Par Matt H.

Pas trop mal cette sortie de la semaine ! Quelques films intéressants, quelques grosses daubes, en gros, ça s’équilibre pas mal.

Vous allez me dire que je me plains beaucoup, et que peu d’œuvres trouvent grâce à mes yeux. C’est pas tout à fait vrai, mais ce n’est pas tout à fait faux non plus. Sans être un expert de la critique, il me semble cependant que nous ne sommes pas spécialement gâtés cette année, niveau salles obscures. Pourtant cette semaine semble nous apporter quelques bonnes surprises, et il y en a même pour tous les goûts. J’aurais aimé parler de plusieurs autres films, mais j’en fus malheureusement empêché par une grosse flemme. Désolé .

 Le film à voir:

The we and the I, de Michel Gondry, avec plein de djeuns.

J’ai un peu l’impression en choisissant un film de Michel Gondry comme le « must see » de la semaine de passer pour un vilain petit hipster, mais c’est comme ça, j’aime bien le mec et j’aime bien son univers. Alors passons outre la crainte dévorante du jugement d’autrui, et prenons nous par les adducteurs, nom d’un petit bonhomme. Après tout, on ne vit qu’une fois.

Dans cet opus,  Gondry se lance dans un exercice un peu particulier, où l’on se voit suivre l’histoire d’une bande jeunes new-yorkais du Bronx au travers de leurs aller-retours dans le bus qui les amènent au lycée. Ça nous donne une sorte de joyeux bordel où ça gueule, ça braille, ça se bastonne et  ça s’embrasse. Le film, malgré quelques passages un peu brouillons, nous ramène  dans cette classe roulante où se jouaient et se déjouaient nos amours et haines adolescentes*.

En gros, on se laisse porter à la fois par la vitalité qui colle au film comme Robin au cul du Batman, en se laissant mine de rien envahir par la mélancolie de cette époque disparue pour nous.

Verdict : 4/5

*(Vous pourrez retrouver cette phrase en compétition lors du concours Marc Levy 2013, catégorie « citation la plus mielleuse de l’année »).

Le film à voir (quand on ne crache pas sur une grosse comédie ricaine bien grasse)

Voisins du troisième type, d’Akiva Shaffer, avec Ben Stiller, Vince Vaughn et Jonah Hill.

Amateur d’humour fin, imagé, en un mot britannique, passe ton chemin, car ici, tu arrives probablement en enfer. Pour les autres, bienvenu dans le paradis du film comique US bien graveleux servi par certains des rois du genre.

Commençons par le real’, Akiva Shaffer. Le nom ne vous dit probablement rien, et pourtant, il est une superstar aux Etats-Unis et sur le net. Pourquoi ? Parce qu’il membre du trio Lonely Island (hyper connu aux states) et fait également parti de l’équipe d’écriture du génial Saturday night live où se croisent les meilleurs comiques américains. Une seule de ses vidéo (dont dick in a box, like a boss ou I’m on a boat) compte autant de vues sur youtube que tous les Norman, Cyprien et Hugo tout seul réunis. Ce n’est pas forcément un gage de qualité, soit, mais ça pose le bonhomme.

Les scénaristes ? Evan Godberg, issus de l’académie Judd Apatow et Seth Rodgen. Oui, Seth Rodgen.

Les acteurs ? Ben Stiller, le monstre sacré de la comédie US, Vince Vaughn, un de ses acolytes préféré, et Jonah Hill, la star montante.

Bref, cette grosse production, qui a apparemment un peu de mal à démarrer outre-Atlantique est extrêmement prometteuse.

Qu’en sera-t-il ?

Moi j’irais voir.

Verdict : 4/5

Le film à ne pas voir :

Ce que le jour doit à la nuit, d’Alexandre Arcady, avec Nora Arnezeder et Fu’ad Ait Aattou

Ce film à l’air tellement naze que je n’ai absolument pas envie d’en parler. Une espèce de triangle amoureux entre un homme, une mère et sa fille sur fond de guerre d’Algérie avec, bien évidemment les drames qui vont avec. A gerber. Je vous invite à regarder le trailer, un des plus mauvais qu’il m’ait été donné de voir de ma vie, pour le plaisir d’en dire du mal. Le mec qui a monté ça devrait être pendu, sans rire. Comme celui qui a fait l’affiche.

Pour conclure, c’est à cause de daubes comme ça que le cinéma français a mauvaise reputation.

Verdict : 0,5/5

Autres flims :

Des hommes sans lois, à voir … quand on veut connaitre la vraie origine du mot Bootleg. (3/5)

LOL USA, à voir … jamais, jamais, jamais, non, jamais (0/5)

Camille redouble, à voir… quand la nostalgie de ses 16 ans devient trop forte (4/5)

Le jour de la grenouille, à voir… sans commentaire (1/5, juste pour le titre)

Ombline, à voir … seulement quand on aime Mélanie Thierry (s’il y en a) (2/5)

Boy, à voir… quand on a envie de se changer les idées et de voir autre chose (4/5)

La dette, à voir… quand on se passionne pour les répercussions de la chute du mur en Pologne (3/5)

 

 

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