7 mois après Arts Martiens, si t’en re-veux, y’en re-n’a.

...IAM

…IAM

Il y’a peu de temps, on vous parlait d’Arts Martiens, le très bon retour à la source du groupe, 7 mois après l’équipe Marseillaise revient avec sa suite : …IAM

Ça faisait déjà quelques jours que les fans s’agitaient avec le trailer annonçant le « dernier » album d’IAM. D’où les remous compréhensibles des nouveaux et anciens à l’idée d’être laissés seuls avec des lyricistes à la Booba… Et outre le formidable espoir d’intégration que ce dernier représente pour tous les analphabètes et autres Nabilla’s, on peut comprendre l’inquiétude.

Mais rassurez vous braves gens, si l’album est effectivement le dernier de leur contrat avec Def Jam, les darons du rap français ont précisé qu’ils ne comptaient pas arrêter la musique pour autant (reste à savoir pour nous la forme que cela prendra).

Au départ, cet album aurait du s’appeler Arts Martiens Vol.2 ; abandonné par souci de non-confusion, c’est pourtant de cela qu’il s’agit. En effet sur les 3 mois passés à enregistrer à NY, le groupe est revenu avec un stock de sons sous le bras bien plus conséquent qu’on ne l’imaginait. Si les plus intemporelles et « à la source » sont signés sur le 1er, la bonne réception de celui-ci par les fans (à juste titre) et la barre des 100 000 exemplaires leur a permis de nous délivrer cette galette presque « bonus » faisant place cette fois à l’actualité et à un aspect plus « street ».

L'album était déjà caché dans la pochette d'Arts Martiens...

L’album était déjà caché dans la pochette d’Arts Martiens…

On retrouve la patte de Khéops et du tonton Imhotep à la prod, mais ici les instrus « classiques » de l’esprit du groupe se relaient avec des thèmes plus minimalistes et de grosse lignes de basses (on pense à « C*A*S*H » et « Fuck le refrain » et ses sonorités proche de la trap). Moins de références à l’École du Micro d’Argent malgré quelques samples de « Demain c’est loin », mais le tout est évidemment saupoudré de scratchs délicieux, histoire de ne pas oublier non plus les bases.

Comme d’hab aussi Akh et Shurik’n envoient du lourd. Du story-telling de « Peines profondes » et de l’amour du Hip Hop sur « Poudre de briques rouges », on passe dans le vif du sujet sur pas mal de titres :

« Le suppo pénètre sans effort, quand on l’endort avec un concombre, un porc et un canard mort » (« Que fait la police ? ») ;

« Peu importe ce qu’il y a écrit dans les colonnes, Guerlain on l’emmerde on a grandi à l’eau d’Cologne » (« Muzik »)

Mais pas que. Chez IAM l’humilité et l’introspection restent aussi de mise :

« J’ai pas le courage de ceux qui vouent leurs vies à une cause ; Le monde déconne toujours, ma prose à pas changé grand chose. » (« Médailles »)

 

Arts martiens finissait sur une « Parade pour un dernier coup d’éclat », …IAM s’achève sur « Renaissance »… Et je sais pas quelle gueule celle-ci aura, mais je sais que je devrais être encore là pour vous en parler.

 

Avec 16 titres, le groupe le plus honorifique du rap français nous régale encore, en libre écoute ce we (et donc dispo sur le p2p dans l’heure…) l’album sort ce lundi. On sera là également vendredi au bikini (Toulouse) pour un concert qui s’annonce monstrueux.

C’est déjà complet et on vous avait prévenu alors démerdez vous, la tournée est pas encore finie. IAM non plus.

 

Les darons brandissent toujours l’étendard.

Les darons brandissent toujours l’étendard.

 

par l’Aveugle


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