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En juillet 2013, Odezenne était déjà venu se produire en concert à Toulouse au Connexion Live. De retour deux ans plus tard dans la ville rose, c’était cette fois la ( plus ) grande salle du Metronum qui les accueillait.

C’était dans le cadre du Festival Fuck les Mayas et on était là…

Il est 21h15

On arrive au Metronum en équipe, après avoir pris l’apéro chez l’un d’entre nous. Pas en avance, on a loupé la première partie, mais on ne va pas faire semblant ; ce soir c’est pour Odezenne qu’on est venu. On file directement à l’intérieur, la première partie vient de se terminer mais la salle est bondée, quasiment pleine ! Peu de gens sont sortis prendre l’air, presque tout le monde attend. On se faufile pour atteindre le bar au fond de la salle – le trajet nous a donné soif ! – et on attend, comme tout le monde, l’arrivée des artistes.

On distingue les fans de la première heure devant, serrés comme des sardines, collés aux barrières et trépignant d’impatience et le reste de la foule, plus éparse, qui patiente tranquillement. Ils sont là pour découvrir par eux-mêmes ceux dont tout le monde parle. Une partie du public est donc acquise à la cause, mais l’autre attend de voir. Ils ne seront pas déçus.

Ce soir Odezenne va retourner le Metronum !

21h40, les lumières s’éteignent… C’est parti ! Sur scène, les deux MC sont accompagnés par un batteur et leur guitariste dans un décor minimaliste et un éclairage épuré qui dégagent une belle atmosphère à la fois sombre, électrique et poétique. Le show commence avec Vilaine, titre extrait de leur dernier album et dont le clip vient tout juste de sortir. Un petit bonjour rapide de la part des chanteurs à la fin de ce premier titre, plutôt doux par rapport à ce qui va suivre et c’est parti pour une heure et demie de show ! Les bordelais enchaînent ainsi les titres sans répit, dans un rythme effréné. Sans réelle pause entre chaque chanson, ils reprennent quasiment tous leurs classiques un à un : Rien, Chewing-gumSaxophone, entrecoupés par quelques titres de leur nouvel album Dolziger comme Un corps à prendre, Satana, On nait on vit on meurt.

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Grosse ambiance, le public est chaud, il connait certaines chansons par coeur. Tout le monde prend son pied, l’audience comme les artistes qui semblent s’éclater sur scène comme si c’était leur dernière tournée. Pas de place pour les grands discours, comme le confesse Jaco, l’un des deux MC d’Odezenne, entre deux titres « Désolé on est pas très causants… Mais on se donne à fond ! ». C’est vrai qu’ils se donnent putain ! Les mecs s’agitent dans tous les sens et dansent comme des oufs. Leur plaisir d’être là, sur scène, à défendre leur musique, est vraiment agréable à voir. S’ensuivent quelques titres en solo à tour de rôle, faisant certes un peu retomber l’ambiance mais pas l’intensité. Alix entonnant d’abord le très planant Cabriolet avant de céder sa place à Jaco pour Souffle le vent : morceau sublime, et moment d’intensité rare, qui fut probablement l’un des plus émouvants de la soirée.

Le concert va se terminer mais Odezenne a gardé le meilleur pour la fin et entonne ses morceaux phares. L’ambiance est à son comble lorsque le groupe balance tour à tour Je veux te baiser, Bouche à lèvres et Tu pu du cu.

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Fin du concert. Ovation du public. Rappel. Les gars reviennent pour trois morceaux supplémentaires dans un Metronum en ébullition et finissent par clôturer définitivement cette belle soirée en faisant jumper la foule avec le génial Dieu était grand.

Quelle ambiance ! Merci pour l’énergie, la bonne humeur, et le bon son. Continuez à défendre vos albums sur scène à défaut de pouvoir le faire sur les ondes, et revenez quand vous voulez, Toulouse vous tend les bras !

A très bientôt, en 2017 peut-être…  Au Zénith cette fois ?

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Report’: Max

Photos: Pierre

L’entretien avec Alix, du groupe Odezenne, c’est juste par là.


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