L’équipe d’ITMM se propose, en toute modestie, de faire un point chaque semaine sur les sorties ciné du mercredi. Sur la base du « pourquoi oui » et « pourquoi non » la rédaction vous donne son avis concernant des oeuvres pas encore vues.

Attendez vous donc à des opinions tout en a priori et subjectivité.

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– Mauvais Sang –

Pourquoi parler d’un film vieux de 30 ans qui aujourd’hui se voit offrir une nouvelle jeunesse avec une copie restaurée.

Toutes les semaines de nombreux longs-métrages, plus ou moins anciens se retrouvent à l’affiche grâce à un dépoussiérage en règle (en région parisienne principalement mais également dans certains cinémas dits « indépendants » ou encore « d’auteurs », ce qui est toujours réducteur). C’est aujourd’hui le cas de Mauvais Sang, film de Leos Carax sorti en 1986 (une année décidément responsable de nombreuses réussites) et mettant en scène, entre autres, Denis Lavant et Juliette Binoche. Si l’on vous en parle c’est principalement pour évoquer le metteur en scène lui-même, trop absent, peut-être pas assez productif pour certains, sans doute trop sombre et difficilement lisible pour le grand public mais presque toujours auteur de chefs-d’oeuvres pour qui aime réellement le Cinéma. Un véritable auteur, au sens noble du terme. Un homme qui a toujours eu du mal avec les grands médias de manière générale et le cirque entourant la communication faite par et pour les masses. Mauvais Sang c’est aussi l’occasion de (re)découvrir Denis Lavant, sans doute l’un des acteurs les plus doués de sa génération, malheureusement (pour ceux qui ne le connaissent pas) lui aussi peu présent sur le devant de la scène, trop peu appelé pour des projets « grand public » susceptibles de le faire connaitre du plus grand nombre. Un choix de sa part, tout à fait respectable, et qui n’entrave en rien la qualité intrinsèque de ses performances, toujours justes, souvent physiques, jamais à côté. Les choix de carrière de Carax et Lavant ne sauraient être discutés tant ils ont eu pour résultats de véritables réussites.
Voilà l’occasion pour ITMM de vous conseiller l’un des plus beaux films de ces dernières années, Holy Motors. Ce dernier réunit lui aussi Leos Carax et Denis Lavant dans un trip totalement halluciné à la beauté indiscutable et au propos ne pouvant que ravir les amoureux du 7ème art.

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– Morgane –

– Pourquoi Kate Mara risque d’avoir du mal à voir sa carrière décoller.

Il n’y a encore pas si longtemps, nul n’aurait su dire jusqu’où était capable d’aller Kate Mara. Présente à la télévision dans des séries aussi cultes que House of Cards et American Horror Story elle commençait également à se faire un nom sur grand écran mais de manière un peu plus compliquée tant ses choix s’avéraient les uns après les autres fort discutables. Jugez plutôt, Iron Man 2, Transcendance ou encore Les 4 Fantastiques (la dernière version, celle qui arrive à être pire que le film mettant en scène Jessica Alba et cet acteur sans charisme dont personne ne connait le nom, même pas à Hollywood) soit une belle brochette de nanars qui étaient pourtant destinés, au départ, à être de gros succès (commerciaux mais pas artistiques visiblement). Des choix somme toute totalement pourris qui auraient pu s’avérer judicieux si Kate Mara avait su tirer son épingle du jeu, réussissant par la même à être la seule chose à sauver au sein du film. Il n’en a malheureusement rien été, son jeu minable et monolithique participant au final aux ratés dans lesquels elle avait été engagée. Morgane ne semble pas faire exception et ressemble à s’y méprendre à une bonne grosse bouse. Il ne faudrait pas non plus que le fait de voir le nom de la soeur aînée de Rooney Mara (nettement plus talentueuse) à l’affiche soit synonyme de film à chier. On n’en est malheureusement pas loin…dommage et triste pour une actrice qui n’a que 33 ans.

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– Radin –

Pourquoi on en revient toujours au même point, à la même analyse, aux mêmes critiques non constructives.

Toutes les semaines une nouvelle comédie française vient nous rappeler à quel point nous sommes chanceux d’avoir le choix quand il s’agit de prendre une décision avant d’entrer dans une salle de cinéma. Radin ressemble à s’y méprendre à un lot de grosses merdes que l’on n’a que trop vu, depuis trop longtemps. Les acteurs sont interchangeables, les metteurs en scène et les scénarios également. Le pitch du film tient dans son titre, Dany Boon joue un mec radin, voilà. Alors forcément on va voir des quiproquos, des gags gênants, des acteurs secondaires castés à l’arrache parce qu’on avait plus de sous (argent qui n’a pas été investi dans les décors ou un quelconque scénario, on s’en doute) et par dessus tout une promo totalement injuste quand on sait à quel point un film galère à se faire distribuer et que l’on voit lesquels ont droit à tous les honneurs, sur tous les supports, dans tous les médias. Le meilleur argument en défaveur du film c’est encore son réalisateur, Fred Cavayé qui nous le donne avec cette magnifique déclaration lui qui voit ses films comme des « films du dimanche soir, ludiques et destinés au spectateur ». Si ça ce n’est pas un appel à attendre la diffusion de Radin sur petit écran et plus précisément sur TF1 (pour les plus téméraires).

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– Les Sept Mercenaires –

 

Pourquoi un remake peut parfois ressembler à une bonne idée.

 

Les Sept Mercenaires est un classique du cinéma à l’ancienne, un de ces films que l’on a vu gamins, quand on jouait encore aux cow-boys et que l’on n’était pas de jeune adultes se comportant comme des connards blasés, encore capables que l’on était d’apprécier un divertissement si celui-ci était de qualité, beau à voir et raisonnablement haletant. A l’époque déjà, un casting quatre étoiles était réuni (bien plus culte que celui de cette version) avec Yul Brynner, Eli Wallach, Charles Bronson, James Coburn et Steve Mc Queen notamment dans les rôles principaux. On retrouve ici Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke et Vincent D’Onofrio (entre autres) ce qui est loin d’être dégueulasse même si le talent d’Ethan Hawke n’a de cesse d’être remis en question d’un film à l’autre tant ses choix sont…bizarres. On retrouve ici quoi qu’il en soit une bonne grosse production hollywoodienne bien léchée, une mise en scène qui a l’air de faire le boulot avec Antoine Fuqua aux manettes et un rythme qui semble suivre celui de l’oeuvre originale. On serait presque tentés de redevenir des enfants et d’aller voir ce que ça donne, vraiment.

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