notes. Tout seul…

La journée et le début de soirée passant je me fais à cette idée.

Mais c’était sans compter sur deux personnes qui, aux alentours de 22h30 prennent la décision ferme et définitive de m’accompagner. Nous les nommerons Gabriel et Kelly, afin de préserver leur anonymat. C’est parti, il est minuit à Toulouse (subtil jeu de mot bilingue s’il en est).

Navette, Inox, musique, Ambiance…

 

redeyes

 

C’est sur les sons de SKS, Redeyes et Stunts que nous pénétrons dans la première salle (il y en a 3 au total). Il s’agira visiblement de la principale, celle où pas mal de choses vont se passer. Et ce premier set est plutôt une excellente mise en bouche, pour moi comme pour mes associés d’un soir (et d’autres soirs mais ça c’est une autre histoire). Ces bons gros sons, bien lourds, nous mettent tout de suite dans le ton. Des bons djs qui se relaient et permettent ainsi de faire monter la température d’une salle qui commence à se remplir, très tranquillement…

Après cette entrée en matière appréciable il est de mon devoir de partir à la découverte des autres salles, des autres groupes/djs. Et visiblement des autres publics. Dans la plus petite on retrouve une ambiance limite « teuf », des mecs scotchés aux caissons et ça sent la drogue. Le tableau est intéressant et le paradoxe est clair lorsque l’on sait que le prix de l’entrée est d’environ 30 euros. Tiens Sophonic est là aussi. Gabriel et moi on l’aime bien Sophonic. On l’a déjà vu au Bikini et à l’époque son set nous avait bien fait bouger. On va rester par là quelques minutes et raviver quelques souvenirs pas si lointains.

Après un léger passage à vide (dans le sens où je n’ai pas de souvenir très précis de ce que j’ai bien pu voir/entendre/faire pendant l’heure qui a suivi) Surkin est dans la place et ça dépote pas mal. Surkin c’est du classique, assez connu (je parle pour moi hein), mais ça demeure une découverte en live. Et une belle découverte. Les sons joués, les initiés les connaissent et ils sont toujours aussi prenant, particulièrement quand ils sont exécutés à la perfection devant nos yeux. Le seul « problème » avec Surkin, ce soir, c’est qu’il joue en même temps que Chase and Status

Pas de temps à perdre donc, on a déjà assez fait attendre les londoniens. Et personnellement, j’ai besoin de toujours plus de basses.

Chase and Status

 

Et ces dernières sont présentes, bien maitrisées. Je n’aurai pu apprécier le « spectacle » que pendant 30 minutes mais putain, j’en aurai pris plein la gueule. Grosse présence scénique, montées surpuissantes et rythme hyper soutenu. Ils auront eu tout bon dans l’intensité. Même le MC est pas mal, vraiment pas mal. Après il est bon comme peut l’être un MC, à savoir que, par moments, son importance est relative. Avec un peu de mauvaise foi on pourrait même l’accuser de couvrir le son sur certaines phases. On le lui pardonnera tant le set est de qualité. Je commence à suer très légèrement, il est temps d’aller se recharger en matériel de réhydratation.

Après de multiples arrêts aux stands, après pas mal de déplacements approximatifs de salles en salles, je décide qu’il est temps pour moi de me sédentariser. Cela passera par la scène XL. Car dès à présent et pour 2h, ce sont Skism et Sebastian qui vont s’y succéder.

Skism

 

Concernant Skism, j’aurai été témoin d’une grosse performance, dans son ensemble. J’ai notamment été très très impressionné par un gros remix d’un son de Foreign Beggars (son sur lequel Skism et les anglais étaient de toute façon en featuring). On se console comme on peut quand on a pas encore eu la chance de les voir en live (erreur à rattraper lors du Week-end des Curiosités au Bikini). Une vraie belle ambiance lors du passage de ce Dj. Cela était peut-être dû à une meilleure utilisation des lumières. En parlant des lumières, j’aurais un coup de gueule les concernant. Engager des Vjs c’est bien, avoir des grosses têtes d’affiche aussi. Mais cette lumière bordel… Beaucoup trop claire. Un peu comme si on voulait nous virer dès 2h du matin. Et j’exagère à peine. J’en veux pour preuve que l’on reconnaissait les gens et que certains ont même été capables de me dire que j’avais les traits tirés. Un scandale. Pour en revenir à Skism on pourra déplorer quelques remix trop souvent entendus, trop souvent joués, rejoués, surjoués (RATM, Prodigy entre autres, pour changer…) et qui, au final, peuvent parvenir à nous gaver. C’est dommage (même si ça n’empêche pas de bouger sur ces sons, bien entendu).

 

sebastian

 

C’est après le set de Skism que l’on arrive au clou de MA soirée, celui que je souhaitais voir en live depuis ce qui ressemble à une éternité (et que j’avais raté aux Eurocks, orage, problèmes techniques etc…). Et je n’ai pas été déçu. Sebastian a fait tout ce que j’attendais de lui. Des grosses productions persos, des gros remix et des moments où on a juste envie de le secouer et de lui demander d’arrêter de se foutre de notre gueule. Des breaks ultra longs sans montées ou descentes (c’est selon) et cette façon de (donner l’impression de?) mépriser son public. Une impression déjà ressentie en conférence de presse à Belfort. Conférence durant laquelle il avait passé son temps à fumer et à boire du Champagne avant de « répondre » aux questions de ses interlocuteurs avec beaucoup de dédain et sans jamais regarder personne de manière frontale. Un vrai personnage, un comédien assez moyen. Pour en revenir à sa prestation du soir, musicalement parlant, elle s’est avérée être plutôt complète donc. Techniquement quasi-parfaite et parfois même surprenante. Jouer Stress (morceau initialement signé Justice) fût en quelque sorte l’apothéose de son passage. Un morceau que j’avais déjà vu en live, interprété par Justice mais qui m’a fait plus forte impression avec Sebastian derrière les platines. En revanche, moment gênant au cours du set lorsqu’il ne se passe rien (au niveau du son) pendant une bonne minute et qu’il n’y a par la suite aucune réelle reprise, que le morceau s’arrête pour laisser place à l’introduction d’un autre… Je peux assurer qu’à ce moment précis j’ai entendu des gens siffler. Oui, siffler l’une des têtes d’affiche de la soirée, comme on siffle le Dj d’un mariage un peu beauf qui n’a pas passé assez vite un Claude François alors qu’on le lui avait demandé.

 

sebastian (1)

 

 

Et c’est dans ces moments que l’expression « tête à claques » revient sur le tapis en ce qui concerne Sebastian. Cette façon de toiser son audience avec un air de dire « plus vous me sifflez, plus je vous ferai poireauter » semble être sa marque de fabrique. Une tête à claques de génie en somme.

Quoi qu’il en soit, ce qu’on lui demandait c’était de nous faire bouger sur du bon son. Mission accomplie.

Bon allez, il est 7h du mat’. Merci bonsoir.

 

(Et un grand merci à Gilles, pour l’accréditation, bien entendu)

Arnaud


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