L’équipe d’ITMM se propose, en toute modestie, de faire un point chaque semaine sur les sorties ciné du mercredi. Sur la base du « pourquoi oui » et « pourquoi non » la rédaction vous donne son avis concernant des oeuvres pas encore vues.

Attendez vous donc à des opinions tout en a priori et subjectivité.

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Bridget Jones Baby

Pourquoi ce film trouvera son public.

La réponse aurait pu se trouver dans la qualité du scénario, du jeu des acteurs, de la mise en scène ou encore dans le fait que ce long-métrage soit susceptible de répondre à une quelconque attente mais ce n’est pas dans ces points que se trouve l’argumentation (à charge) à venir. Non, si Bridget Jones Baby va trouver son public c’est parce qu’avec un film de merde vient toujours un public de merde comme le dit le célèbre adage datant du 5 Octobre 2016. Entendons-nous, le public dont il est ici question n’est pas la totalité de celui qui se rendra dans une salle obscure pour découvrir le troisième volet des aventures inintéressantes de ce personnage interprété par Renée Zellweger. On ne compte pas ici les gens s’étant trompé de salle, ayant été traînées de force au cinéma ou n’ayant tout simplement rien de mieux à foutre que de dépenser minimum huit euros pour ce qui ressemble à un épisode d’ Une Famille Formidable sur grand écran. On parle ici de toutes ces personnes, auto-proclamées femmes fortes, indépendantes, rebelles, voire même féministes pour celles qui ne comprennent vraiment pas le sens des mots qu’elles emploient. Ces personnes-là ne sont au final que des victimes d’un système qui leur jette en pâture, de temps à autre, une oeuvre prônant, en surface et de manière totalement superficielle, les valeurs précédemment citées. Ces mêmes personnes qui se ruent dans les salles au moment des sorties de 50 Nuances de Grey ou encore de Sex and The City 2 en croyant effectuer un acte militant alors que le seul féminisme qu’on leur propose/impose ne tient qu’à boire du vin « entre filles » en parlant de ces « mecs dont on a pas besoin pour s’en sortir ». Au final, dans ces films qui se battent pour savoir lequel est le moins qualitatif, tout ce qui compte est bel et bien de se trouver un mec, de pas finir seule et, par conséquent, de répondre positivement aux sollicitations pour le moins patriarcales de la société passée et présente. Preuve que l’on est dans le Cinéma de « pétasses », la présence au casting de Patrick Dempsey, sorti pour l’occasion de ce que l’on pensait être une retraite bien méritée après toutes les merdes qu’il avait du endurer pour Grey’s Anatomy.

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Miss Peregrine et les Enfants Particuliers

Pourquoi Tim Burton est susceptible de relancer une carrière cliniquement morte depuis un moment.

Soyons tout de suite clairs, on ne croit absolument pas à un retour de Tim Burton vers un Cinéma de qualité. Pas après avoir vu tout ce qu’il a sorti depuis quelques temps maintenant et encore moins après avoir vu quelques images de son nouvel opus. L’univers ici développé semblait propice, pourtant, à une rédemption pour celui qui n’a de cesse de décevoir tous ceux qui sont exposés à ses films, même ses plus fervents admirateurs. Miss Peregrine ressemble à un X-Men gothique et horrifique mais a l’air de partir dans tous les sens tout en restant vide de substance, comme presque tous les films de Burton au final. Bon, on chipote parce qu’en fait, toutes les oeuvres de Burton ont une substance, une morale, un sens pas du tout caché et c’est toujours, absolument toujours, le même. Les gens « originaux », « différents », sont plus intéressants que les autres. Si on est difforme, moche, mis à l’écart d’une manière ou d’une autre par la société alors on intéresse le maître du gothique à pas cher. Le gothique cheap, le gothique qui ne se mouille plus depuis Edward aux Mains d’Argent. On sait que Burton va nous livrer un truc pas terrible avec son dernier film mais au moins on ne pourra plus parler de déception tant les attentes autour de sa personne se sont dissipées depuis un bon moment déjà. D’autant plus qu’on y est vraiment pour rien, on avait absolument compris son message dès ses premiers films, c’est simplement qu’il est inutile de nous le resservir tous les ans et par le biais de longs-métrages tous plus mauvais les uns que les autres.

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Une Vie entre deux Océans

Pourquoi Derek Cianfrance mérite d’être suivi au bout du monde, voire plus loin, les yeux fermés.

Si tout se passe comme prévu elle est là la sortie de la semaine. Pourquoi ? Tout simplement parce que Derek Cianfrance est responsable de deux des plus beaux films de ces dix dernières années, voire même de ces cinquante dernières années, voire même… On parle ici de Blue Valentine, chef-d’oeuvre, claque, beauté alternant le chaud et le froid avec une maîtrise tant de la mise que de la direction de deux acteurs en tous points parfaits dans leurs rôles respectifs (Ryan Gosling et Michelle Williams). Tant par son thème que par son montage et sa chronologie, Blue Valentine tenait du génie, le vrai, le beau, le pur, celui que l’on voudrait voir en tous temps, partout. Un film d’amour à voir, que vous soyez seul ou en couple (il vous fera du bien et du mal, quelle que soit votre situation du moment), ne serait-ce que pour ça…

Quelques années plus tard c’est avec The Place Beyond the Pines que Derek Cianfrance a su se faire un nom auprès du « grand public ». Quiconque a vu ce film l’a aimé, pour diverses raisons, toutes justifiées. Le thème de l’héritage, central, aura su parler à tous et les performances de tous les acteurs présents au casting auront réussi à rendre les enjeux de ce film encore plus importants pour son public. Une oeuvre complète, intergénérationnelle, allant au bout de son propos et confirmant, à l’époque, que Derek Cianfrance était un metteur en scène sur qui on ne pouvait que compter pour quelques dizaines d’année encore.

En deux films il a mis tout le monde d’accord mais reste malgré tout aujourd’hui encore un peu trop « confidentiel ». On espère qu’avec son nouveau film, Une Vie Entre Deux Océans il s’imposera définitivement comme LE mec à suivre dans le Cinéma d’aujourd’hui. Et tout ça après seulement trois longs-métrage…

 

 

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