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En ces temps troublés où les questions du mariage gay, de l’homoparentalité, et plus largement de l’homosexualité font l’objet d’un débat houleux sur la place publique ; il paraissait important de faire le point sur un sujet longtemps tabou, celui de la relation entre super-héros du même sexe.

De Batman à Superman, en passant par le Coon, nombreux sont les doutes du public sur les tendances litales (qui relève du lit, du latin « litus », qui veut dire lit) de ces personnages ô combien charismatiques. Récemment, dans le cadre d’un reboot général des aventures de ces héros, DC comics a créé le buzz en révélant l’homosexualité d’un de ses personnage principaux (en l’occurrence Green Lantern) dans le but de dépoussiérer un peu l’image de ses héros, leur permettant de coller plus étroitement à l’image de la société actuelle.

On profitera  ici du fait que l’on parle de Green Lantern pour en placer une petite à Ryan Reynolds, qui l’incarna dans le plus mauvais film du genre de l’histoire, occasion qui ne représentera peut-être jamais : cet homme est un acteur médiocre et a le charisme d’une huitre après ouverture, et nous ne comprendrons jamais comment ce baltringue a pu se marier avec la sublime Scarlett Johansson (cette digression vous était offerte par l’Amicale Des Ennemis de Ryan Reynold et Hugh Jackman Associés, l’ADERRHJA).

Mais qu’en est-il des autres, voulions-nous dire avant d’être grossièrement interrompus par nous-mêmes? Resteraient-ils dans leurs placards dorés par peur de la réaction d’un public encore méfiant et des extrémistes de tous poils ?

Prenons les trois exemples cités plus haut. Et quand on dit prenons, n’y voyez aucune allusion facile à laquelle – nous devons le reconnaitre – nous sommes probablement les seuls à penser (et aussi, le mec au fond, droite, là, oui, celui qui arbore un rictus stupide quand on dit caca).

Oui, prenons Batman, qui pour de nombreux fans est symbole de courage, d’ingéniosité mais aussi de virilité. Nul ne peut nier à la vue des comics, dessin-animés et films parus au fil du temps la troublante complicité qui le lie à son célèbre side-kick, le brave Robin. Complicité qui, en son temps, fit couler beaucoup d’encre sur les forums consacrés à l’homme chauve-souris. N’aurait-il pas été préférable que le justicier milliardaire avoue son penchant pour son jeune protégé, plutôt que de jouer au père spirituel, attitude qui ne trompe personne, et semble faire beaucoup de mal au jeune homme ? On ne peut que regretter la frilosité des scénaristes qui cédèrent à la facilité de la tension sexuelle difficilement contenue plutôt que de prendre leur courage à deux mains.

D’aucuns objecteront de l’évidente attirance de Bruce Wayne pour les femmes, pour les plus connues Catwomen ou Poison Ivy (au sujet desquelles, d’ailleurs, sont dédiés de nombreux fan-arts lesbiens que je ne décrirais pas, par peur de la censure), et je ne pourrai que leur donner raison.

Doit-on pour autant exclure le petit coup en douce entre potes dans la Batmobile, loin des regards indiscrets, et à l’insu des grands pontes reniant leur attirance par peur des médias ? Je ne crois pas, et il me parait judicieux de considérer dès à présent le Batman comme étant, selon l’expression consacrée, à voile et à vapeur.

Que dire maintenant de Superman, le « manly man » par excellence ? Si sa relation avec Lois Lane est de notoriété publique, que ce soit à Metropolis ou ailleurs, que penser de la relation « je t’aime, moi non plus » qu’il entretint pendant de nombreuses années avec Lex Luthor ? Une haine aussi intense ne saurait être le fruit que d’une simple inimité, non ? On trouve d’ailleurs ce genre de dépendance malsaine dans de nombreuses autres séries comme chez les X-men avec la troublante relation entre Magneto et le professeur Xavier.

Autre indice, la gênante relation dominant/dominé qu’exhiba pendant de longue saison la série bien connue « les nouvelles aventures de Superman » entre Clark Kent et le jeune photographe Jimmy. D’ailleurs, on n’en entendit plus trop parler du Jimmy par la suite.

Sans doute le choc post-traumatique.

Et puis, tout à fait entre nous qu’est-ce que le slip passé par-dessus le collant (pour souligner le super-paquet) sinon le symbole évident de l’homosexualité refoulée du super-héros préféré des américains?

Dernier exemple, et non des moindres, le Coon, célèbre super-héros, un temps chef du Coon et sa bande avant d’en devenir l’ennemi acharné. Celui que l’on connait mieux sous le nom d’Eric Cartman, enfant de 8 ans scolarisé à South Park, Colorado, antisémite et anti-hippie notoire, ne s’est-il pas lui aussi laissé tenter par les charmes de gaie entente, malgré son discours complaisamment homophobe ?

De fait, une rumeur circulant dans son école élémentaire, rumeur obligeamment reprise par son ennemi juré Kyle Broslowski, parlerait de photos où l’on verrait le jeune homme portant ses parties génitales dans la bouche d’un Léopold « Butters » Stoch endormi. Les détracteurs de la théorie développée ici soutiendront que c’est dans le but de prouver l’homosexualité du susnommé Butters que le Coon plaçât son sexe dans sa bouche. Soit, mais le dit Butters n’est-il pas également le Professeur Chaos, super-héros lui aussi ? Cqfd.

On en profitera également pour souligner le courage des créateurs de South Park, Matt Stone et Trey Parker, dont l’humour, si souvent récusé, leur permet pourtant d’aborder tous les sujet, et notamment celui que nous sommes en train de traiter. Le personnage de Al Super Gay, protecteur des animaux homosexuels rejetés est là pour le prouver.

A la lueur de cette fulgurante démonstration, dont la limpide clarté en étonnera plus d’un (et en atterrera de nombreux autres), nous croyons pouvoir en déduire qu’un certain nombre de super-héros présente, consciemment ou pas, des signes patents d’homosexualité.

Faut-il pour autant les condamner sans états d’âme ? Les clouer au pilori ? Les vouer à l’empalement comme à la belle époque de l’inquisition ?

(L’auteur va maintenant interpeller de manière tout à fait audacieuse la partie la plus archaïque et rétrograde de nos cerveaux, le sien compris, merci de reculer, et de lui faciliter la tâche autant que possible.)

Non, partie la plus archaïque et la plus rétrograde de nos cerveaux, car être gay ne change strictement rien à rien, ne rend pas pire ou meilleur, plus con ou plus intelligent, plus stupide ou plus tolérant.

Par Matt H.

Ndla : le point de vue exprimé ici ne reflète que celui d’un cerveau malade. Merci d’en tenir rigueur.

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