On l’attendait ce dernier weekend de Juin, un peu comme l’arrivée du messie. Premier festival de l’été, ITMM a couvert les 3 jours du 17ème festival Garorock et ce pour votre plus grand plaisir malgré nos foies et poumons endommagés par les abus liés aux apéros démarrés trop tôt.

© La Clef 1

15h30, nous arrivons en terre marmandaise, et commençons notre périlleux voyage du parking jusqu’au site du festival, on ruisselle de sueur, tout en sachant que le mot « douche » est à bannir de notre vocabulaire pendant ce weekend. Après la découverte du camping aux couleurs Quechua et la mise en place de nos abris de fortune, sonne l’heure de l’apéro alors qu’au loin résonnent déjà les notes de Bengale et Fat Freddy’s Drop mais bon il fallait faire un choix et nous avons fait le bon : huche mas !

Bad Religion : retour aux sources

bad religion - garorock



La soirée très chargée du vendredi commence pour nous par Bad Religion, ce qui nous met directement dans l’ambiance. 
Bad Religion c’est avant tout le groupe qui nous a fait découvrir le punk rock avec NOFX et Offspring, donc une très grande attente de leur concert.
Du début à la fin les américains nous ont envoyé tout ce qu’ils avaient de mieux dans leur grand répertoire avec une précision rythmique impressionnante pour des punk rockeurs. 
Niveau présence scénique, ce n’est pas des gros sauts dans tout les sens mais on ressent le plaisir et la  motivation de donner le meilleur. On voit de très nombreux sourires durant le live sur les têtes des musiciens, ce qui encourage la foule a multiplier les pogos. Après un arrêt obligatoire pour recharger nos verres, il est temps de se diriger vers la scène Garonne pour le concert d’Asaf Avidan.

bad religion - garorock

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Asaf Avidan : une voix hors du commun

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Première remarque évidente, la plaine de la Filhole se transforme en marée humaine dont une grande majorité féminine pour la prestation d’Asaf Avidan. Ça se bouscule gentiment pour approcher au plus près du chanteur israélien.
Celui que l’on compare à Janis Joplin ou encore Jeff Buckley, ceci dû à la hauteur et au caractère rauque de sa voix hors du commun, entre en scène accompagné du groupe folk The Mojos.
Le live est à la hauteur de notre espérance, c’est agréable à écouter. Cependant quelque chose d’étrange se produit, sous l’influence de cette musique, certaines festivalières viennent se coller à nous, ce qui n’est pas pour nous déplaire et rajoute une touche de chaleur humaine. D’ailleurs ITMM devrait réaliser une étude pour expliquer ce phénomène.
 Néanmoins on regrettera des baisses d’intensités à quelques moments dans le live. 
Mention spéciale a l’interprétation de « One Day » :  dès les premières notes du morceau nos oreilles ont subi de lourdes pertes, à cause de la crise d’hystérie véhiculée par la majorité féminine. Asaf laisse chanter la foule durant les refrains et il n’y a réellement qu’un mot qui puisse totalement qualifier ce moment : puissant !

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Wax Tailor : le trip-hop au sommet de son art

wax taylor - garorock

Ce qui est original au Garorock, c’est surtout la présence des deux scènes principales côte-à-côte, c’est donc rapidement que nous nous dirigeons vers le concert du dj trip-hop français. Le concert démarre mais la foule a du mal à réagir, peut être à cause de l’heure un peu tardive à laquelle il est programmé, et surtout que les sud africains de Die Antwoord sont en pleine préparation sur la scène voisine. Mais pour le dj français, ce n’est qu’une formalité et c’est ce qu’il veut prouver en balançant ses meilleurs tubes, pour le plus grand plaisir des festivaliers qui commencent à danser et chanter notamment sur le titre « Que Sera » ; on est pas passé loin de la correctionnelle mais en variant les styles Wax Tailor a su rattraper le coup en envoyant du gros son avec de bons jeux de lumières. C’est dans ces moments là que nous pouvons mesurer les années d’expériences de ce dj talentueux.

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Die Antwoord : la révélation Zef

antony chardon - die antwoord - garorock

La plaine est plongée dans le noir et une musique limite flippante nous envahit, pas de doutes, Die Antwoord arrive. A cette intro se mêle une mélodie au piano et là c’est l’explosion : Yo-Landi, Ninja et Dj Hi-Tek entre sur la scène et entament leur set avec « fok julle naaiers ». La foule est complètement réceptive à cet hip-hop zef et commence à bouger au rythme de ce son que les sud africains sont les seuls à ma connaissance capables de proposer. Un savant mélange de styles allant de l’électro, au rap en passant par le dubstep. La voix suraigüe de Yo-Landi est impressionnante et alterne entre trois langues différentes : l’anglais, l’afrikaans et le xhosa qui est un dialecte d’Afrique du Sud. Certains auront reconnu sans hésitation la reprise de Mim’s à la sauce sud af, « This why i’m hot ». Le groupe continue sur sa lancée avec son dernier titre sorti récemment « Cookie Thumper » et les basses lourdes font trembler le sol, y’a pas à dire on est en train de se prendre une grosse claque. Ils achèvent leur set avec leur seul titre uniquement instrumental « Never Le Nkemise » qui part sur une base techno très violente pour s’achever sur du bon dubstep dont seul Dj Hi-Tek a le secret. Mais la foule en redemande et scande à pleine voix le nom du groupe qui n’hésite pas à revenir pour leur ultime morceau tant attendu, « Enter The Ninja ». Ce fût pour nous une des meilleures prestations de ce festival tant sur le plan musical que sur la prestation scénique.

© La Clef 3 - die andwoord - garorock

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Vitalic VTLZR : Renversant !

© La Clef vitalic - garorock

La douleur au niveau des jambes commence à se faire sentir, mais il en faut plus que ça pour nous abattre. A cœur vaillant rien d’impossible, c’est donc tout naturellement que nous nous envoyons sans ménagement plusieurs whiskys pour oublier qu’on en chie un peu et se concentrer sur le concert de Vitalic. Une immense boule avec divers jeux de lumières a été installée derrière le dj ; on notera aussi la présence d’une batterie et d’un clavier sur le coté de la scène, encore une fois pas de surprises, on va s’en prendre plein la tronche. Alors que les premières notes de « la mort sur le dancefloor » viennent bercer avec une certaine violence nos oreilles engourdies, un fin crachin s’abat sur la plaine. C’est vrai, un festival sans pluie n’est pas un vrai festival surtout lors du Garorock. On en a vu d’autres, et ne reculant devant rien on se jette pour un bain de foule bien sympathique. Le duo batteuse et dj envoie vraiment du lourd ; après bien entendu le célèbre titre « Stamina » que Vitalic jouera deux fois dans son set tant la foule se déchaine, nous quittons avec un certain regret le concert pour rejoindre la scène ou le dj anglais Far Too Loud joue en simultané. Cependant qui dit festival, dit rencontres et apéros et c’est pour cela que nous ne sommes jamais arrivés à la scène du Trec tant l’appel du gobelet vide était insoutenable.

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Birdy Nam Nam, la valeur sure

birdy nam nam - garorock

Pour finir, on se rend devant la scène où doit se produire Birdy Nam Nam, dans le but de terminer la soirée en beauté.
Crazy B, Dj Pone, Little Mike et Dj Need arrivent un par un et commencent leur set assez lentement. Ils gardent en réserve leurs grands classiques The Parachute Ending, Abesses et autres Trans Boulogne Express, Jaded Future et Defiant order. En soi un très bon live de Birdy Nam Nam qui n’a pas laissé le public indifférent grâce à notamment de magnifiques duels entre les différents djs.

On remercie l’équipe du Garorock pour leur gentillesse et pour les accréditations.

Crédit photos « La Clef ».

Par François et Fabien

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