(Résumé d’une infiltration au pays de l’accord de puissance)

L’été c’est bien. Il fait chaud, le soleil brille, on se désaltère. Mais c’est aussi la période des tubes de l’été. Mélodies rythmées, paroles insensées. Presque à base de « Popopopop » j’ai envie de dire.

 

Le festival Xtreme Fest 2015 proposait une affiche rayonnante composée de formations internationales !

Voir l’article de présentation ici <———-

Alors quoi de mieux qu’une bonne dose de métal pour contrer cette niaiserie assourdissante que sont les fameux « tubes de l’été » .
L’appel d’une bonne mousse se faisant sentir, l’accès à la scène fut rapide. Ma place récupérée j’ai décidé de me positionner devant la scène extérieure.

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John Mégasaure Crédits photo j.iversenc photography

 


  •  VENDREDI

C’est seul que je me suis lancé à la conquête d’une contrée presque oubliée, la scène punk-rock et métal de la région Albigeoise.

Dès l’arrivée au parking le ton est donné. Le bourdonnement sourd des amplis résonne à vous en faire péter les tympans, les festivaliers discutent du programme autour d’un pack. « Petit » détail sympa, une énorme mascotte est présente pour vous accueillir. Le lézard gonflable de 15 mètres de haut, comme un majordome, vous accueille dans cet événement singulier dans la région.

Le public est encore timide, certainement le temps de s’acclimater… Je vais donc commencer par Black Bomb A ce groupe de punk hardcore français actif depuis 1995 qui déchaîne ses guitares sur la scène indoor de la Maison de la Musique. Un énergique Mary (voir la vidéo) qui rebooste toute la salle, et le tour est joué, la motivation de tous les spectateurs est regonflée à bloc !

J’ai envie de tout casser, d’hurler, de me déchaîner comme un animal, de rentrer dans le pogo ! Mais, je suis tout seul, alors je mate la prestation du haut du balcon presse. Le cœur y est…

S’ensuit la présentation du groupe Black Label Society qui tient ses promesses. Je trouve juste dommage dans un événement de ce genre qu’il n’y ait pas plus de débordements, j’attendais tellement plus de brutalité, de sauvagerie. Mais bon, au moins l’organisation est tranquille et c’est pas plus mal.

Bien sûr en ce qui concerne le public du festival, il tient toutes ses promesses. Bières, cheveux gras et chants gutturaux furent bien de la partie. En revanche la tranche d’âge était étonnamment large, ce qui fait plutôt énormément plaisir !

Finissons-en avec la soirée du vendredi.

 

 

 


 

  • SAMEDI

En arrivant sur place je décide de faire un petit tour au camping pour une simple vérification de la célèbre « ambiance parking ». Eh bien je ne peux pas dire que ce soit folichon, il n’y a pas grand monde.
Je fonce donc au sein de l’Xtremefest pour ressourcer mes oreilles en accords de puissances. Ma soirée débute sous le signe du son incisif des guitares de D.R.I., groupe de punk américain qui lance la soirée avec un pogo bon enfant sous forme de ronde dansante, un peu musclée. Oui messieurs il s’agit bien d’une Ronde Infernale. Le bassiste est un fin connaisseur de la blague potache et jouera même un morceau complet avec une bouée à tête de canard autour de la tête.

 

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La Ronde Infernale Crédits photo j.iversenc photography

Il fait chaud.

Passons à un groupe non moins musclé, Cannibal Corpse. Le professionnel du rot guttural. Je plaisante à moitié, je vous laisse juger avec ce morceau, Hammer smashed face. (clique sur le lien) Bon, le chanteur à changé depuis. Mais la voix est sensiblement similaire. Ce groupe, je voulais le voir. Des monstres de technique ! Clairement un des groupes les plus orientés métal du week-end. C’est également à ce moment que je fais la rencontre d’un punk qui me propose de partager son hépatite B en me postillonnant gentiment à la face pour me signaler qu’il est fan du groupe depuis plus de 20 ans. Bref. C’était quand même marrant Cannibal !

 

Un chanteur qui en veut

Un chanteur qui en veut

 

The Exploited, à l’extérieur. C’est vraiment LE groupe qui m’a poussé à venir au fest. J’attends le show avec impatience, décide de me placer en hauteur sur la colline pour apprécier la scène et ainsi voir la foule comme si j’étais aux côtés du groupe. Les belles « années skate » qui resurgissent aux premières notes c’est toute une adolescence de culture urbaine qui refait surface. Et puis c’était surtout l’une des dernières occasions de voir ce groupe se produire dans le Sud de la France. Au final je n’ai qu’une chose à dire sur leur prestation : c’était trop court ! 50 minutes plus tard c’est l’orgie… La grande majorité de la foule se presse sur scène laissant ainsi aux ingénieurs du son la joie de voir leur travail anéanti en 1 minute 30. M’enfin, ça colle. C’est pour ça qu’on est venu ! On était dans l’esprit « casser du mobilier » donc pourquoi pas.

Crédits photo j.iversenc photography

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En maître parfait du timing ils ont terminé au moment même où l’orage s’est déclenché. Quand on est grand on l’est jusqu’au bout visiblement, même dans ses talents de météorologue. C’est aussi à ce moment que j’ai foutu le camp comme on dit dans notre bled. La soirée se termine. Et Samedi c’est fini !

 

 


  • DIMANCHE

Repos ! Eh oui, faut pas déconner non plus. Oui je sais honte à moi. Je suis un grand – père sans foi ni loi qui voue un culte impardonnable à la sieste du dimanche.

 

Crédits photo j.iversenc photography

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  • Ce qu’il fallait retenir 

La programmation : Du lourd cette année, formations internationales, formations locales. Une grande richesse de styles.

La bibine : T’es content de boire de la bière bon marché qui arrache la tête. Tu as aussi le choix d’investir (oui le mot est choisi) dans de la 8.6° (tous droits réservés tout ça) qui était à mon goût chère. Pour de la 8.6° (tous droits réservés tout ça).

Le public : Au cas ou on ne saurait pas encore que le public métal est un des meilleurs public de la scène musicale.

L’emplacement : Je ne critiquerai certainement pas la proximité du lieu, mais juste l’étroitesse de l’espace « XtremeFest », on se sentait à l’étroit derrière ces barrières.

L’apéro parking : Ne le cherchez pas trop longtemps.

Le temps : Il faisait lourd, il a fait des putains d’orages. Bref…

 

Les photos du photographe officiel qui nous a bien dépanné pour cet article.

N’hésitez pas à jeter un oeil sur sa page facebook : ICI j.iversenc photography

 

  • Le mot de la fin       

C’était un peu trop « Xtreme » pour un mec tout seul. Mais à retenter bien accompagné, longue vie au Xtreme Fest !

 

Par Vincent


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