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Tout le monde connaissait Kim Jong-Il, le joyeux plaisantin qui dirigea pendant des années la riante Corée du Nord, mais depuis sa mort, pleurée dans toutes les démocraties populaires qui se respectent, c’est son fils Kim Jong premier qui a pris la relève. Une certaine idée du népotisme à la coréenne.

Les années 2010 sont décidément une sale époque pour les gens de bien : Khadafi, Ben Laden, Thatcher ; toutes ces personnes, souvent contestées mais toujours respectées, et qui ont su apporter joie et bonheur aux populations du monde, ont succombé. Parfois sous le poids de l’âge et des soucis, parfois sous le poids de la lassitude face à un univers qui ne les comprends pas, mais plus souvent encore sous le poids d’un missile sol-air s’écrasant avec un à-propos suspect sur leurs palais.

Et parmi eux donc, se trouvait le petit père du peuple coréen, le regretté Kim Jong-Il. Héritier de son père, le brave Kim Jong savait s’occuper des siens, et c’est peu de le dire. Comment ? En restant à l’écoute, évidemment,  en anticipant les besoins également  et en employant la technique brevetée (façon de parler) par l’URSS au temps de sa splendeur dite du « ce que vous ne connaissez pas ne peut pas vous manquer ».

D’aucun objecteront que l’on ne peut que difficilement cautionner une tactique pareille, notamment quand elle s’applique en priorité à la nourriture, mais nom d’un chien, chacun est libre de gérer son pays comme il l’entends, non ? Et puis, franchement, vous m’expliquerez vous comment on peut financer sa quatorzième villa si l’on doit en plus nourrir tous ces pauvres… Moi-même, il m’arrive de priver mes rats de laboratoire de sommeil pendant plusieurs jours. Certaines études scientifiques ayant prouvé que ça les rendait vachement plus joueurs. Etudes qui sont cependant réfutées depuis 1945 avec la plus grande vigueur par le monde de la science, il est de mon devoir de le reconnaître.

Bref, à sa mort, c’est son fils, Kim Jong (pas très original, c’est vrai) qui lui succéda. On s’interrogeait sur la motivation de ce jeune apparatchik, bel homme en diable malgré un léger embonpoint, mais l’on fut vite rassuré tant il semblait calquer ses pas dans ceux de son glorieux paternel. Bon, c’est vrai qu’on aurait pu espérer un léger changement dans le style, parce que bon, d’un point de vue strictement esthétique, on a un peu l’impression que la Corée du Nord est restée bloquée en 1962, mais ne jugeons pas trop vite, on a encore le temps de voir venir…

Pourtant, et c’est tout à fait regrettable, il fait depuis quelques mois l’objet d’une campagne extrêmement négative initiée – comme on s’en doute – par les chiens capitalistes américains et japonais. Je ne reviendrais pas sur la malignité inhérente à ces « gens », ils firent de même pour Saddam Hussein et Fidel Castro, mais je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi. Y’a même pas de gaz en Corée du Nord !

J’ai vu traîner sur l’Internet  un certain nombre de vidéos,  posts et autres satires le faisant passer pour un pitre, se moquant parfois même de son physique. C’est très désobligeant, et pas très drôle. Sans compter qu’il faut quand même faire attention avec ce genre de blagues faciles : on s’est beaucoup moqué à l’époque de la petite taille du chancelier Hitler ou de l’empereur Napoléon, et sans remettre en cause l’excellent travail des ces deux grands personnages, des visionnaires qui, avant l’heure, ont œuvré pour la formation d’une Europe unie, on a vu que cela avait donné lieu à quelques débordements regrettables dont se sont emparés les esprits chagrins pour dénigrer un bilan finalement très positif…

En plus, et je peux vous mettre dans la confidence, j’ai personnellement rencontré Kimi (oui, je l’appelle Kimi, désolé, mais que celui qui n’a jamais tutoyé un haut dignitaire Khmer rouge me jette la première pierre) à une réunion des amis de l’Axe du mal, et je peux vous certifier que c’est un garçon très agréable dont le caractère volontiers primesautier à égayé le repas. Il faut avouer que l’ambiance avait été passablement refroidie après que Mahmoud eu encore fait une petite crise anti-Israël…  Vous le connaissez Ahmadinejad, on le laisse dix minutes avec un micro et une bouteille de rosé, et il ne peut s’empêcher d’en remettre une couche. C’est marrant les deux-trois premières fois, mais à force, ça lasse un peu. Même Dieudonné avait l’air embarrassé, c’est dire.

Enfin bref, le problème  c’est qu’à force de crier sur tous les toits que Un est un vilain, on va vraiment le mettre en rogne, et on est tous d’accord pour dire qu’un mec comme ça  dont les problèmes d’ego font passer Nicolas Sarkozy pour un modèle d’équilibre, n’est pas vraiment le genre qu’il faut énerver  Le fait qu’il ait en sa possession quelques têtes nucléaires me pousse également a vouloir m’en faire un ami.

C’est donc en toutes franchise, et absolument pas parce que j’ai envie d’arriver jusqu’à trente ans pour voir si c’est vraiment aussi marrant la vie quand on vieillit  que je le clame, je t’aime Un, d’un amour profond, sincère, et respectueux.

Alors, si tu décides un jour de te venger de l’occident, et je le comprendrais tout à fait à ta place, je te prierais de te rappeler ma belle déclaration et d’éviter de viser la région toulousaine. Ou alors, essaie de me prévenir un peu avant, histoire que j’ai le temps de fuir en Argentine ou au Brésil, ces terres d’asile peu regardantes sur le passé des immigrants.

Matt H.

P.s.: cet article est ironique, cela va sans dire, mais j’ai toutefois remarqué dans de précédents posts que cela allait mieux en le disant. Je m’excuse donc par avance auprés des anciens nazis pour les moqueries sur leur regretté Führer. C’est facile, et pas très gentil.

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