800px-StadiumToulouse3

Nous sommes en Mars, le grand froid de janvier et février est derrière nous, les jours rallongent, la dynamo a trouvé un nouveau local : tout va bien. Hé ben non !

Non tout ne va pas bien, car même si le Rugby et le cul sec de formidable semblent détenir le monopole sportif de la ville rose et n’en déplaise aux épicuriens qui se placent au-delà de toutes les grivoiseries populaires, le TFC existe. Et le TFC va mal, il est fébrile tel un pavillon hissé en haut d’un mât en pleine tempête (bien que l’envolée lyrique ne soit pas l’apanage des footeux). Actuellement premier relégable de Ligue 1 et promis à un avenir mouvementé (Toulouse reçoit Marseille, part jouer Lens avant de se taper le « derby du sud-ouest » à la maison, bouge à Metz puis accueille Montpellier) mais pas sacrifié, le TFC doit se bouger les miches pour boucler une nouvelle saison chez les grands.

 

Généralement, les chroniqueurs foot ont la phrase toute faite, facile, sortant sans ordre précis des « l’important c’est les trois points », « y’a pas de plan de jeu » (mention spéciale Pierre Menès) et le fameux « ils jouent bien mieux à la maison ». Justement « parmi l’élite » (dédicace à téléfoot), les clubs ont généralement une jolie base de fans un peu bourrins mais fidèles. A l’inverse, Toulouse ne séduit pas en ses terres, le club peine à remplir ses tribunes de violet et blanc. Il s’y produit même un phénomène très rare qui veut que le club a plus de fans aux alentours de la ville et même dans d’autres départements qu’au cœur de la ville même. Alors on parle de l’oligarchie du Stade Toulousain et patati et patata mais ce n’est pas tout : depuis un bon moment (aussi loin que je me souvienne en réalité) le Tef comme on dit dans le ter-ter est loin de titiller les étoiles niveau jeu. Ben Yedder tourne à 8 buts en Ligue 1 (mais sort tout de même de deux saisons à une quinzaine de pions) jusqu’à maintenant et c’est le leader d’une équipe qui en comptabilise 28. En douze années consécutives de ligue 1, seulement deux éclairs ont fait vibrer la ville rose : 3ème en 2006/2007 puis 4ème 2 ans plus tard. Et puis c’est tout.

 

Pourtant, même si on ne s’est jamais vraiment trop inquiété pour cette équipe adepte du ventre mou, aujourd’hui l’heure est grave. Enfin un peu plus que d’habitude. En dehors des limites de la région, tout le monde se complet à taper sans vergogne sur une équipe « dénuée d’intérêt ». Par contre il faut rappeler que c’est le dernier bastion de notre belle région (la vraie hein, pas la nouvelle qui ressemble à rien) et qu’à part Toulouse, on ne peut pas dire que Midi-Pyrénées ait beaucoup de prétendants à la ligue 1 à proposer.

 

Alors arrêtons deux minutes de regarder des gentlemen se foncer dessus comme des bourrins pour aller supporter des bourrins qui sont obligés de s’éviter histoire d’éviter le rouge. Vive le ventre mou, vive les tribunes vides, vive le Téfécé !

Par Léo

A propos de l'auteur

IntheMorningMag, le webzine sur l'actualité culturelle on the rock !

Articles similaires


Laisser un commentaire