Par Thibaut

Ce n’est rien de dire que la vaillance de nous autres, pauvres reporters, a été mise à mal durant ces deux premiers jours tant la programmation nous a fait vibrer. C’est donc plein de courbatures mais avec toujours énormément d’envie que l’équipe de ITMM attaque ce troisième jour de Rock en Seine.

Stuck In The Sound – Trop c’est trop

 Crédits : Sylvere Hieulle

Premier concert les Stuck In The Sound. Pour ma part je ne les ai plus vus sur scène depuis au moins 4 ans. Leur nouvel album laissait présager un concert résolument plus rock et agressif que leurs premières prestations. Qu’en est-il alors ? En effet dès le premier morceau le groupe envoie un rock saturé et vif. La voix plutôt haut perchée du chanteur et leader du groupe permet de mettre en avant le côté « old school » de leurs morceaux. La formation bouge bien, on sent qu’ils ont envie d’en découdre et commencent à gagner petit à petit le public qui malgré la chaleur se met à sauter en rythme. Malheureusement le groupe manque d’un véritable panel de morceaux pour proposer un concert complet et on se retrouve finalement à écouter des titres tous plus ou moins identiques ce qui devient très vite lassant. C’est donc un peu déçu que nous quittons le concert avant la fin, pour nous déshydrater et attaquer le concert de Passion Pit à l’autre bout du festival.

Passion Pit – La classe

Crédits : Sylvere Hieulle

La première question qui nous a traversé l’esprit en voyant la programmation c’est : pourquoi avoir mis un tel groupe sur la plus petite scène du festival (certes très jolie) entourée d’arbres et donc limitée en place ? POURQUOI ??? Et bien ça n’a pas manqué. Le temps d’arriver toute la place était déjà prise et il a été très difficile de se frayer un tout petit chemin pour apercevoir un mini bout de scène. Première et dernière fois que nous avons à nous plaindre sur le choix de l’organisation pour cette édition 2012.

Donc pour le peu que j’ai pu en voir, on peut dire que ce groupe transmet une véritable énergie tout en gardant cette grâce propre au chanteur Michael Angelakos et sa voix inimitable. Très beau jeu de scène tous les musiciens sont à fond et enchainent les morceaux, des plus connus (Sleepyhead) au plus récents (Take a walk). Le public est conquis et c’est normal, tout a été mené d’une véritable main de maitre par leur maestro Michael Angelakos. Juste le temps de se faufiler entre le public transpirant et suintant la bière pour aller voir un des groupes les plus attendus de la soirée j’ai nommé : The Dandy Warhols

The Dandy Warhols – La fin d’un mythe Crédits : Sylvere Hieulle

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous présenter ce groupe qui figure parmi les groupes les plus influant et les plus créatifs dans le rock psyché des années 90. Et si jamais vous avez l’audace de ne pas connaître je vous recommande chaudement le documentaire DIG qui retrace 7 ans du groupe et de leurs frères ennemis les Brian Jonestown Massacre.

Autant vous dire qu’à l’idée d’enfin les voir en live j’en frétillais dans mon pantalon. Et quelle ne fut pas ma déception…

Alors je comprends bien qu’ils n’ont plus rien à prouver, qu’ils sont considérés maintenant comme un groupe culte mais quand même ! Est-ce une raison pour arriver sur scène avec l’air d’avoir envie d’être ailleurs ? Enchainer les morceaux (certes toujours aussi bons) sans aucune transition ? Rester complètement statique au milieu de la scène sans même prendre la peine de montrer un tant soit peu d’émotion ? Ce n’est pas du tout ce que j’attendais de la part d’un groupe qui a composé des morceaux tels que « Bohemian like you » ou « We used to be friend ». Etre une rock’n roll star n’excuse pas tout et face à une prestation comme celle là je dois reconnaitre que mon engouement pour ce groupe a été franchement mis à mal… Fin du concert et il est temps de se sustenter à grand coup de magret et d’aligot avant de commencer le prochain concert que l’on espère meilleur.

(Note à moi-même : toujours faire ami ami avec le vendeur d’aligot. Cela peut s’avérer utile en cas de crise « d’herbe »)

Social Distortion – Nos ancêtres les Punks

Crédits : Sylvere Hieulle

Groupe Punk culte des années 80/90, Social Distortion a toujours choisi de faire ses preuves hors des grands médias et est resté un groupe plutôt discret, bien qu’adulé par les fans de punk rock de l’époque et ceux d’aujourd’hui. Très bonne surprise de les voir alors programmés dans un si grand festival en France à un horaire plutôt honorable (19h45) sur la grande scène.

Dés l’arrivée sur scène, on peut dire que Mike Ness (leader du groupe) en jette. Chemise blanche, pantalon de costar noir accroché avec des bretelles et tatouages sur tous les endroits visibles de son corps. On sait tout de suite qu’on n’a pas affaire à un rigolo ! Début du concert et premier choc auditif, le punk ne vieillira jamais ! Jamais je vous dis ! Premier morceau à fond et ça sera comme ça pendant une heure ! Tout juste le temps de reprendre son souffle entre deux titres que l’on recommence à sauter. Le tout emmené par la voix éraillée du chanteur/guitariste qui sent de loin le whisky et la sueur. Ces mecs là ne trichent pas, ils ont ça dans le sang et nous le font partager à grand coup de riffs bien saturés et agressifs à souhait.

Foster The People – Du grand spectacle

Par Sophie Granal

Crédits : Victor Picon

A la fin du concert assez fou de Social Distortion, nous avons couru (moi en tête de ligne) pour ne rien rater du concert de Foster The People. Lorsque nous sommes arrivés vers la scène Cascade et que l’on a vu tout ce monde on s’est dit c’est foutu … Mais non ITMM ne renonce JAMAIS. On s’est donc faufilés dans un petit coin sur le côté, juste assez pour pouvoir voir la scène et les écrans. A peine arrivés, on commençait déjà à faire bouger nos fesses ! Le groupe nous a livré une performance aussi exceptionnelle visuellement que musicalement. En effet sur scène, ils ont une énergie folle, débordante et surtout communicative avec le public qui lui était aux anges ; et ils ont parfaitement réussi à enchainer les titres avec souplesse et aisance.

Mark Foster (chanteur du groupe, et accessoirement mon ptit chouchou) qui a une voix qui est juste magnifique, a également une pêche d’enfer sur scène, mais c’est aussi un musicien et un danseur hors pair. Je dois bien avouer qu’il m’a assez fait fantasmer par ses petits pas de danse et jeux de jambes tout en jouant de la guitare et en traversant la scène de long en large. Pendant leur prestation, deux énormes figurines se sont gonflées sous nos yeux, le décors était magnifique. Et pour conclure leur excellent concert (oui on peut le dire), ils nous ont bien entendu joués les deux morceaux les plus connus, et surtout les plus attendus « Don’t stop » et la fameuse « Pumped up Kicks » pour terminer avec un lancer géant de confettis blancs sur les dernières notes de la chanson.

Le show était beau, le son était plus que bon et nous, on n’en demandait pas plus ! C’est donc avec le sourire aux lèvres que nous nous sommes dirigés vers la grande scène, pour le concert de clôture.

Green Day – La surprise sur le gâteau

Crédits : Sylvere Hieulle

Par Thibaut Tayo

Alors s’il y a bien un concert où je suis allé à reculons c’est celui là.

Green Day groupe incontournable de mes 16 ans époque baggy en bas du cul, t-shirts XXL et skate vissé aux pieds. Dans le walkman: The Offspring, Sum 41, Blink 182 et forcément Green Day. Si à cette époque j’étais persuadé d’écouter du rock, je me suis rendu compte quelques années après que c’était quand même de la sacré soupe pour ado pseudo rebelle.

 Du coup ma nostalgie a parlé et je me suis rendu au concert sans rien espérer du tout. Premier morceau Holiday peut être le tube le plus connu du groupe. Là, surprise, mes jambes se mettent à bouger en rythme ma tête à hocher au son de la batterie et je me mets même à chanter ! Mais que se passe t-il ? Deuxième morceau, je me prends carrément au jeu et à partir du troisième j’étais complètement dedans.

Alors je vais faire ici mon mea culpa. Oui j’ai aimé le concert de Green Day ! Pourquoi ? Billy Joe (le chanteur) est une vraie bête de scène débordant d’énergie et sautant partout, se roulant au sol, le tout en étant juste tout au long du concert. Le show durera 2 heures et enchainant les surprises : changement de rôle entres les différents membres du groupes, arrosage de la foule au karcher puis au rouleau de PQ, pour enfin utiliser cette merveilleuse invention qu’est le Patator pour balancer des t-shirts du groupe dans le public. On aura même droit à un medley durant lequel le groupe reprendra entre autres ACDC (Highway to Hell) ou encore les Beattles (Hey Jude) et même Ben E. King (Stand by Me).

Tout est fait dans une ambiance chaleureuse. On passe un super moment, on danse, on se laisse prendre au jeu sans trop faire attention à la véritable qualité musicale des morceaux que l’on sait de toute façon pas exceptionnelle. Petit bémol quand même finir un tel show sur un morceau acoustique de Billy Joe seul avec sa guitare ça laisse un méchant arrière gout de pas fini… Mais on peut dire que ce fut une magnifique clôture de festival avec un concert qui apporte finalement ce que le public recherchait : du fun.

C’est donc sur ce beau spectacle que s’achève la dixième édition du Rock en Seine. Ce furent 3 jours incroyables remplis de rock et de bière, avec des concerts dans la majorité de grande qualité et de vraies découvertes.

C’est promis Rock en Seine, on sera de retour l’an prochain, on n’a pas fini de Hucher devant tes concerts.
Live Report Rock en Seine – Jour 1

Live Report Rock en Seine – Jour 2


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