les-mains-sales-green-suite-5-fly

Montez sur le ring! Les mains sales vous y attendent les poings fermés, le punch prêt à jaillir dans un flow continu de jazz et de hip-hop. Un combat de titans entre deux genres musicaux qui se déchirent pour mieux se retrouver. Avec Les mains sales, le processus de paix est à vivre en live et sans concession.

les-mains-sales-damien-carduner-jazzMesdames et messieurs, retroussez vos manches, allumez vos clopes, faites vos paris : le 17 mai au Paris Paris Les mains sales montent sur le ring pour votre plus grand bonheur. Mélange acidulé de jazz et de hip-hop, le quartet parisien qui se partage entre la France, la Suisse et la Turquie s’épanouit dans le mélange des genres. On retrouve Alix Logiaco au piano, Antoine Brochot à la contrebasse, Sébastien Grenat à la batterie et Leo Seviyor à la voix.

« Notre musique est libre elle va du point A au point B en passant par plein de chemins. »

Les mains sales ou le courage de casser les codes, comme nous l’explique Leo Seviyor : « Les mains sales viennent de la pièce de Sartre en référence à l’art de l’écriture mais surtout à l’énergie dépensée pour briser les codes entre le jazz et le hip-hop. » Quand on vient titiller le rappeur à la voix de crooner des années quarante sur le terrain du hip-hop jazzy de la scène américaine – et récemment la scène française avec des rappeurs comme Rocé ou Oxmo Puccino – c’est un peu comme tenter de convertir John Lennon à la musique :  » Nos influences sont bien sûr les États-Unis, comme avec le pianiste Robert Glasper, le rappeur Mos Def, ou le batteur des Roots Quest’love ; mais on apporte tous nos influences. La grande différence avec du rap à la Oxmo Puccino, Rocé ou 1995, c’est le format. La musique jazzy s’adapte à leurs chansons alors que pour Les mains sales le flow du rappeur s’adapte à la musique. La nôtre [ musique ] est libre, elle va du point A au point B en passant par plein de chemins. »

Le show c’est un langage […] en live tu comprends à quel point le hip-hop et le jazz se parlent »

les-mains-sales-ice-coldQuand je lui évoque la métaphore du ring et la puissance du live dans le jazz ; Leo exulte:  » C’est en live qu’on s’exprime vraiment ! Le show c’est un langage, et il faut nous voir sur scène pour comprendre à quel point le hip-hop et le jazz se parlent. En concert tu retrouves des fans de texte avec des invités comme Tony Karino qui aiment la musique à l’état brut et d’autres comme Lisa Diaz qui viennent d’un milieu de musiciens. L’alchimie entre musique savante et le groove du rappeur donne une musique démocratique et nouvelle ».

« Dans les clubs parisiens le public vient écouter un travail fini, non pas une musique en création »

Bien loin de l’image d’un jazz sous antidépresseurs, le quartet espère insuffler à la scène parisienne une nouvelle énergie créative : « Malheureusement dans les clubs parisiens comme au Duke le public reste souvent assis, ils viennent écouter un travail fini et non pas une musique en pleine création. Il faudrait faire plus de place aux jeunes artistes. Avec le Jazz et le Hip-hop on vise deux publics différents, dans notre musique il n’y a pas de style élitiste puisqu’on se retrouve à la frontière. »

Pour les indécis fans de musique électro-rock, Léo Seviyor n’a qu’un mot à la bouche « Live » ; comme une invitation à vivre l’expérience alchimique sur scène avec ou sans gants de boxe. Tiens, ça tombe bien, Les mains sales sont en concert le vendredi 17 mai au Paris Paris 5 avenue de l’Opéra, entrée 7 euros!

Antonin Weber

 

A propos de l'auteur

IntheMorningMag, le webzine sur l'actualité culturelle on the rock !

Articles similaires


Laisser un commentaire