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Si il y a bien une chose que moi, petit cinéphile en herbe, je ne comprends pas, c’est bien la critique outrancière du cinéma hollywoodien…

 

Bon nombre de pseudo intellectuels ne jurent que par les « films d’auteurs », et ce sont bien souvent ces mêmes personnes qui n’arrivent pas à donner une définition claire et précise de cette catégorie.
Alors oui le cinéma hollywoodien est à l’image de la société capitaliste dans laquelle il s’inscrit à savoir motivé principalement par l’aspect financier et donc le retour sur investissement positif des projets. Néanmoins, de nombreux génies, les Fincher, Nolan, Wes Anderson…héritent de dizaines, voir centaines de millions de dollars pour réaliser leurs films, s’inscrivant dans une logique purement hollywoodienne. Cela rend-il leur films « commerciaux » ? Oui, probablement. Mais est-ce gênant ? La qualité du film est-elle impactée par cet amas d’argent et par ces choix purement financiers plutôt qu’artistiques. Pas vraiment, aussi incroyable que cela puisse paraitre. Si le réalisateur, et plus généralement l’équipe du film, est talentueux, alors le budget conséquent alloué ne sera qu’une chance supplémentaire de pouvoir peaufiner une oeuvre artistique qui a un coût élevée lié à sa grande technicité.

Non, ce qui m’insupporte au plus haut point porte un nom : les reboots.

 

Qu’est ce qu’un reboot

Le terme reboot est emprunté à l’informatique et signifie redémarrer. Il s’agit donc d’un nouveau départ, d’un film dont on conserve l’histoire mais qui part sur de nouvelles bases. A ne pas confondre avec un remala jetéeke qui lui est une nouvelle version d’une oeuvre, une sorte de relecture. Bien que la distinction soit mince, le remake est souvent une adaptation bien plus libre et plus personnelle que le reboot. A titre d’exemple, Le Transporteur – Héritage (2015) est le reboot de la saga Le Transporteur (2002-2008) alors qu’à l’inverse L’Armée des 12 singes (1996) est un remake de La Jetée (1962).
A noter qu’il existe également les spin-off qui sont des déclinaisons de films existants où l’on s’intéresse à un personnage secondaire (le film Catwoman de l’univers Batman par exemple), les suites que l’on appellera « sequels » si elles se déroulent chronologiquement après le film principal ou « prequels » si elles se déroulent avant.

 

Un manque de créativité évident

Une fois que l’on a énuméré les types de films que l’on va qualifier de « non originaux », on peut s’apercevoir qu’une catégorie est clairement moins créative que les autres. En effet si tous se basent sur un univers existant, le remake va se réapproprier l’histoire sans en dénaturer les grandes lignes, mais en ayant une approche différente, parfois même opposée qui apporte véritablement à la cohérence de l’univers, le remettant parfois en cause pour mieux questionner le spectateur. A l’inverse, le reboot va conserver les bases solides qui ont fait le succès (dont le succès commercial) du film et se reposer sur les mécaniques de base ce qui rend le film bien moins créatif.
De ce fait, la plupart des projets de reboots sont donc confiés à des « yes man », des réalisateurs à la solde des studios qui ne posent pas d’objections quant aux contraintes imposées par les studios hollywoodiens et qui sont d’avantage de grands techniciens que des artistes. Ils sont donc caractérisés par une absence de prises de position et de partis pris créatifs.

 

Des films qui restent rentables

Et c’est bien là le problème. Un film comme Ninja Turtle (2014) a couté 125 millions de $ et en rapporté quasiment 500 millions. Cet exemple n’est pas isolé, ainsi Terminator : Genesys a rapporté 440 millions de $ pour un coût de 155 millions, Man of Steel quant à lui s’en sort avec un bénéfice net de plus de 400 millions de $ (le film en a couté 225 et en a rapporté 668). Nous sommes tous d’accord pour dire que ces films sont loin d’être des chefs-d’oeuvre. Mais ce qtmntui est le plus marquant c’est leur manque de créativité. Ils obéissent tous à un archétype de film vu et revu au point de devenir une caricature de lui même.
Mais encore une fois, la finalité d’un studio de cinéma, comme toute entreprise, est de dégager du profit (que les revenus du film soient supérieurs à leurs coûts). Or on vient de voir que c’est le cas pour les reboots qui jouent sur la carte nostalgie et fan service. Cela marche, et de ce fait, comment en vouloir aux studios qui voient là un moyen sûr de faire du profit. Finalement ne récolte-t-on pas les films que l’on mérite?

 

 

 

 

Par Sebastien

 

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