Comme tous les ans la musique se fête partout dans la capitale. Pas un morceau de rue ou un bar qui n’ait pas prévu de faire péter les watts. Pour cette nouvelle édition le Fair  nous a conviés à venir assister à leur événement place Denfert-Rochereau où vont se produire, pendant une partie de la nuit, 4 groupes qu’ils soutiennent activement.

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Hyphen Hyphen : Tribal Rock

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Le concert étant organisé en partenariat avec Ricard S.A Live Music, on a vite fait de se frayer un chemin dans le coin VIP pour commander nos 2 premiers verres, et comme par miracle la pluie qui ne cesse de s’abattre sur Paris a enfin décidé de se calmer. Les premiers accords claquent alors on se précipite voir le premier groupe. Les Hyphen Hyphen n’en sont plus à leur premier coup. Déjà présents dans de nombreux festivals l’été dernier, ils continuent de faire parler d’eux notamment grâce à leurs performances scéniques. Leurs traditionnelles peintures de guerres sur le corps, ils font leur entrée en scène et lâchent les fauves. La batterie et les claviers résonnent dans tout le 14ème et la voix de Santa nous colle des frissons. Le niveau est clairement annoncé, cette soirée sera rock ou ne sera pas. Environ 40 min de concert mené a toute allure par des artistes possédés par leur musique (à en juger par leur jeté de cheveux digne des plus grands fans de métal) le public ne s’attendait certainement pas à voir un premier groupe aussi complet pour ouvrir cette soirée. Tout le monde est ravi en espérant que la suite soit au niveau.


Hyphen Hyphen – Baby baby sweet sweet

 

Aline : ça ne passe toujours pas

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Prochain groupe à passer donc sur la scène et je ne suis pas leur plus grand fan. Enfin, précisément je ne suis pas un grand fan de leur style car en ce moment ils ne sont pas les seuls à nous bassiner à grand coup de cold wave française inspiration Daho. Mais professionnalisme oblige, je vais quand même me faire une idée de ce que ça peut donner sur scène. Verdict : je n’ai toujours pas changé d’avis. Passons sur le style des membres du groupe qui est lui aussi inspiré des années 80 et qui a du faire frémir d’envie les plus hipsters de la foule. Musicalement c’est fade, linéaire et daté. Que l’on s’inspire d’un style c’est une chose mais reproduire la même chose c’est assez navrant. Une présence scénique qui a beaucoup de mal à exister malgré les vannes plutôt bonnes du chanteur à la foule. Bon encore une fois, c’est le style musical qui me déplaît. Pour avoir discuté un peu avec le leader à la fin du concert il est très loin d’avoir la grosse tête et il s’amuse toujours autant de voir des gens apprécier sa musique. Ouf, tout n’est donc pas mauvais dans ce groupe.


Aline – Deux hirondelles

 

Sarah W_ Papsun : Une voix angélique

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C’est la découverte de cette fête de la musique. Un groupe de 6 garçons influence rock psyché sur fond de grosses percussions. La claque vient cependant du chanteur qui chante à mi-chemin entre le lyrique et le rock. Les musiciens sont précis et le concert ne perd pas une seule fois en intensité. Malheureusement nous ne pourrons pas voir l’ensemble de leur prestation.


Sarah W_Papsun – Drugstor Montmartre

 

Stuck in the sound : Le renouveau

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On les connaît bien les Stuck in the sound. Ça doit bien faire 5 ou 6 ans qu’ils arpentent tous les festivals en tant que jeunes talents. Jusqu’à présent leurs lives n’étaient pas vraiment à la hauteur de ce que l’on pouvait entendre sur les albums. Une véritable énergie rock gâchée sur scène par un éparpillement global et une tendance à se donner des attitudes pour trouver de la crédibilité. Mais il semblerait qu’aujourd’hui, ça y est ils aient enfin trouvé leur place. Le concert est géré du début à la fin d’une main de maître par José Reis Fontao leader du groupe qui mène le show tel un chef d’orchestre dopé au Jack Daniel’s. Les autres membres sont parfaitement en place, ça balance des gros riffs, ça saute, et pour une fois ce n’est pas prétentieux. José se permet même de re-booster le public en demandant pourquoi à Bastille il y a plus de bruit alors que les groupes la-bas ne font que des balades. Plutôt drôle, ça a le mérite de mettre un dernier coup de pression au public qui finira en pogo face à la scène, le tout dans la bonne humeur et la transpiration rock ‘n roll.


Stuck in the sound – Pursuit

 

Article : Thibaut Tayo

Illustration : Colette – http://colettelafarfelue.wordpress.com/

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