Que n’ai-je sauté de joie en découvrant que M. Clark allait lâcher une nouvelle galette en Avril (on est en mai ? ah bon ? ben j’attendais de le voir en concert pour donner un avis… et paf !). C’est donc le 2 Avril qu’est sorti ce nouvel album, Iradelphic (Label Warp Records). Un nom bien particulier que j’ai cherché à analyser : tout d’abord « Ira », pour irradié surrement, car quand on voit la pochette, on comprend qu’elle a souffert d’une mauvaise exposition. Ensuite, « delphic », peut-être pour elfique, parce ce qu’il y a à l’intérieur est très beau (et c’est beau un elfe normalement, je ne parle pas ici d’Orlando Bloom ou autre, mais de la vraie elfe blonde, bien élancée et à forte poitrine ). Mais là je divague, je diverge. Et dix verges, c’est beaucoup pour un seul homme.

Nous avions déjà eu droit à un titre quelques semaines avant la sortie de l’album, «Com Touch»,où l’on sentait bien la patte Clark. Une mélodie déformée, lancinante et très mélancolique qui nous amenait petit à petit vers une autre avant de finir sur un trip de beats complétement barré (oui, c’est Warp !).

Iradelphic commence donc sur « Henderson Wrench », guitare acoustique à la mélodie obsédante, qui accompagne toute la chanson. On voyage entre diverses scène où la gratte résonne de façons différentes à chaque  fois. L’album continue son cours, et ma première réflexion est qu’il est très calme par rapport au précédent (Totems flare – 2010), mais il s’enchaine bien, car après 2 ou 3 écoutes, je ne suis pas lassé. C’est beau, mélancolique et incroyablement bien ficelé. On voyage sur tous les titres : la preuve avec la chanson « Secret » où des mélodies latines arrivent en milieu de morceau puis laissent place à un son électronique vraiment puissant, pour enfin se terminer par la guitare acoustique qui amène et finit tous les morceaux de l’album. Celle-ci est vraiment le leitmotiv’ de l’album, prétexte à Clark pour lancer ses chansons.

Tristesse ensuite avec le morceau « Skyward bruise/descent », mélodie planante avec « Broken kite footage » et enfin symphonie en 3 actes avec « The Pining », où Clark renoue avec ses anciens albums.

Finalement, l’artiste se montre à la hauteur de l’exercice, tant Iradelphic est superbement agencé. Les mélodies sont toujours aussi répétitives mais tellement mélancoliques qu’elles nous procurent de bien agréables sensations. Et l’ajout de la guitare donne à cet album une touche de naturel parfaite.

En résumé, Chris Clark est à Iradelphic, ce que le calme est à la volupté.

 

Concert de CHRIS CLARK :

Pour conclure cet article, je parlerais rapidement du concert au Bozar de Bruxelles. NUL, NUL, NUL !!! Nous avons eu le droit à 1h30 d’un spectacle affligeant, où rien ne ressemblait à ce que fait la bête en album, quelle déception! J’ai même failli monter sur scène afin de dire au DJ : « vas-t-en vil manant et laisse la place au vrai Clark », mais c’était bien lui.

En gros, si vous n’aimez pas l’album de Chris Clark, allez le voir en concert, mais si vous l’aimez, économisez, préparez-vous un thé et écoutez tranquillement sa discographie.

POPOL

Clark – Secret (Iradelphic – 2012) :

 

Clark – Black Stone :

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