L’équipe d’ITMM se propose, en toute modestie, de faire un point chaque semaine sur les sorties ciné du mercredi. Sur la base du « pourquoi oui » et « pourquoi non » la rédaction vous donne son avis concernant des oeuvres pas encore vues.

Attendez vous donc à des opinions tout en a priori et subjectivité.

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– Camping 3 –

Pourquoi on en a marre de tirer sur Fabien Onteniente.

Fabien Onteniente est, à l’heure où nous écrivons ces lignes, sans doute l’un des pires metteurs en scène français. Il ne s’agit pas simplement de sa manière de diriger ses comédiens ou de déplacer sa caméra en fonction des différents plans, non. Il est question d’un tout, d’une écriture fainéante à une morale artistique qui laisse à désirer. Le mec a pour principale caractéristique de s’emparer d’un sujet qui marche bien ( Jet-Set, Trois Zéros etc…) et dont l’adaptation au ciné ne fait aucun doute quant à la réussite financière engendrée, d’en faire un scénario d’une bêtise absolue avec des vannes qui ne fonctionnent jamais (on passe sur les clichés misogynes, homophobes, condescendants présents dans toutes ses « oeuvres ») et de recruter des mecs bankables pour mettre tout ça dans la boite. Le résultat est toujours le même, ses films bénéficient d’une promo gerbante, le mec a toujours l’air content de lui et le box-office le lui rend bien, exception faite de Turf ( bien fait pour ta gueule, fallait pas embarquer Chabat et Baer dans ta chute ). Ce Camping 3 ne fera pas défaut au reste de la filmographie du triste sire et sera à n’en point douter une grosse merde qui fonctionnera auprès d’un certain public, visiblement trop stupide pour comprendre qu’on se fout de sa gueule depuis trop longtemps.

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– Conjuring 2 : Le Cas Enfield –

Pourquoi le film d’horreur est devenu hype.

Autrefois sous-genre ou étant simplement la propriété de quelques maîtres indiscutables ( Romero, Carpenter…) le film d’horreur est aujourd’hui un genre à part entière que l’on pourrait même parfois qualifier de « grand public ». Un comble si l’on y pense bien. Après une mode, pas forcément encore passée, des metteurs en scène espagnols, on a aujourd’hui affaire à une généralisation, à une banalisation de l’horreur au Cinéma. Pas un mois ne passe sans que l’on puisse découvrir un nouveau long-métrage bénéficiant d’une belle promotion et d’une belle distribution en salles. Parfois c’est pour le meilleur et souvent c’est pour le beaucoup moins bien. Le premier volet de Conjuring était de très bonne facture et se plaçait dans la catégorie de ces films qui ont compris que faire peur n’était pas question que de jump scares putassier ou n’avalanche d’effets spéciaux mais qu’il s’agissait plutôt de savoir installer une ambiance glauque, malsaine et, surtout, au sein de laquelle on ne pouvait pas se sentir en sécurité. Tant que le film d’horreur/épouvante continuera à obéir à des visions de véritables metteurs en scène armés de volontés artistiques assez nobles plutôt qu’à des producteurs faisant appel à des « yes men » sans âme il sera considéré comme un genre à part entière. Attention tout de même aux franchises ( Rec, Paranormal Activity…) ou aux spin-offs ( Annabelle…) qui rodent et sont souvent le symbole d’une décadence à venir…

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– Ninja Turtles 2 –

Pourquoi ce volet sera le bon.

Les Tortues Ninja et le Cinéma c’est une histoire…compliquée. Le premier volet est encore aujourd’hui considéré comme le meilleur ce qui, quand on l’a vu, veut quand même dire que les attentes n’étaient pas énormes. Pas un très mauvais film, non, juste un long-métrage pour enfants dans la veine d’un Karaté Kid qui se prend moins au sérieux. Le deuxième volet était une insulte envers la jeunesse ( plus débile et carton-pâte tu meurs) et le troisième n’était ni plus ni moins qu’une bouse raciste et gênante, même pour moi qui devait avoir 8 ans à l’époque. On a eu droit il y a moins de dix ans à un animé relativement moyen et finalement, il y a peu, c’est Michael Bay qui a relancé une franchise qui en avait bien besoin. Franchise qui redevenait bankable, évidemment. Ce premier volet produit par « monsieur explosions » souffrait d’un évident manque de rythme et ne ressemblait au final qu’à une grande scène d’exposition. Beaucoup ont également fustigé l’esthétisme des tortues mais je ne rentrerai pas dans ce débat car il concerne surtout des « réacs » capables de s’indigner pour visiblement n’importe quoi. Ce nouveau numéro des aventures des chevaliers d’écailles s’annonce en revanche sous les meilleurs auspices avec les arrivées de Bebop et Rocksteady, de Casey Jones ( malheureusement joué par le très mauvais Stephen Amell, vu dans la non moins très mauvaise série Arrow ) et surtout, surtout de Krang. Oui, c’est du fan service et oui on s’en fout à un point que personne ne peut imaginer. Une telle franchise DOIT faire du fan service, c’est exactement ce qu’on lui demande. A voir la bande-annonce on peut également penser que le rythme sera bon et la mise en scène bien assurée. Pas besoin de pousser trop loin une quelconque analyse qui évoquerait la cohérence du récit ou la bêtise de l’ensemble car pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris on parle ici de tortues mutantes qui font des arts martiaux, ont un maître rat, font du skate et mangent des pizzas…

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