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C’est le 22 mai,  que l’équipe (enfin « l’équipe » c’est vite dit, on évoquera plutôt un rédacteur habitué des soirées toulousaines et un historique du site) d’Itmm assiste, à la Dynamo (soutien à la Dynamo!) à son premier live des Dancers in Red. Alors oui, pour des toulousains, même d’adoption, ça la fout mal de jamais les avoir vus en concert.

En effet, ces jeunes gens n’en sont pas à leur galop d’essai et lorsque l’on habite dans le coin il y a de fortes chances d’avoir déjà eu ses oreilles chatouillées par leur rock totalement old school et ultra référencé. C’est pour la sortie de leur EP, I’d Rather be Red qu’ils investissent la scène de la Dynamo (soutien à la Dynamo!). Quelques nouveaux titres à nous faire découvrir donc. Notamment le fameux Great Fires dont nous avons déjà partagé le clip (mais un rappel n’est jamais inutile donc vous pouvez le retrouver, juste là).

Arrivés sur les lieux c’est Gabelt qui nous attend sur scène. Le concert est commencé depuis 10 minutes a priori et ça envoie bien. Le son est plutôt bien propre, tout est bien executé, rien à dire de ce côté-là. Cependant un léger problème m’assaille. Toutes leurs chansons ressemblent à des reprises. Des bonnes reprises de bonnes chansons mais des reprises quand même. Ici et là on peut entendre ce qui ressemble à The Strokes, Arctic Monkeys, The Fratellis, entre autres…

Mais il faut bien commencer quelque part et il semble évident que les petits jeunes de Gabelt ont du talent.

Place maintenant à Dancers in Red. Grosse énergie, grosse présence, bonnes instrus, bonne voix, bon jeu avec le public. Les compos sont efficaces (une constante au cours de cette soirée on dirait) et les trois membres du groupe prennent plaisir à être là. Et c’est tant mieux parce que dans le rock on peut généralement considérer que prendre du plaisir sur scène c’est un tiers du travail de fait (si si, une étude scientifique a été menée à ce sujet, à la Harvard Business School of Echec, en 1996). Le concert était donc de qualité, les acteurs principaux motivés et le son relativement propre. Cependant pour Dancers in Red le même problème que pour Gabelt se pose. Peut-être un peu trop référencé tout ça. Les influences ressenties sont celles d’artistes que j’aime pas mal, là n’est pas la question mais mélanger un peu tout ça avec un univers qui leur serait propre devra être la prochaine étape à passer. Quoi qu’il en soit, l’avenir est à eux et on ne va pas leur reprocher d’avoir de bons goûts en matière de rock. Cependant et même si j’adore The Libertines, The Kills et autres formations anglo-saxonnes j’attends tout de même de les entendre débarassés de toutes les petites voix de leurs idoles qui semblent trotter dans leurs têtes (mention spéciale à une chanson dont le titre m’échappe mais qui ressemblait beaucoup trop à I Get Along, The Libertines).

De plus, pointer uniquement les défauts (enfin, LE défaut, de mon point de vue) de la soirée serait d’une grande mauvaise foi. C’est pourquoi j’insiste sur la qualité et l’efficacité des compositions qui ont émaillé cette release party. Batteries énergiques, grattes saturées et voix justes. Et c’est tout de même plutôt très important.

En revanche, et parce que j’aime bien être chiant, il me semble que ceux qui doivent se remettre en question étaient dans le public… Quelle mollesse pour une soirée rock, quelle fatigue semblait se dégager de la majeure partie de la salle. Les groupes (particulièrement Dancers in Red) ont pourtant bien tenté de réveiller tout le monde mais cela semblait trop ambitieux pour les gens tout mous qui peuplaient la salle. Alors on peut trouver plusieurs raisons à cet état de fait. L’horaire de la soirée qui a peut-être empeché les uns et les autres de faire un apéro suffisamment consistant, le fait que cela se passe un jeudi soir peut-être…En fait non, ces excuses ne sont pas vraiment valables, mettons plutôt ça sur le dos d’une partie des spectateurs qui étaient venues très calmement, sans volonté d’en découdre ni de se lâcher. Parce que les groupes eux, ont fait le boulot…

Merci à Gabelt, à Dancers in Red et à Léa aussi.

Arnaud

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