Et ça n’est pas une simple expression ici. A peine remise de la Semaine du Rock, pour vous chers lecteurs, je me suis littéralement jetée dans la fosse aux lions présente mercredi 30 Mars à la salle de Ramonville.

Report d’une véritable expérience sonore et visuelle, d’une boom de fin de Colo pour adultes.

J’arrive à 21 heures au Bikini.

La salle est plongée dans une lumière rouge d’où surgissent quatre scènes qui se font face et pour cause, la Colo est un soundsystem quadriphonique composé des groupes Papier Tigre, Electric Electric, Pneu et Marvin, concept original né durant le Festival Rayon Frais en 2010.

Les quatre formations proviennent de la scène noise underground qu’elles agrémentent indépendamment à leur façon. Le trio nantais de Papier Tigre est orienté punk expérimental. Le duo de Montpellier (Marvin) se décrit plutôt hard rock electronic. Pneu (trio de Tours) envoie du math rock et les trois strasbourgeois d’Electric Electric jouent du post-punk electronic.

Je me dirige au centre des quatre scènes où l’espace pour le public paraît bien petit à voir le monde déjà présent dans la salle et celui qui se grille une cigarette sur la terrasse. L’ambiance risque d’être collée/serrée, caliente sauce noise. Et ce n’est rien de le dire. La foule s’étoffe aux alentours de 21h15 et on commence à être de plus en plus proches pour finir effectivement collés les uns aux autres. Le nez sous l’aisselle de son voisin instaure rapidement une ambiance bon enfant.

21h30, début des hostilités avec la batterie rageuse de Papier Tigre sur laquelle viennent se caler les trois autres percu’, les cinq guitaristes et les deux claviers. C’est parti pour deux heures de gros noise rock à travers un tout nouveau répertoire réalisé à l’occasion d’une résidence de quatre jours à la salle nancéienne, l’Autre Canal (petite pensée pour les copains de Nancy ! ).

Le public se chauffe petit à petit pour devenir une véritable arène.

On se laisse alors porter par les mouvements de vagues qui nous conduisent tantôt devant le batteur de Pneu, au centre de la fosse pour se retrouver face au guitariste de Papier Tigre. La complicité entre les différents musiciens, d’une puissante efficacité, nous fait vivre un match de ping-pong sonore. Le quartet de batteries plaque des montées magnifiques qui aboutissent sur une explosion de riffs rendant le public complètement dingue.

colo 2 ok

Les morceaux s’enchaînent sans répit. Les onze compères adoptent la technique des parents qui épuisent leurs gosses afin qu’ils dorment bien la nuit. On se heurte à des Tee-shirt trempés, des vestes et des verres volent au-dessus de la foule… Joyeux bordel que met en place La Colo.

Le show se finit sur un rappel plus connoté transe avec pour seule lumière, une ampoule au plafond qui virevolte au dessus de la foule. Atmosphère concert squat sous lumière blanche.

colo ok 3

A la fin du dernier morceaux, ce sont des yeux écarquillés, des sourires, des tapes dans le dos à coup de « Whoua ! C’était énorme ! » qui expriment l’expérience sonore unique, à part entière, exceptionnelle que nous venons de vivre.

Si l’occasion vous en est donnée, n’hésitez pas. Allez voir La Colonie de Vacances. Vous vous en souviendrez longtemps.

Merci à Murailles Music.

Crédit photo : (c) Julien Chazo

Toutes les photos du concert juste ici.

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