L’équipe d’ITMM se propose, en toute modestie, de faire un point chaque semaine sur les sorties ciné du mercredi. Sur la base du « pourquoi oui » et « pourquoi non » la rédaction vous donne son avis concernant des oeuvres pas encore vues.

Attendez vous donc à des opinions tout en a priori et subjectivité.

 

 

 

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– Alien : Covenant –

Pourquoi tous les doutes sont permis.

Après un très décevant Prometheus, après une tripotée de films plutôt très moyens voire carrément nuls ( Robin des Bois, Cartel, Exodus, American Gangster…), Ridley Scott est de retour avec un nouvel épisode de la franchise Alien. La promotion, la hype inhérente à ce genre de projet en ferait presque oublier que le frère de feu Tony n’est pas sur une pente ascendante en terme de Cinéma, d’écriture et plus simplement de vision artistique ou d’une quelconque recherche dans sa mise en scène. Loin de nous l’idée de tirer un trait sur tout ce qui a pu faire sa renommée depuis le début de sa carrière mais force est de constater que la flamme n’est plus là, que les projets auxquels il voit son nom associé ne sont plus ce qu’ils étaient et que même les fans d’Alien de la première heure ont particulièrement chier sur les incohérences et le manque d’intérêt de Prometheus (on passera sur la bouse de Jeunet qui ressemble à une anomalie dans la saga générale). Si la direction artistique semble revenue aux basiques, à un respect certain du matériau d’origine, on ne peut que s’interroger quant au résultat général de ce qui ressemble à une potentielle nouvelle déception.

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– Message from the King –

Pourquoi on tient peut-être là un « gros morceau ».

De Message From the King je dois avouer que je n’ai pour informations que son casting et cette bande-annonce pour le moins prometteuse. Aucun article français ou étranger lu à ce sujet, aucun échos quant à la qualité elle-même du film et pourtant…Pourtant ce que l’on peut en voir dans le trailer est particulièrement encourageant. Le casting tout d’abord donne particulièrement envie, composé qu’il est de comédiens confirmés ou non mais ayant tous pour point commun de dégager un charisme certain. L’atmosphère semble travaillée, la photographie tout particulièrement, et la violence présente dans les images qui nous sont données de voir a cet air graphique tout en restant réaliste. On parlait encore la semaine dernière du concept de « revenge movie » et bien celui-ci semble exactement coller à ce genre. On regrettera la communication française autour de Message From the King qui a absolument voulu le comparer à Drive (un classique français éprouvé que de toujours vouloir faire dans le name-dropping plutôt que dans l’analyse un minium constructive, cf. Only God Forgives et tout un tas d’autres longs-métrages) même si l’on n’est pour l’instant pas vraiment capables de savoir si ce parallèle est justifié. Ce que l’on sait en revanche c’est que si le film tient ne serait-ce que la moitié des promesses entrevues dans la bande-annonce on devrait avoir affaire à un truc pas trop dégueu.

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– Problemos –

Pourquoi Eric Judor continue à nous (me ? ) faire rire.

Les Mots d’Eric et Ramzy, la vhs du spectacle au Palais des Glaces, H, La Tour Montparnasse Infernale…A la fin des années 90, les fans d’humour absurde régressif, répétitif et blindé d’improvisation avaient trouvé en Eric et Ramzy leurs dieux, leurs exemples, les inventeurs d’expressions et de mimiques qui allaient les suivre jusqu’à maintenant. Un duo culte pour les personnes nées dans les années 80-90 et qui n’a jamais cessé d’avoir une actualité, avec plus ou moins de réussite mais toujours avec cette âme et cette démarche qui restait un minimum sincère. On a toujours senti que même si les projets n’étaient pas toujours ceux qu’ils espéraient au départ, les deux comiques avaient le mérite de sembler s’amuser devant les caméras. Occultons le cas Ramzy Bedia, qui a lui aussi tenté et réussi pas mal de choses en solo et concentrons nous sur le sujet du jour, Eric Judor. Ce dernier, sans Ramzy, a décidé d’insister dans ses rôles sur la côté sale con, lâche, ridicule, prétentieux et égoïste de ses anciens personnages. Moins idiot mais plus manipulateur tout en semblant avoir un vrai mauvais fond très mal caché à ceux qui l’entourent, ce renouvellement semble puiser son inspiration directement dans des personnages tels que Michael Scott ou David Brent (les versions US et UK du personnage principal de The Office). On sent depuis maintenant un moment le poids de ces références dans le jeu de Judor et ce n’est pas pour nous déplaire. Et l’on parle de tout ce pan de sa carrière sans évoquer sa rencontre ô combien essentielle avec Dupieux, génie français de l’absurde qui, n’ayons pas peur des mots, a su révolutionner le Cinéma de papa. Bon, soyons honnêtes, il y aura toujours ce côté Madeleine de Proust qui empêche de le juger à se juste valeur et si l’on voulait être tout à fait objectif il faudrait admettre que l’on souhaiterait le voir endosser un autre type de personnalité dans un futur proche pour totalement pouvoir le juger en tant que comédien. En attendant ce qu’il fait il le fait bien et c’est à peu près tout ce qu’on lui demande.

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