photo de Bastien Aubert

Cinquième chapitre de cette chronique qui se veut hebdomadaire (mais qui parfois prend son temps) ; InTheMorning Mag vous propose de découvrir ici un certain nombre d’ouvrages ainsi qu’un rapide résumé et quelques impressions autour de ces derniers. Si vous avez envie de lire mais ne savez jamais dans quoi vous lancer, jetez donc un coup d’oeil !

Cher Ami Lecteur,

Il est minuit passé, je m’attelle à la rédaction de cet article ; c’est dire la grande dévotion que j’ai pour InTheMorning Mag, son rédacteur en chef Monsieur Romain Galinier ; et pour toi fidèle ami lecteur (instant flagornerie pour tenter de me faire pardonner mon absence de la semaine dernière…). Pas grand chose de nouveau depuis la dernière fois de mon côté, pas mal de soirées à l’appart, entre les matchs de foot (avec la reprise de la ligue des champions), l’anniversaire du coloc et les soirées gratos additionnelles qui sortent parfois d’on ne sait trop où ; les démarches administratives à effectuer (une étude d’huissier a visiblement décidé de me harceler depuis 3 semaines pour une facture datant d’il y a 3 ans, chose somme-toute légitime mais relativement désagréable dès lors que le règlement leur est parvenu il y a 2 semaines…), plus d’autres trucs par-ci par-là ; je n’ai pas trop su où donner de la tête… Enfin, cette semaine je me suis fait plaisir : je me suis relu un bouquin que j’avais déjà bien apprécié il y a quelques mois, et les deux autres sont arrivés par la poste (enfin, à la poste… je suis à peu près persuadé que le facteur ne sonne pas et dépose directement l’avis d’absence dans la boite aux lettres) en début de semaine avec divers autres objets ; dont un album de Bob Marley en live à Chicago que je vais m’empresser de déposer sur la platine maintenant que le JT a pris la place de South Park à la télévision. Les colocs dorment, mais bon, comme le bar d’en face est en train de diffuser la B.O du film Bad Boys à un volume capable de traverser la rue et les doubles-vitrages, je ne pense pas que ce soit ça qui va les déranger. Cette semaine c’est du plus classique :

Troisième humanité, de Bernard Werber

Certains diront que Werber c’est trop commercial, pas de la grande littérature, mais moi rien à faire je trouve ça diaboliquement efficace ! J’ai lu tout ses bouquins, tombant accro dès son premier, Les Fourmis, à ce type d’écriture romanesque fluide entrecoupée par des éléments de culture générale accompagnant et servant le récit (un peu selon moi à la manière de Jostein Gaarder dans Le monde de Sophie, ouvrage passionnant pour qui souhaite s’initier à la philosophie ; et chose amusante cet ouvrage et le premier de Bernard Werber sont sortis la même année, accréditant selon moi l’idée de l’existence d’une idéosphère). Si ces dernières années la qualité de ses ouvrages semblait décliner (depuis la fin du cycle des Dieux), il semble que « le plus intelligent des mauvais romanciers » (Nicolas Bedos) ai retrouvé dans Troisième Humanité un nouveau support passionnant pour ses extrapolations délirantes, et ce pour mon plus grand plaisir.

Un peu moins de 600 pages, je l’avais dévoré à la première lecture il y a quelques mois, j’ai pris un peu plus de temps pour le savourer cette fois et j’ai été de nouveau ravi de parcourir cet ouvrage. Ce roman nous propose une réflexion autour de l’évolution de l’humanité. Inspiré de son Arbre des Possibles ( voir News du matin Bernard Werber), le romancier imagine que « Nous sommes à l’ère de la deuxième humanité. Il y en a eu une avant. Il y en aura une… après »(quatrième de couverture). A lire sans modération.

Evguénie Sokolov, de Serge Gainsbourg

Dans ce « conte parabolique » d’une grosse centaine de pages, Serge Gainsbourg, comme par le biais de sa musique, provoque ; mais de nouveau au delà de la provocation on ne peut que voir dans cet ouvrage le génie de cet homme. Je pense que c’est le livre le plus étrange que j’ai jamais lu… Avant tout une apologie du pet, dont l’ensemble du champ lexical semble contenu dans cet ouvrage, ce livre retrace l’histoire d’Evguénie Sokolov, un artiste peintre – ou plus exactement « gazographe » – reconnu pour ses oeuvres, qui explique le comment de leur conception, combinant le tout à sa souffrance et sa folie. Livre qui peut je pense être considéré comme une critique de l’art abstrait, ce bouquin est parfois franchement dégueulasse, mais encore une fois on ne peut qu’admirer le génie de Gainsbourg qui arrive à rendre presque mélodieuses d’immondes flatulences… Bouquin bizarre, mais impressionnant.

Satori à Paris, de Jack Kerouac

Comme pour Werber, je ne suis pas très objectif, j’adore Kerouac. Je trouve son style de « littérature de l’instant » absolument passionnant, on a réellement l’impression de voyager avec lui, de partager ses émotions, au moment où il les vit. Dix ans après avoir écrit Sur la route et être devenu le symbole de toute une génération, Jean-Louis Lebris de Kerouac décide en 1965 de partir à la recherche de l’origine de son véritable nom sur la terre de ses ancêtres, la France, ou plus exactement la Bretagne. Il fait donc un voyage de 10 jours dans notre pays, et s’aperçoit de retour en Floride qu’il a vécu au cours de ce séjour un satori, mot japonais désignant une « illumination soudaine », un « réveil brusque » ou un « éblouissement de l’oeil » (définition issue du livre). Persuadé de ce fait mais n’étant pas réellement certain de l’instant durant lequel c’est arrivé, Kerouac  nous invite à revivre avec lui ses pérégrinations entre Paris et Brest, ponctuées de situations inattendues.

Ouvrage de 150 pages, écrit à la manière d’un carnet de voyage, ç’a été un régal pour moi de lire ce livre, le plaisir de retrouver Jack Kerouac dans un décor proche de chez soi !

Il est un peu plus de deux heures du matin, je vais maintenant relire, corriger tout ça, et faire une belle mise en page afin que le chef n’ai plus qu’à déterminer à quel moment il juge le plus pertinent de te faire partager ce nouvel article.  Sur-ce je te souhaite une bonne journée/soirée/nuit (?), moi je finis ça et je vais tranquillement aller m’endormir devant un petit film (pas la foi d’attaquer un nouveau bouquin maintenant). J’espère que tu auras pu trouver ton bonheur dans la sélection de cette semaine, sinon dès demain j’en attaque un nouveau histoire de te proposer une nouvelle sélection rapidement.

Bien à toi,

Florent

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