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A l’occasion de la sortie en DVD/blu-ray d’Interstellar, voici une review un peu particulière et hautement subjective du film « événement » de 2014.

Je préfère prévenir tout de suite, derrière ce titre, qui aurait pu être le nom du nouvel épisode de South Park ou encore du dernier article de Vice, se cache un jugement totalement subjectif avec une bonne dose de mauvaise foi. J’assume.

 

En toute objectivité, Interstellar est un film plus que correct. En revanche, on est loin du chef d’oeuvre annoncé qui semble faire l’unanimité parmi les critiques spécialisées et les spectateurs.
En fait, le long-métrage a deux qualités :  des acteurs convaincants (et en particulier ce cher Matthew McConaughey) et une photographie magnifique.

 

Le fait qu’il soit faussement compliqué avec sa timeline alambiquée pourrait être une critique mineure compte tenu de la thématique science-fiction. Mais voila, il en fait trop. Sérieusement. Trop de dialogues, d’action, de rebondissements…de temps morts aussi car ce film de près de 3h est très mal rythmé ce qui fait que, par moments on s’emmerde ! Honnêtement j’avais jamais ressenti ça devant un film de Nolan (et pourtant j’ai vu Inception).

 

De plus, cet espèce de cliché de Nolan à toujours vouloir faire dire à ses personnages ce qui se passe à l’écran m’horripile à un point…
Résultat, c’est faussement compliqué, une sorte de branlette intellectuelle et en plus on t’explique pourquoi ( pour être sûr, que toi jeune spectateur lambda, tu comprennes pour ensuite te sentir valorisé, flatté, d’avoir saisi une telle complexité profonde superficielle ).

 

La goutte d’eau qui fait que je m’insurge contre ce « chef d’oeuvre » et passe par la même occasion pour un connard prétentieux est celle qui a vu de trop nombreux critiques associer Interstellar à 2001 l’Odyssée de l’espace.
Non, les 2 films n’ont rien en commun. Si le 1er est très dense niveau dialogues et possède un scénario complexe à rebondissements, le film de Kubrick a pour lui une histoire simple et épurée ainsi que très peu de dialogues ce qui lui permet de donner un poids supérieur aux images.

 

Alors oui, heureux sont les « hipsters » pouvant faire rentrer Interstellar dans leur top 3 des films de tous les temps. Ben pour moi, il rentre même pas dans le top 3 des films de Nolan, ni même dans le top 3 des films de SF en fait…

D’ailleurs, voici 2 petits tops 3 (et non, cela ne fait pas un top 6 !).

#TOP 3 des films de Nolan

 

N°3 : Le Prestige, parce que ça se passe à Londres et que ça parle de magie.

N°2 : The Dark Knight, parce que Batman c’est génial, et que Frank Miller de toute façon, à la base c’est génial (si tu connais pas, regarde Sin City, adapté d’un de ses autres comics).

N°1 : Memento : parce que c’est un vrai puzzle psychologique, et parce que c’est LE vrai chef-d’oeuvre de Nolan.

Ils auraient pu y être : The Dark Knight Rises, mais on lui préfère le 1er.

Following : Une sorte d’esquisse post-Memento, avec un scénario tout aussi brillant.

#TOP 3 des films de SF

 

N°3 : Moon : parce qu’un huis clos sur la lune ça claque.

N°2 : Eternal sunshine of the spotless mind : parce que Jim Carrey, que ça parle d’amour et que ça réussit pourtant à surprendre

N°1 : Star Wars : parce que !! Et si on doit choisir un épisode on choisit le Vème

 

Ils auraient pu y être : 2001 bien sûr, mais on l’avait déjà cité. Matrix mais seulement le 1er. Les films de Terry Gilliam ou ceux de Tim Burton. Le 5ème Element, (en plus tout le monde adore Bruce Willis) ou encore Snowpiercer, un petit film à moitié américain, à moitié chinois coréen adapté d’une BD française.


 

 

Interstellar en DVD, Blu-ray et édition collector, à partir de 20€ ( a priori)

 

 

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