Voici donc le cinquième album de Norah Jones, dénommé Little broken heart, puisque la majorité des textes traitent de peine de coeur (snif).

D’abord, une chose saute aux yeux, et ce dès le premier morceau (« Good morning »), c’est qu’il est produit par Danger Mouse, alias Brian Burton.

Danger Mouse, c’est Le producteur à la mode. Pas une grosse activité, soit, mais de la qualité : Gnarls Barkley, The Black Keys, Beck, et Norah Jones, donc, lui doivent leur dernier album. La classe. Comme le magnifique Rome réalisé en compagnie de Danielle Luppi où apparaissait déjà la charmante Norah.

Pour en revenir à l’album, on a une impression un peu mitigée. Certes les titres sont intéressants, doux et beaux, et restent dans la veine qu’a su exploiter la chanteuse,  mais le registre est plus pop, et nettement moins jazzy qu’à ses débuts. Pourtant, on ne peut s’empêcher de songer qu’elle tombe quand même dans une certaine facilité. De fait, on ne trouve quasiment aucune prise de risque dans cet album aux sonorités somme toute assez basiques.

On notera d’ailleurs l’influence du succès de Lana Del Rey, comme sur les titres « Happy Pills » et « Myriam », qui confirme le parti pris de l’artiste et du producteur de plaire à un public plus large, ce qui n’est pas répréhensible en soi, mais dénote d’un manque d’imagination auquel ils ne nous avaient pas habitué.

A coté de ça, on remarquera avec plaisir que l’album garde une certaine cohérence, ce qui est appréciable, et contient de joli morceaux comme « Travellin’on » ou « All a dream », mais on a souvent l’impression de se retrouver dans un remake bon marché de Rome, où déjà les titre en featuring de Jones semblaient les moins intéressants.
A trop vouloir créer une patte, une ambiance qui lui est propre, on se demande si cet album n’est pas plus celui de Danger Mouse que celui de la fille de Ravi Shankar, et là, à mon avis, c’est une faute de la part du producteur.

Mais bon, ne soyons pas trop dur, car Little broken heart reste de bonne facture, tres propre , est fort agréable à l’oreille. Mais voilà quoi, il ne casse pas trois pattes à un canard, et ne restera probablement pas dans les anales. Ca arrive, c’est comme ca.

 

Pour résumer, c’est un album à écouter en lisant un bon bouquin, enfoncé dans un canapé bien confortable avec sa copine. Et ça, c’est plutôt un compliment.

Matt H.

www2.norahjones.com

Voici quelques extraits:

Norah Jones – ‘Happy Pills’

 

Norah Jones – Little Broken Hearts (Later with Jools Holland) live

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