Par Popol et Hellisha

Nous avons profité du Festival de Dour pour interviewer le groupe belge The Experimental Tropic Blus Band. Blues/Rock poisseux à tendance punk, Boogie Snake (chant/guitare), Dirty Coq (guitare/chant) et Devil d’Inferno (batterie), distillent une musique crado qui nous ramène dans la moiteur punk des 80’s. Depuis 1999, ces Liégeois en mettent plein la gueule aux spectateurs qui ne viennent pas pour s’assoir et passer un moment de détente dans le calme :

ITMM : Première question qui nous taraude : Qu’est-ce que viennent faire les Tropics dans votre nom de groupe ?

Boogie Snake : En fait c’est facile on aime le soleil et les noix de coco… sans déconner le mot Tropic c’est plus pour rappeler les origines de la musique rythmée en général et surtout du rock. Etant très influencé par la musique noire à la base, le rock retrouve ses origines dans ces pays traversés par les tropiques. Tout ça pour savoir d’où vient nos influences et notre musique.

ITMM : Concernant cet esprit black, votre dernier album s’appelle Liquid Love en référence à un club de rencontre exclusivement black situé non loin du studio où vous avez enregistré (à New York en Mars 2011 au NY HED studio). Il vous a marqué ce club ?

Devil d’Inferno : On commençait l’enregistrement dans le quartier de Brooklyn et on venait de bouffer une pizza dégueu’ juste en face de ce club et un type nous a proposé de venir boire des coups à l’intérieur. On est rentré dans ce club…

Dirty Coq : Enfin… on nous a d’abord fouillé puis on est passé au détecteur de métaux. On était les seuls blancs dans ce bar et au fond, il y avait une salle de danse ou les filles frottaient leurs culs sur la bite des mecs… littéralement, mais tu vois y avait rien de sexuel c’était vraiment pour danser.

ITMM : Justement pour l’enregistrement de cet album vous avez eu comme producteur M. Jon Spencer (Jon Spencer Blues Explosion, ndlr). Grand monsieur, mais comment vous avez réussi à choper le bonhomme ?

Devil d’Inferno : Là ç’a été un concours de circonstances et on y est allés au culot. On a contacté Jon Spencer parce qu’on était sur de nouveaux morceaux et il nous a demandé de lui filer une démo. On a enregistré des sons en une journée et on lui a envoyé. Il a dit ok ! On est partis à New York du coup.

ITMM : Dans la revue de Dour de ce matin il y avait une interview de vous où vous crachez littéralement sur quelques groupes (Black Box Revelation, Malibu Stacy, Dan San et les Fils de Teupuh) en les traitants de tapettes ! Vraiment ?

Dirty Coq : C’est quoi cette interview ?

Boogie Snake : Si, si on l’a faite… Mais c’est totalement amical. C’est pour la déconne à part peut-être pour les Fils de Teupuh…

Dirty Coq : C’est quoi ce nom ?!

Boogie Snake : Ouais les Fils de Teupuh ! (rire)

ITMM : Qu’est-ce qui vous convient le plus : Rock poisseux ou Blues poisseux ?

Dirty Coq : Ouais rock poisseux, je préfère… ouais rock, définitivement rock !

Devil d’Inferno : Ah moi je préfère Blues poisseux.

Boogie Snake : Ben moi ce sera Rock-blues poisseux !

ITMM : Une question elle est pour toi Dirty Coq : tu joues sur scène de la/ta bite électrique (avec un câble Jack dans le calbar). On t’as vu y jouer à la fête de la musique à Bruxelles et elle a fait le tour des écrans géants – ta bite (voir article ici). Mais niveau public c’était plutôt famille et détente … pas de retenue ?

Dirty Coq : Attends me parle pas de ce concert, c’est pas dans mon habitude, mais y avait une caméra je croyais que c’était pour une émission ou pour une rédif’. Je savais pas qu’il y avait des écrans géants et que ça passait en direct. En plus Albert est même pas venu …

ITMM : C’est une révélation scène ou studio ta bite ?

Dirty Coq : C’est une révélation studio, les autres adorent quand je joue avec ma bite (rires)…

ITMM : C’est votre combientième festival à Dour ?

Boogie Snake : 5 ou 6ème festival. Et on l’a aussi fait en tant que festivalier. A l’époque je me rappelle on pouvait acheter des tartines de chocos aux habitants devant leur maison.

Dirty Coq :
Et y avait aussi dans le camping les dealers : Ils étaient avec leur drapeaux énormes, t’allais là-bas et ils te vendaient d’la drogue.

Devil d’Inferno : Même si Dour ça a beaucoup changé ça reste un festival ou tu découvres…

Dirty Coq : Plein de drogues !

ITMM : Vous avez fait quoi in the morning ?

Devil d’Inferno : J’ai amené ma fille à l’école.

Dirty Coq : J’me suis occupé de mon fils en attendant la Baby Sitter.

Boogie Snake : J’ai joué à la console avec mon fils.

Rock’n’roll !

Vidéo : The Experimental Tropic Blues Band – “Those Dicks”

A propos de l'auteur

IntheMorningMag, le webzine sur l'actualité culturelle on the rock !

Articles similaires


Laisser un commentaire