Cette semaine, pas grand chose à se mettre sous la dent, mais quelques films à voir, par curiosité.

Pour cette première sortie ciné, sous-rubrique que j’aurai le plaisir d’animer, je pensais qu’il était de bon ton de mettre au point deux-trois petites choses.

Inthemorningmag.com ne possédant ni l’argent ni les contacts de Libé’ ou des Inrocks, tous les films qui seront cités, commentés et jugés ici ne le seront que sur des critères totalement subjectifs, puisque nous n’avons aucun moyen de les avoir vus avant leur sortie en salle. On se basera donc sur les trailers, les chroniques déjà parues dans des médias que je jugerais intéressants, les noms et carrières des acteurs et réalisateurs mentionnés, voire même sur la couleur de l’affiche, pour ce que j’en ai à foutre.

D’aucun s’interrogeront sur la crédibilité d’une telle démarche, et je les comprends. Je répondrais que, premièrement, vu les critiques que j’ai eu la chance de lire dans le passé, je ne suis pas certain que les journaux et webzines dits spécialisés, n’en fassent pas autant, et que, deuxièmement, si vous venez ici pour vous tenir au courant de ce type d’actualité, c’est que vous n’avez pas spécialement envie de vous envoyer Télérama (ce qui fait de vous des feignasses qui devraient au moins respecter notre travail, non mais…)

 Voici donc ma sélection pour cette semaine :

 A tout seigneur, tout honneur, nous commencerons par vous parler (brièvement) du Serment de Tobrouk, la magnifique hagiographie pro-sarkozyste de Bernard-Henry Levy, qui nous explique comment il a encore une fois sauvé le monde à l’aide de sa super gourmette à la Green Lantern et de l’ex-président français. On connait le talent de BHL pour se mettre en valeur, et on ne sera donc pas surpris qu’il apparaisse dans quasiment tous les plans du film.

On se demandera à juste titre l’intérêt de ce film, si ce n’est d’illustrer le manque de talent de l’auto-proclamé philosophe, qui nous prouve encore une fois qu’il aurait mieux fait de se casser un bras plutôt que de se décider à faire du « cinéma ».

Vous aurez compris que je ne vous invite pas à aller voir cette daube, totalement subjective, narrant les aventures de Mister Permanente 1983 au pays de l’Or noir. Rien que l’affiche est à gerber. On dirait un remake cheap de Reservoir Dogs. Par contre, je vous recommande chaudement de vous renseigner sur la situation actuelle en Lybie, parce qu’on est comme ça à ITMM, on estime que la culture est avant tout le monde dans lequel elle se place.

 Le serment de Tobrouk de, par, avec, Bernard-Henry Levy

A voir quand … on est nostalgique de notre cher ancien président (celui avec les talonnettes)


Mon second choix se trouve être Le grand soir, diatribe socialo-keupon des frères grolandais Kervern et Delépine qui nous content les aventures du plus vieux punk à chien d’Europe et de son frère, vendeur en literie. Bon, franchement, moi ce genre de trip, c’est pas vraiment ma came, d’abord parce que je conchie les punks à chiens (le concept No Future à 40 ans, ça n’a aucun sens), ensuite parce que l’humour Groland de nos jours, ça va bien deux minutes le dimanche en retour de cuite, mais deux heures au ciné, c’est long.

Je sais, je sais, les gens vont gueuler, mais, cher détracteur, reconnais quand même avec moi que c’est la nostalgie du bon vieux CANAL INTERNATIONAL qui te fait parler…

Après, il parait que le film est plutôt sympa, servi par des Poelvoorde et Dupontel au mieux de leurs formes et avec une branlée de vielles gloires sur le retour assez marrantes, soit, mais franchement, ça m’emballe pas plus que ça. Si je veux voir Brigitte Fontaine faire n’importe quoi, je vais pas payer 10 euros, j’attends un festi un peu pas classe, et au moins j’aurai vu autre chose.

 Un film très attendu donc, qui surfe sur la hype Kervern/Delépine et qui fait du Kervern/Delépine. A voir, par curiosité, mais pas plus.

 Le Grand soir, de Gustave de Kervern et Benoit Delépine, avec Benoit Poelvoorde, Albert Dupontel, et plein de guests.

A voir quand… on ne s’est pas remis de « insérer ici votre groupe de vieux punks préféré »

le dernier film dont je vais traiter aujourd’hui ne me vaudra pas que des amis puisqu’il s’agit de 21, Jump Street. Et, surtout, parce que c’est celui que je serais le plus susceptible de voir. Attendez, posez ces pierres, je vous explique. Non je ne suis pas un fan de la série sur-cheap qui a révélée Johnny Depp (ce qui est déjà un crime pour certains), non, je ne suis pas un vieux jacky fan de comédies bien nazes (enfin si, un peu, mais je ne l’avouerais jamais en public) mais oui, ce film me parle.

D’abord parce qu’il est l’œuvre concertée de Phil Lord et Chris Miller, tous deux scénaristes d’How I met your mother, ensuite parce qu’il est scénarisé par Jonah Hill (qui joue également le rôle principal au côté de l’anti-charismatique Channing Tatum) et enfin parce qu’il y a dans ce film toute une brochette de guests super sympa : Ice Cube déjà, ça c’est bien old school, Rob Riggle, qui apparait dans tous les films de la génération Judd Appatow (ce qui ne connaissent pas devraient s’y mettre), mais aussi des acteurs que l’on croise quand on aime les bonnes petites sitcoms américaines comme The Office ou Park and Recreation (jetez-vous dessus, c’est très drôle). A ce propos, mention spéciale à Nick Offerman qui joue ici un flic, le génial interprète de Ron Swanson dans la série Park and Recreation, cité ci-dessus.

Alors, évidemment, on ne parle pas de grand cinéma, mais entre potes et en VO (absolument en VO, ce n’est pas discutable, j’ai vu la BO en français, on dirait un épisode de Plus belle la vie), il est possible, je dis bien possible, qu’on se trouve devant une bonne comédie, mais plutôt masculine, reconnaissons-le.

Personnellement, je sais que je verrais ce film, sûrement pas au cinéma, certes, parce que le prix me parait un peu élevé pour un tel film, mais sûrement sur un canapé avec une bière et des chips.

21, Jump Street, de Phil Lord et Chris Miller, avec Jonah Hill et Channing Tatum

A voir quand … on aime les films comme The Anchorman, Get Him to the Greek ou Stepbrothers.

 

Sortis aussi aujourd’hui:

Madagascar 3D, à voir quand… on est un enfant, ou qu’on aime les pingouins tarés

Arrête de pleurer Pénélope, à voir quand… on est une fille qui s’ennuie

Des saumons dans le désert, à voir quand… on aime le saumon, le désert, ou Emily Blunt

Couleur de peau : Miel, à voir quand… on aime la jap-anime traitant de social (un public particulier)

Une seconde femme, à voir quand… on est fan de cinéma iranien

Une éducation norvégienne, à voir quand… on aime les vieux punks scandinaves

Ich bin eine terroristin, à voir quand… on aime les road-trips avec des enfant en Allemagne de l’est. (A voir, je pense, par curiosité également)

Matt H

 

 

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