Capture d’écran 2013-10-28 à 13.21.30

Mardi soir, on était à la Dynamo dans une salle pleine à craquer pour le concert d’une des figures mondiales du reggae jamaïcain que l’on ne présente plus, Max Romeo.

On arrive à 20h devant la salle, beaucoup de monde attend pour rentrer, pas étonnant puisque l’une des légendes vivantes du reggae jamaïcain s’apprête à monter sur scène. A l’intérieur inutile de vous dire qu’il fait une chaleur tropicale, les gens transpirent déjà alors que le set n’a même pas commencé. Tiens d’ailleurs, ça faisait un bail que j’avais pas vu autant de rastas concentrés dans un même lieu.

L’accès à la fosse est quasi impossible. Dur de se créer un chemin, mais on y parvient. Le « noir salle », signal du début du concert, à 20h40. La foule est aux aguets, moi je crève de chaud, le Lion rastafari rentre sur scène et débute par l’intemporel War Inna Babylon. Vêtu de fringues d’un blanc ébène, à 67 ballets Max Romeo arrive avec une classe incontestable et le pas léger. Inutile de dire qu’il est adulé mais ça, on ne pouvait imaginer l’inverse. Le concert s’annonce comme une soirée best of puisque le second morceau n’est autre que One Step Forward.

Sur scène on compte 2 choristes, une bassiste qui fait sonner des riddims très dubs, lourds sous ses faux airs de mama, une pianiste, deux mecs aux cuivres et un batteur. Autant vous dire que d’un point de vue paritaire, c’est une bonne claque. Qui dit concert de reggae roots dit hommage aux Seigneur des Seigneurs de la religion rasta; Haïlé Sélassié avec le morceau Sellasie I Forever. Dans la foulée, Max nous sert le morceau que j’ai le plus aimé en live, une sorte de communion intense qu’il instaure avec le public : A Little Time for Jah. A la fin du morceau, le monstre sacré interpelle la foule : « Are you felling this brothers and sisters ? ». Le public répond présent.

On est à peu près au milieu du set et ça sent la Ganja sévère. En même temps, un concert de reggae où il n’y aurait pas d’herbe et de dreadlocks n’en serait pas un ! Loin de moi l’idée d’alimenter les vieux clichés. C’est à ce moment que l’assistance voit apparaître deux gamins sur scène qui ne sont autre que les fils de Monsieur Roméo. L’ancien s’est assuré la relève ! Il profite de ce passage pour s’éclipser dans les loges histoire de reprendre son souffle ou de tirer sur un bon spliff, au choix… J’opterai pour le second.

Les deux petits ne sont pas mauvais mais disons qu’ils manquent un peu de bouteille. Après cette interlude, le papa revient avec  un bon Capture d’écran 2013-10-28 à 13.22.30vieux ska dont seuls les jamaïcains ont le secret. La foule apprécie, nous aussi mais tout le monde attend les morceaux qui qui vont venir clôturer une belle soirée; Uptown Babies, le tube planétaire Chase the Devil, Jamaïcain Ska et j’en oublie sans doute un ou deux.

Fin du concert aux alentours de 22h30, que dire de plus à part le fait qu’on est littéralement trempés de transpiration et que l’on a vu un papi qui fait de la résistance avec élégance.

Texte : Romain
Crédits photos : Pierre Noël Cuq


Laisser un commentaire