Par Sophie

Comme vous le savez peut-être, Rock en Seine a fêté ses 10 ans cette année. ITMM était présent pour tout vous raconter.

Les festivités ont donc commencé le vendredi 24 août à 15h, mais n’ayant pu être là si tôt, je suis arrivée juste à temps pour entendre les dernières chansons de The Asteroids Galaxy Tour, un groupe avec une bonne énergie sur scène et qui donne envie de se bouger,car malgré les gouttes de pluie qui ont commencé à tomber, c’est   en reporter  joyeux et ravi qui je suis repartie.

Tout d’un coup, la pluie a commencé à sévir et à s’abattre sévèrement sur nous, mais ITMM n’a pas renoncé ! Cependant, et avant de continuer, il nous fallait un peu de motivation et de ravitaillement. C’est donc tout naturellement que nous nous sommes dirigés vers la buvette la plus proche …

Après quelques minutes de marche, c’est finalement devant le concert de Get Well Soon que nous avons atterri. Et là, grosse surprise, on ne s’attendait pas à voir un orchestre sur scène. C’est en effet accompagné de l’ODIF (Orchestre National D’Ile de France) que le groupe est venu se produire à Rock en Seine. Et bien on pourra dire ce qu’on veut, mais voir et entendre un tel ensemble, ça donne juste un effet sonore et visuel époustouflant ! Konstantin Gropper, leader du groupe, de formation classique lui-même, a fabuleusement bien joué avec l’orchestre, et nous a livré une prestation épatante !

Un peu avant la fin du concert, nous sommes repartis vers la grande scène, histoire de bien nous placer pour le concert de Dionysos.

Alors là que dire … Si ce n’est que Mathias Malzieu (chanteur du groupe) nous a encore livré une performance exceptionnelle, avec une entrée sur scène sur le thème de Star Wars, que l’ensemble du public, fan ou pas fan de la saga, a repris en chœur. Une fois tous les membres du groupe arrivés et installés sur scène, le groupe a commencé son set « June Carter », avant d’enchaîner sur le célèbre titre de leur dernier album « Bird’N’Roll » et l’arrivée sur scène de ses Bird’N’Rolleuses, toujours aussi entraînantes et envoûtantes. Là est arrivé le moment de « Tom Cloudman » avec la mythique tête d’oiseau, en plumes rouges, posée sur la tête de Mathias, et la montée sur scène d’une petite dizaine de filles pour danser la danse de l’oiseau.
Pour finir, le chanteur s’est, pour la énième fois, livré à son traditionnel slam pour finir accroché aux barres de la régie, en reprenant au mégaphone, le refrain de la chanson « wet », suivi du tant attendu « Song for a Jedi » où l’on peut dire que le concert a atteint son apothéose.

Comme à son habitude, le groupe nous a offert un show assez déjanté à la hauteur de nos espérances. Cependant, même si je suis une grande fan du groupe et que je ne me lasse pas de les voir, il y a quand même une petite chose qui me dérange et que j’aurai à leur reprocher ; c’est qu’à chaque fois au final, il n’ya a jamais vraiment de surprise, et ça me laisse toujours un peu sur ma faim.

Une fois le concert de Dionysos terminé, nous nous sommes rendus à la scène Cascade, pour voir The Shins.

C’était un concert très attendu par les fans, car en effet, James Mercer et ses acolytes sont (enfin) revenus sur le devant de la scène après cinq ans de retrait. Et on a pu voir et ressentir un public sous le charme et conquis.

On vous avoue qu’on a quitté un peu plus tôt que prévu The Shins pour être dans les premiers rangs du concert de Bloc Party.

Photo : THOMAS SAMSON

Bilan : Pogo à foison, foule plus que conquise, et perte de bière (car oui sauter avec un verre plein à la main n’est décidément pas une bonne idée) !
Le groupe enchaine avec aisance les titres en mêlant anciens et nouveaux albums, et Kele (chanteur du groupe) va même jusqu’à dédicacer une chanson aux Pussy Riot. Bel hommage dirons-nous !
On peut décemment dire que Bloc party a fait un retour sur scène fracassant après quelques années d’absence ; même si leur nouvel album en laisse perplexes plus d’un …

Se termine donc le concert (un peu fou) de Bloc Party, et nous décidons d’aller nous reposer devant Sigur Ròs.

Aaaah Sigur Ròs, un de mes coups de cœur de ce festival. Je vous avoue que je ne connaissais pas ce groupe, mais quelle claque je me suis prise. J’y suis allée en me disant que j’allais écouter un peu de loin en me posant tranquillement avec mes potes, ma bière et ma clope. Et là, BAM ! Au bout de deux minutes de live, je n’ai pu décrocher mon regard de la scène et mon esprit était parti tellement loin qu’il m’a fallu du temps pour revenir sur terre. Je peux donc vous dire que j’ai pris mon pied sur ce concert et que j’ai totalement plané (comme quoi la drogue n’est pas indispensable !). Leur musique nous emporte, et nous fait oublier tous les petits tracas, et l’on n’a pas envie, mais alors vraiment pas, de revenir à la réalité.
Lorsque Jorsi (chanteur du groupe) se met à chanter, on a l’impression d’être sous hypnose, et de n’entendre plus que lui. Sa voix de fausset est tellement magnifique qu’elle se propage dans tout votre corps pour vous donner des frissons extrêmes. Il a également la particularité de jouer sur sa guitare avec un archet, et dès qu’il mêle guitare et chant, ça nous laisse tous sans voix.

Photo :Maxppp

Une fois le concert terminé, nous nous sommes, par curiosité, rendus à celui de Placebo.

Car oui Placebo, c’est ce qu’on écoutait quand on avait 15 ans ! Nous voilà donc arrivés dans la fosse et là, qu’est-ce qu’on entend?  « Every Me and Every You » (titre présent sur la BO de Cruel intentions, pour les plus jeunes), que de souvenirs … Et bien au risque de me prendre des claques par certains ou des moqueries à n’en plus finir, et même si je suis la seule à penser ça, j’ai juste envie de dire « BRAVO ». Je ne m’attendais pas du tout à ça, je pensais que ça allait être quelque chose de très commercial, très plat, sans communication avec le public … Et ben non, bien au contraire, Brian Molko a échangé avec le public et nous a envoyé (excusez-moi de l’expression) du putain de son dans les oreilles. Pendant une heure et demie, autour de nous, ça dansait, ça chantait, ça souriait,  moi la première. A la base, il est vrai que je n’irai pas acheter une place pour voir un concert de Placebo, peut être que je l’aurai fait quand j’avais 15 ans, mais surement pas aujourd’hui. Et ben je peux vous dire que tous mes préjugés se sont effacés et qu’ils ont montré ce dont ils étaient capables en live.

Pour terminer en beauté cette première journée, c’est le groupe C2C qui a eu l’honneur de clôturer les festivités, avec un show toujours aussi propre et reglé pour faire bouger les masses.

LIVE REPORT ROCK EN SEINE – JOUR 2

LIVE REPORT ROCK EN SEINE – JOUR 3

A propos de l'auteur

IntheMorningMag, le webzine sur l'actualité culturelle on the rock !

Articles similaires


Laisser un commentaire