Rien que pour le lieu ça valait le coup de se déplacer pour voir à quoi cela allait ressembler. Si on ajoute à ça que nous avions raté Mansfield TYA au Connexion il y’a quelques mois vous comprendrez aisément que c’est chauds comme la braise que nous sommes arrivés à cette deuxième soirée du Festival des Intimités.

C’est dans le jardin du musée Georges Labit que ce concert à lieu avec pour fond de scène ce bâtiment si particulier mais méchamment stylé qui expose des antiquités tout au long de l’année. C’est le gros plus qui nous fait apprécier le « Festival des Intimités » des copains de Jerkov. On sort un peu des trois ou quatre lieux toulousains où l’on passe notre vie tout au long des saisons de concerts. Du coup ça en serait presque exotique de voir un concert dans un lieu pourtant situé à Toulouse mais qu’on n’a pas vraiment l’habitude de fréquenter et encore moins pour y écouter de la musique.

En première partie c’est Léa Constantino qui vient nous susurrer sa pop tranquille et douce pour qu’on puisse profiter tranquillement du cadre. Affalés sur la pelouse avec une bière on se laisse tranquillement bercer en regardant le soleil se coucher.

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C’est au tour de Mansfield TYA de monter sur scène. Duo féminin avec violon, guitare synthé, qui attaque son set avec des rythmes lents, le temps d’attraper le public qui délaisse la pelouse pour se rapprocher de la scène. Le soleil termine de se coucher, c’est entre chiens et loups que le concert démarre. L’ambiance colle parfaitement aux premiers morceaux, une transition, un départ tranquille. Les rythmes sont entêtants et vous transportent peu à peu dans l’univers si particulier de ce duo.

La voix lancinante de Julia Lanoë est d’une redoutable efficacité, douce comme une caresse, prenante, envoûtante. Le contraste est saisissant pour qui connait Julia dans son rôle de Rebeka Warrior au sein de Sexy Sushi. On est loin des performances punks complètement folles, pour autant il se dégage une puissance tranquille de ce petit bout de meuf aux cheveux courts qui vous cueille au creux du ventre aussi sûrement qu’un mur de guitare électrique.

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Un peu plus en retrait, Carla Pallone assure au violon et piano la profondeur si particulière du son de Mansfield TYA . C’est peut être là que réside la force du duo, une complémentarité indiscutable qui crée un son lent et lourd accompagnée de textes sombres et mélancoliques mais aussi parfois non dénués d’humour.

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Le concert continue avec des rythmes plus électro, un peu plus violents aussi, ça s’énerve petit à petit, la voix de Julia va chercher plus haut et plus loin, plus profond. Le public ne s’y trompe pas et réagit de plus en plus au son proposé par les deux femmes, notamment pour un de leur plus gros succès, Bleu Lagon.

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On le regrette mais l’heure tourne, déjà le concert approche de sa fin. Pourtant le public ne l’entend pas de cette oreille et rappelle deux fois le groupe pour continuer ce concert que personne ne semble vouloir voir se terminer. Mansfield TYA se prête volontiers au jeu et revient sur scène pour jouer encore quelques morceaux. La nuit est désormais complètement tombée et l’éclairage sur la façade du musée rend cette fin de set encore plus belle.

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Par Pierre.

Photos: PNC Photographies


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