13 Février

Comme chaque mercredi, certains films quittent nos écrans pour laisser place aux nouvelles sorties. Triste sort puisque certains ont le droit de rester. Mais c’est la dure loi du chiffre, de la critique et surtout du public. Pour cette semaine du 13 février, c’est une vingtaine de longs métrages qui se bousculent dans les starting-blocks. A la rédaction, on a tout passé à la moulinette et on vous offre donc notre sélection de la semaine ici :

Passion de Brian De Palma

Pitch : La jeune Isabelle travaille sous les ordres de l’élégante, puissante et fascinante Christine. Cette dernière profite de son ascendant pour l’entraîner dans un jeu de manipulation pervers. A moins que ce ne soit le contraire.

Il faut le voir parce que : 

-Le duo Noomi Rapace (Millenium) / Rachel McAdams (Jeux De Pouvoir) semble fascinant et séduisant. Il rappelle celui de Naomi Watts / Laura Harring dans le brillant Mulholland Drive de David Lynch.

Brian De Palma revient avec ses thèmes de prédilection comme le voyeurisme et la manipulation.

-Le chef-opérateur du film José Luis Alcaine n’est autre que le directeur de la photographie de Pedro Almodovar. On peut donc s’attendre à de belles images mais surtout à de très beaux portraits de femmes.

Goodbye Morocco de Nadir Moknèche

Pitch : Sur un chantier qu’elle dirige, Dounia et son amant trouvent des tombes chrétiennes du IVème siècle. Cette découverte va bouleverser leur vie et surtout permettre à Dounia de quitter le Maroc. Mais un des ouvriers du chantier disparaît.

Il faut le voir parce que :

-On retrouve l’actrice Lubna Azabal (Incendies) qui a une magnifique présence devant la caméra et qu’on souhaiterait voir davantage sur nos écrans.

-Le film traite en partie d’un sujet sensible qui est toujours d’actualité :  celui du mariage inter-religieux ; un homme musulman ayant le droit d’épouser une femme non-musulmane mais l’inverse n’étant pas possible.

-Le film s’oriente à la fois sur l’amour, le social et le polar. Tout ça porté par un certain féminisme puisque le rôle clé est une femme autoritaire et indépendante. Le mélange suscite forcément la curiosité.

Antiviral de Brandon Cronenberg

Pitch : Syd March est employé au sein d’une clinique spécialisée dans la vente et l’injection de virus destinés aux célébrités. Parallèlement, il pirate les virus en se les injectant ; jusqu’au jour où il est contaminé par la maladie qui a tué la star Hannah Geist.

Il faut le voir parce que :

-Brandon n’est autre que le fils du réalisateur canadien David Cronenberg dont on aime le travail. Donc tel père, tel fils.

-Si vous voulez quelques sensations fortes, les scènes barrées du film pourront vous en donner et particulièrement les plans montrant des piqûres puisque les aiguilles rentraient véritablement dans la peau des acteurs.

-L’idée de départ est très intéressante et a rarement été exploitée au cinéma. Après avoir vu ce long métrage, je pense que vous n’aurez plus peur de tomber malade. Ou peut être l’effet inverse si le pitch fonctionne. A bon entendeur.

Oups, les malheureux oubliés à ne pas voir : Les Misérables de Tom Hooper et Flight de Robert Zemeckis.

Lucille C.


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