Dans le cadre de la soirée Bring Your Gigs, nous avons eu l’occasion de rencontrer un garçon qui faisait la première partie de Hyphen Hyphen : Lucas Nedellec, alias Les Filles et les Garçons.

ITMM : On t’a découvert ce soir : qui es-tu, que fais-tu, d’où viens-tu ?

Je suis toulousain d’adoption, je viens de Bergerac, une petite ville de Dordogne. Je fais mes études sur Toulouse, je suis en deuxième année de BTS assistant technique d’ingénieur. J’ai commencé la musique par la guitare, puis j’ai lancé le projet Les Filles et les Garçons il y a un an et demi. J’ai sorti quelques chansons sur internet et depuis ça a fait effet boule de neige et ça commence à prendre.

ITMM : Les Filles et les Garçons, on s’attend à trouver du monde sur scène et en réalité, tu es tout seul. Pourquoi ce nom ?

Je voulais un nom en français. L’anglais, je trouve ça banal, je voulais me démarquer. « Les Filles et les Garçons », ça attire un peu l’œil. Il y avait la chanson de Françoise Hardy aussi : « Tous les garçons et les filles ». C’est une chanson à connaître. Le nom vient un peu de là, mais l’idée c’était surtout de semer le trouble avec un effet de groupe alors qu’en réalité, c’est un projet solo.

ITMM : Donc tu fais tout toi-même ?

Je fais tout, oui, de la composition jusqu’au live. Après le live, c’est beaucoup de sound quand même, il ne faut pas se leurrer, mais il y a aussi du chant, et la guitare notamment.

ITMM : Depuis combien de temps le projet existe-t-il ?

En fait j’ai commencé en 2008 à découvrir la musique électronique. C’étaient des chansons « eight beats », c’est-à-dire des chansons un peu de game boy, avec un logiciel qui s’appelait « Fruity Loops », un logiciel pour débutant. Il y a un an et demi, j’ai découvert Ableton qui m’a permis de progresser dans les nouveaux sons, dans les effets, et de trouver un style qui me soit propre.

ITMM : Quelles sont tes influences ?

Les années 80 surtout. Ce serait facile de citer la « new wave », mais en réalité c’est ça. Après, ce sont surtout les tubes qui m’ont marqués, ceux qui restent dans le temps et que tout le monde connaît sans forcément connaître l’artiste.

ITMM : Comment travailles-tu ?

Je peux faire des répétitions quand je veux, puisque c’est dans ma chambre avec mes deux petites enceintes d’ordinateur. Ça me plaît, je n’ai pas de contraintes puisque je suis vraiment tout seul. Souvent, les groupes disent qu’il y a des tensions. Moi, tout seul … je m’énerve parfois sur moi-même, mais ça s’arrête là !

ITMM : C’est stressant de monter seul sur scène ?

Sur scène seul, non. En fait, c’est plus le fait d’arriver tout seul devant les organisateurs, de dire « bonjour », de se présenter, et de ne pas forcément être accompagné. Être dans la loge seul, avec des groupes qui sont à 4 ou 5 et qui rigolent … Du coup, pour déstresser, c’est plus difficile.

ITMM : Hyphen Hyphen, tu les connaissais ?

Je les connaissais de réputation : sur internet, les magazines, leur musique ; mais personnellement non.

ITMM : Première fois à la Dynamo ?

C’est la première fois que je viens et que je joue ici.

ITMM : Et ailleurs ?

J’ai joué dans un bar qui s’appelle « Chez ta mère » : une bonne adresse, mais qui n’est pas forcément un lieu pour les musiques électroniques. C’est plus pour le théâtre, les musiques improvisées, la chanson française … J’ai joué aussi au Connexion Live et au Saint des Seins. Et j’ai fait une date à Paris, une date à Bordeaux.

ITMM : Tu chantes parfois en anglais. Le choix de la langue dépend de quoi ?

J’ai commencé par écrire en anglais parce que je trouvais les sonorités et les mélodies plus facilement. Je trouvais ça plus simple. C’est une question de facilité de chanter en anglais. Prochainement, je vais sortir un EP chanté en français. Ce soir, c’était la première fois que je jouais un titre en français en fait. C’est ma première chanson francophone. J’essaie de mêler la musique anglo-saxonne avec un chant français. Ça m’a donné envie d’entendre Lescop, par exemple, Aline, Granville… J’ai fait un remix de Granville d’ailleurs, ainsi que d’autres artistes français, comme Bengale. Et tout ça m’a donné envie de chanter en Français.

ITMM : Tu es signé ?

Non, je suis autoproduit, je balance ça sur internet. Le premier EP est gratuit et le deuxième je l’ai mis à 3 euros, il y a 4 titres originaux et 3 remix.

ITMM : Comment vois-tu ton avenir musical ?

Si j’ai l’occasion d’en faire ma vie, je le ferai. Après ce n’est pas mon but principal d’être signé. D’ailleurs je n’y connais rien en paperasses style promotion, attachée de presse.. Je gère tout tout seul, ça se passe principalement dans ma chambre. Je réponds aux mails dans ma chambre, je compose dans ma chambre, je répète dans ma chambre … Et je dors dans ma chambre !

Propos recueillis par Agathe Roullin
Crédits photos : Bénédicte Poirier

Pour écouter Les Filles et les Garçons :

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